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Critique de la Bande Dessinée : La malédiction des trente deniers
La malédiction des trente deniers >

Critique de la Bande Dessinée : La malédiction des trente deniers

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 23 mars 2010 à 1314

Démarrage en douceur

Après leurs aventures africaines, on retrouve Blake et Mortimer dans leur club de Londres, où ils coulent un repos bien mérité. Mais leur congé ne va pas durer bien longtemps. En effet, alors que le professeur Mortimer est demandé en Grèce pour porter assistance à un archéologue, de son coté, le capitaine Blake doit se rendre d’urgence aux Etats-Unis, car le terrible colonel Olrik s’est évadé de sa prison...

Après dix ans d’absence, La malédiction des trente deniers marque le retour de Jean Van Hamme sur la licence Les aventures de Blake et Mortimer. Il rejoint dans l’équipe de travail le dessinateur René Sterne (Adler) – spécialiste de la ligne claire - qui, hélas, est décédé durant la conception de cet album. Le relais a été pris, avec brio, par l’épouse du défunt, Chantal de Spiegeleer, qui a assuré la création les vingt-sept dernières planches. En effet, à part quelques toutes petites différences dans les visages, la dessinatrice a totalement fondu son style dans celui de son mari.

J’ai un peu reproché au précédent album, Le sanctuaire de Gondwana, un manque de rythme (ma critique ici).  Je pensais qu’avec l’arrivée sur ce nouveau projet du créateur du Grand pouvoir du Chninkel, cette très ancienne licence allait se voir dotée d’un nouvel d’élan. Après tout, Van Hamme était partie prenante dans l'Etrange Rendez-vous (2001) qui reste le meilleur album B&M de l’ère post-Jacobs. Malheureusement, La malédiction des trente deniers, premier opus d’un nouveau cycle, est un thriller manquant de ressort.

On peut mettre cela sur le fait qu’il s’agit d’une mise en place, c’est vrai. D’ailleurs, l’intrigue de ce thriller archéologique et mystique, si elle n’est pas éblouissante de par son originalité, est plutôt bien menée. Le scénario se tient, les dialogues, comme toujours, sont très nombreux et les commentaires de situations omniprésents, mais le tout reste en permanence agréable à lire.  Bref, l’on a affaire au fruit d’un travail consciencieux, réalisé par des artistes respectueux de l’esprit de Jacobs. Il manque cependant un petit quelque chose…

Un petit quelque chose qui aurait pu rendre cette histoire, évoquant la trahison de Judas et ses conséquences- les trente deniers maudits -, un peu plus enthousiasmante. La raison, il faut peut-être la trouver dans la quasi-absence de l’énergique capitaine Blake qui, encore une fois, est mis à l’écart. On se concentre en effet ici sur les pérégrinations, un brin bonhommes, du professeur Mortimer qui s’en tire toujours via un uppercut nonchalamment distribué. Ainsi, même si l’intrigue reste intéressante, elle avance avec la même énergie que celle d’un téléfilm policier allemand. Espérons que dans le deuxième volet, les auteurs passent à la vitesse supérieure. J’y crois, car la matière et le talent sont présents.

La conclusion de

Premier opus d’un nouveau cycle, La malédiction des trente deniers est un album agréable à lire mais manquant sérieusement de rythme et de surprises. Artistiquement, le résultat est un nouvel bel hommage au travail de Jacobs, mais je reste déçu que Van Hamme ne nous ait pas proposé quelque chose de plus fort. Reste que cet opus est celui de la mise en place et qu’il va raisonnablement nous falloir attendre la suite pour juger de la véritable qualité de cette nouvelle aventure de Blake et Mortimer.

Que faut-il en retenir ?

  • Un travail graphique respectueux du genre
  • Une intrigue qui se tient, propice à de bons développements
  • Le capital sympathie de la licence

Que faut-il oublier ?

  • Une mise en place un peu molle
  • On ne voit presque pas le capitaine Blake
  • Manque de surprises.

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