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Critique du Film : La Nuit de la grande chaleur
La Nuit de la grande chaleur >

Critique du Film : La Nuit de la grande chaleur

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 2 mars 2010 à 1638

Cailloux luminescents from outer space

Nous sommes à la fin de l’automne, pourtant la population de la petite île britannique de Fara souffre des effets d’une chaleur caniculaire. Dans son auberge du Cygne Blanc, l’écrivain Jeff Callum subit avec flegmatisme, comme tous les autres, les inconvénients de cet été prolongé. Une sérennité qui va être ébranlée par la soudaine arrivée sur les lieux d’Angela, sa maîtresse. Puis Jeff s’étonne aussi du comportement  étrange de l’un de ses pensionnaires, Godfrey Hanson, qui interdit à quiconque l’entrée de sa chambre…

De l’autre coté de la Manche, dans le registre du fantastique, les années 60 sont celles de la Hammer. La glorieuse compagnie, fondée dans les années 30 par Enrique Carreras et William Hinds est en cette période au sommet de sa gloire, principalement grâce au succès de ses films d’horreur revisitant les grands classiques comme La momie, Dracula ou Frankenstein. En fait, le seul domaine où la Hammer ne se montre pas d'une grande habileté, c’est dans celui de la science-fiction moderne (contrairement à la Amicus, le plus gros concurrent du studio, initiateur du projet Docteur Who dans les salles de cinéma). Un catalogue peu prolifique et une seule œuvre mémorable (la série de Quatermass), telles sont les conséquences d’un tel désintéressement.

Le champ est donc laissé libre aux autres compagnies, qui ramassent souvent les miettes laissée derrière elle par la Hammer. Planet Film, la société de Tom Blakeley, fait partie de ces petits studios qui vivent dans l’ombre du prestigieux résident des Bray Studios (la Hammer est d’ailleurs, en 1967, en plein déménagement, tournant ainsi une grande page de son histoire).  Ainsi, un an avant La nuit de la grande chaleur, Planet Film avait proposé au public un film d’invasion assez divertissant, intitulé L'île de la terreur. Un film d’horreur fiction qui avait vu son casting construit en grande partie avec des transfuges de la Hammer. La réalisation fut donc l’œuvre de Terence Fisher, le cinéaste le plus célèbre des studios Hammer et l’on pouvait admirer dans le rôle principal le génial Peter Cushing. Notons que si cela peut aujourd’hui étonner le cinéphile féru de cinéma hollywoodien, en Angleterre, le fait n’était pas rare, tous les comédiens et techniciens œuvrant aux Bray Studios ont parallèlement offert leurs services ailleurs, notamment à l’Amicus, grande rivale de la Hammer).

Mais revenons à ce qui nous intéresse : La nuit de la grande chaleur. Il est assez amusant de relever que ce film propose une intrigue (basée sur un roman de John Lymington) très proche de celle de l’Ile de la Terreur. Une ressemblance d’autant plus troublante que Peter Cushing y interprète à chaque fois le même type de personnage (un médecin).  A coté de lui, dans le rôle du scientifique, on reconnaît Christopher Lee (autre habitué des productions Hammer) et sa célèbre distanciation hautaine et aristocratique. Mais ce n’est aucun de ces deux illustres comédiens qui tiennent le rôle principal dans La Nuit de la Grande Chaleur. Non, il s’agit de Patrick Allen, un comédien « viril » très apprécié à l’époque pour ses performances dans diverses séries télé à succès comme Chapeau Melon et Bottes de cuir ou Le Saint. Patrick Allen, sorte de Doug McClure version économique et bonhomme, interprète ici l’écrivain volage Jeff Callum. Dire que son jeu un peu ringard, mis en avant par un mélodrame amoureux daté, est la principale faiblesse du film est un pas que je franchis volontiers. Quand aux rôles féminins, ils échoient à Sarah Lawson et Jane Merrow. La première incarne l’épouse compréhensive et aimante (et un peu cruche quand même), la deuxième joue le rôle de la femme fatale, la maitresse de Jeff Callum qui, à force de perdre son sang-froid, va mettre toute la vie du groupe en danger. Deux personnages féminins qui ne s’avèrent donc pas très originaux.

Autre similitude que l’on peut relever avec l’Ile de la Terreur : les créatures aliens. Ces êtres rampants à l’apparence monocellulaire et iridescente ont certes perdu les tuyaux d’aspirateur qui faisaient le charme kitch des enzymes mutants de L’ile de la terreur, mais mis à part ce détail, il semble bien que les responsables des effets spéciaux eussent là recyclés ceux que le docteur Stanley avait baptisé les Silicates. Pas de nom ici pour ces créatures extra-terrestres dégageant une chaleur mortelle, attirée sur l’île par la présence d’un complexe énergétique, et qui, tel le SDF qui squatte à l’entrée de mon portail, ne craignent qu’une chose : l’eau. Malheureusement pour eux, ces cailloux luminescents venus du fin fond de la galaxie n’ont pas suffisamment consultés les guides touristiques. Ils ne connaissent donc pas les caractéristiques climatiques des îles britanniques. Ils vont donc le payer cher… et en liquide.

La conclusion de

Œuvre mineure du cinéma de science-fiction britannique des années 60, La nuit de la grande chaleur, réalisé par le grand Terence Fisher, vaut essentiellement par la présence de Christopher Lee et Peter Cushing qui se donnent, une nouvelle fois, la réplique. A coté de cela, son héros un peu terne, son scénario sans originalité et ses médiocres effets spéciaux font que ce métrage, dont l’intrigue ressemble fortement à celle de L’ile de la terreur, ne présente aucun autre intérêt que sa valeur cinéphilique.

Que faut-il en retenir ?

  • Un aspect kitch assez sympathique
  • Le duo formé par Christopher Lee et Peter Cushing

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans grande originalité
  • Patrick Allen, pas très convaincant
  • Des effets spéciaux minimalistes

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