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Critique du Film : Cabin Fever 2: Spring Fever
Cabin Fever 2: Spring Fever >

Critique du Film : Cabin Fever 2: Spring Fever

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 16 février 2010 à 2334

Prom Night craspec

Se propageant via une eau minérale contaminée, un virus frappe élèves et professeurs  du lycée d'une petite ville américaine. Mis en quarantaine par les autorités, les occupants du bâtiment, touchés par ce virus hémorragique agonisent alors dans des circonstances atroces. Quand à ceux qui tentent de s'échapper de cet enfer, ils sont abattus sans sommation...

Dans cette séquelle qui se veut être une suite directe au premier volet, Eli Roth a cédé sa place de réalisateur à Ti West. Ce dernier s'est vu doté d'un scénario où le virus bouffeur de chair se répand dans un établissement scolaire en pleine organisation de l’habituel bal de fin d'année. Un script, écrit par Joshua Malkin, qui se trouve être finalement aussi peu original que celui du précédent opus, film qui voyait son efficacité reposer essentiellement sur de nombreuses effets gore, un traitement empreint d'humour noir et l'intéressante présence au casting de Cerina Vincent. Ainsi, un brin coincé par l’impératif de coller au film d'Eli Roth, Ti West se retrouvait donc, en début de tournage, avec un cahier des charges assez directif qui lui imposait de mettre en place la même mécanique.

En fait, dans le domaine du film d'horreur sanglant, on ne peut pas vraiment dire que Ti West ne soit pas parvenu à ses fins. Le film est très, très gore et le résultat est efficace - et cela même si les effets spéciaux sont souvent perfectibles. De plus, l'amateur aura non seulement droit à des orgies grand guignolesques mais aussi à une succession de passages bien dégueulasses dont la stupidité laisse parfaitement transparaitre l'intention première de Ti West ; qui est de nous donner envie de vomir notre quatre heures. Voici une petite liste non exhaustive des délicatesses que nous a mitonné le réalisateur: un homme d'entretien contaminé qui, sans raison valable, pisse dans le punch destiné à abreuver les fêtards, une fausse couche très gore dans les toilettes de l'école, une stripper qui vomit sur le visage d'un client qu'elle est en train de chevaucher, un étudiant forniquant avec une obèse qui part en morceaux, une lycéenne infectée qui recrache dans le lavabo le sperme fraichement récolté lors d'une fellation, etc. A cela, Ti West n'oublie pas d'inclure pléthore de gros plans craspecs sur des dents qui se déchaussent, des pustules qui éclatent, des ongles pourris recollés à la SuperGlu, un sexe masculin (au cours d'un plan étonnamment explicite!) dégorgeant un jus sanglant et purulent. Bref, c'est immonde...

Cabin Fever 2 réunit donc tous les éléments du film bête, méchant et craspec. Du gros cinéma bis bourré de clichés qui tache. Le direct to DVD idéal pour les soirées pizza-bière entre potes, me diriez-vous ? Oui, certes. Pourtant, Cabin Fever 2 n'arrive pas à convaincre. La faute à un scénario basique mais décousu, présentant des passages superflus (le comble pour ce type de cinéma, qui se veut direct), ne mettant pas assez en avant ses personnages principaux (le niveau d’interprétation est cependant, dans l’ensemble, assez correct) qui sont plongés dans un récit victime d'un montage aberrant. Le tout aboutissant à une bouillie filmique. Où Eli Roth avait réussit (sans toutefois nous offrir un chef d'œuvre) en instaurant une ambiance malsaine mais drôle avec seulement cinq personnages aux comportements parfois surprenants et cruels, Ti West échoue en se dispersant dans une intrigue à double trame et, surtout, il ne parvient pas à imposer ce degré d'humour noir (ou potache) qui aurait pu faire passer sans heurt l'horreur la plus crade sans sombrer dans la provocation gratuite, le pur exutoire pour ados attardés. D'ailleurs, je me demande encore (mis à part le fait qu'il permet d'inclure dans le métrage un personnage du premier volet) à quoi servent ces apartés décrivant les agissements de Winston, l'adjoint au shérif, un personnage non seulement con mais surtout très chiant… D’autant plus qu'il n'apporte strictement rien à l'intrigue principale.

La conclusion de

J'ai ouïe dire que Ti West, à la vue du résultat, avait renié son film. Même s'il est facile de déclarer des choses pareilles après avoir encaissé son chèque, je ne peux totalement lui donner tort tant le sabordage semble avoir été fait dans l’écriture et la post-prod. En fait, le film n'est pas absolument nul car il repose sur une cascade d'effets sanglants et vraiment craspecs qui vont amuser l'amateur (comme votre serviteur) mais, à coté de cela, il n'y a rien à tirer de ce métrage au script mal foutu et au montage chaotique. Certains pourront même trouver que faute de s'imposer un ton adéquat, le film de Ti West sombre dans la provocation gratuite et de très mauvais goût. Elles n’auront pas vraiment tort…

Que faut-il en retenir ?

  • Pourra satisfaire les amateurs d'effets craspecs
  • Des effets spéciaux satisfaisants dans l'ensemble
  • Très gore

Que faut-il oublier ?

  • Une intrigue à double trame aberrant
    Un montage de fumiste
    Un film qui ne trouve pas ses marques
    Du bis, avec ces stéréotypes et ses clichés

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