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Critique du Film : Jennifer's Body
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Critique du Film : Jennifer's Body

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 7 décembre 2009 à 1418

Jennifer's Body et rien de plus

Le genre horror teen movie ne date pas d’hier, c’est certain. Dés les années 50, les campus se voyaient déjà envahis par des nuées de monstres sanguinaires, de créatures extra-terrestres improbables et d’horribles mutants radioactifs. Par contre, il est évident qu’aujourd’hui, vu l’importance du rajeunissement de l’audience des salles amorcé dans les années 80, ce type de films est devenu une sorte de valeur commerciale sûre, un produit « bankable » comme l’on dit dans le milieu du show business.

Alors imaginez, un horror teen movie avec comme personnage principal un monstre interprété par l’une des people les plus en vogue, celle qui fait bouillir depuis un an ou deux la testostérone des cinéphiles amateurs de bimbos lobotomisées à la plastique irréprochable : j’ai nommé la volcanique Megan Fox ! Il était évident qu’avec la présence au casting d’une telle cover girl - propulsée au rang de star par son interprétation dans les Transformers - appuyée par une bonne campagne marketing mettant en avant son image sulfureuse (et mettant en retrait le rôle principal, interprété par Amanda Seyfried), le succès ne pouvait être qu’au rendez-vous.

Donc, dans Jennifer’s Body, la scénariste Diablo Cody met Megan Fox dans la peau d’une (monstrueuse) salope. Cela peut en exciter certains, personnellement, j’ai trouvé son jeu si fade et si académique que cela ne m’a fait strictement aucun effet. En fait, affublé d’un profil psychologique instable, qui lui fait accumuler les comportements illogiques (sous l’alibi d’une transformation monstrueuse), la jeune poufiasse brune possédée par le démon ne dégage aucune aura de femme fatale, quand bien même elle pourrait sans nul doute être capable de faire exploser la libido de l’audience ado qui est, il est vrai, le public ciblé par la production. A coté de cela, l’on se retrouve avec un film construit sur un canevas mille fois vu, avec son histoire de jeunes gens sympas confrontés à une séductrice  meurtrière qui attire à l’écart les jeunes gens en rut pour les massacrer tranquillement. Seul le couple s’aimant d’un amour tendre voit ses envies de sexe récompensées par un coït bref, mais fonctionnel. Bref, la morale est sauve ! Alléluia !

En fait, je pense que c’est cette volonté clairement affichée de rester dans un registre sage qui est le principal talon d’Achille du film. Le script de Diablo Cody n’est en effet pas pire que ceux exploités par la plupart des séries B du même type, comme The Faculty, La Créature ou les Soeurs de glace, mais, contrairement à ces derniers (même si on essaie parfois de secouer l'audience avec une ou deux phrases vulgaires - "j'ai eu tellement mal que j'ai dû rester assis une plombe assis sur un sachet de petits pois surgekés" - et une séquence de baiser lesbien car les mecs adorent ça), son coté bis et outrecuidant se trouve presque totalement gommé par une volonté de bienséance qui le transforme en un véritable popcorn movie ultra policé bercé par une musique pop rock moisie. De plus, la réalisation (techniquement correcte) ajoute à cette impression, avec un aspect gore estompé, absolument pas de nudité (il faudra, pour cela, attendre la sortie DVD Uncut), et un humour manquant de piquant dans sa mise en place. Un peu comme si un monstre sanguinaire s’était pointé chez Hannah Montana. Cela va complètement à l’opposé de ce que la sulfureuse et vorace Jennifer serait apte, dans d’autres mains, à nous proposer. On en a d’ailleurs un aperçu lors d’un dernier quart d’heure un peu plus gonflé, présentant quelques effets spéciaux réussis, qui relève un peu le niveau.

La satisfaction (car satisfaction, il y a) vient du couple créé par Needy et Chip, interprétés par Amanda Seyfried et Johnny Simmons. En effet, même si l’on peut se moquer (à raison) d’une réalisation qui cherche à rendre moche (juste en l’affublant d’une paire de lunettes) une fille vraiment très mignonne, le duo fonctionne très bien et dégage une fraicheur bienvenue. Cela est dû à la fois autant par la bonne prestation des comédiens que par la bonne écriture de leur liaison. On retrouve là un brin de l’habileté scripturale que Diablo Cody avait brillamment démontrée dans Juno. Que ces deux comédiens ne figurent pas sur l’affiche de Jennifer’s Body est une injustice, mais, que voulez-vous, c’est la dure loi d’un marché qui n’est axé que sur le cosmétique.

La conclusion de

Jennifer’s Body est une petite série B horrifique destinée aux adolescents qui, sans la présence au casting de Megan Fox et une assommante campagne marketing, serait passée quasiment inaperçue. Il faut dire que le film de Karyn Kusama (déjà auteur d’un Aeon Flux aussi peu marquant) n’a pas grand-chose de mémorable à nous proposer, ni rien de vraiment honteux. Une œuvre déjà oubliée.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation consciencieuse
  • Le dernier quart d’heure, réussi
  • Le couple Needy & Chip

Que faut-il oublier ?

  • Oui, Megan Fox est très belle, mais cela suffit-il ?
  • Scénario aseptisé
  • Pas du effrayant, humour guère percutant.

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