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Critique du Film : The Roller Blade Seven
The Roller Blade Seven >

Critique du Film : The Roller Blade Seven

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 26 novembre 2009 à 1221

Roller, bimbos et bushido

Donald G. Jackson nous a quitté il y a déjà six ans. Presque totalement inconnu dans notre pays (à ma connaissance, aucun de ses films n'a été édité en France), il était pourtant l'un des plus glorieux porte-flambeau du cinéma Z américain. Nombre de ses films - notamment la tétralogie Frogtown, remarquable par son humour farfelu - font aujourd'hui figure d'oeuvres cultes, le genre de métrage que tout fan de cinéma bis US se doit d'avoir vu et de posséder dans sa dvdthèque.

En 1990, après que le succès de Transmutations dans le milieu Indie US lui ait amené une certaine notoriété, Donald G. Jackson se lance dans la production d'un remake, celui de Roller Blade, un film d'action et d'arts martiaux complètement fauché où s'affrontent des gangs de voyous en roller. Pour ce faire, il parvient à s'entourer d'une équipe de comédiens qui deviendront ses fidèles compagnons de route. En effet, si Donald G. Jackson perd un Roddy Piper (la star de Frogtown) ayant succombé aux charmes de la série B, il gagne l'amitié de grosses pointures du cinéma indépendant comme William Smith, Joe Estevez (le frère de Martin Sheen), la hardeuse Jill Kelly, Frank Stallone (le frère de Sylvester Stallone), la très sexy Rhonda Shear et surtout Scott Shaw, qui participera à l'écriture du script et bâtira avec lui la Zen Film Touch (une série de films tournés sans écriture préalable de scénario) .

Si le scénario de Roller Blade Seven reprend la trame du film sorti en 1986, il en est tout autrement de son style narratif. En effet, Donald G. Jackson et Scott Shaw surprennent en accouchant d'un script mettant en avant un fort aspect psychédélique et expérimental. Le récit se déroule toujours dans un décor minimaliste se voulant futuriste (en fait, cette Wheelzone n'est que l'un de ces immenses canaux d'évacuation des eaux usées des cités américaines), ce qui donne au métrage un aspect vide assez déconcertant. On y voit Hawk Goodman (un personnage évoquant un peu le MacLeod de Highlander) remplir une mission confiée par le révérend Donald (interprété par le cinéaste en personne!): libérer des griffes de la secte Master of Light Institute, dirigée par Saint Offender, la belle Sister Sparrow. Dans sa quête, il va devoir affronter, armé de son katana et monté sur des rollers (comme presque tout le monde dans ce film) le terrible Pharaon, le cruel Black Knight, des gangs ninja et des bandes de voyous. Il va également trouver en cours de route des alliés...

Loin du (très sympathique) style comics affiché dans Frogtown, Roller Blade Seven étonne par sa réalisation atypique, faite de répétitions de séquences identiques, de passages psychédéliques suivis par des silences immobiles, d'inserts titres suprenant (façon jeux vidéo), de scènes tournées au ralenti et défilant en boucle. En fait, au-delà du simple film d'action, Roller Blade Seven est également un véritable trip sans réelle logique, sans rythme établi, un rêve éveillé sans queue ni tête. Cette démarche expérimentale est introduite (et justifiée?) par une séquence où Hawk Goodman, pour devenir un roller warrior, doit ingurgiter des champignons hallucinogènes sous les yeux de son chaman, interprétée par la star de la série B Karen Black, et appuyée par une photographie floue et les tenues vestimentaires des rollerblade, qui vont de la panoplie de clown au body de fitness, en passant par l'armure de chevalier en latex et le costume de joueur de banjo. Bref, c'est n'importe quoi.

Réalisé avec 300,000 malheureux dollars, Roller Blade Seven peut déplaire mais certainement pas laisser indiférent. La vision de ce film peut être tout aussi bien une expérience douloureuse, une véritable torture, qu'un moment fascinant (enfin, je crois). Il est d'ailleurs difficile de définir précisement l'oeuvre de Donald G. Jackson. Parfois, des acteurs, sans raison, traversent l'écran de gauche à droite, s'arretent, prennent des poses de kung fu, avant que le récit ne passe à autre chose via une simple coupe. La musique, absolument ringarde, amplifie la sensation de nullité déjà bien mise en vedette par la présence de personnages ridicules de par leurs accoutrements et leurs attitudes. Pourtant, à travers cette débauche de tares qui pourraient entrainer le métrage vers le pilon, l'on peut sentir - parait-il - la démarche artistique et, de bouse immonde, le film est parvenu à passer au statut de film culte.

Encore plus surprenant. Roller Blade Seven se veut être un film d'action, un film d'arts martiaux. Hors, les séquences mettant en scène les chorégraphies martiales sont vides de tout rythme et ne sont qu'un enchainement de plans liés par un montage absolument pas opportun. Les protagonistes apparaissent comme mollassons et empotés et l'amateur de chambara vivra probablement un véritable cauchemar à la vision de ces passages. Notons également que le métrage est extrémement sage, le sexe et le gore sont en effet totalement absents.

La conclusion de

Roller Blade Seven me laisse perplexe. Après trois visionnages, je ne sais toujours pas si ce film est un véritable foutage de gueule réalisé par un fumiste ou un coup de génie avant-gardiste. Je vais donc oublier l'aspect artistique pour le juger essentiellement sur mon ressenti primaire; sur la sensation de divertissement. Malheureusement pour le film, en considérant uniquement cet aspect, mon avis n'est guère élogieux. Je me suis en effet considérablement ennuyé devant Roller Blade Seven. Pour être direct, je dirai même que je me suis souvent royalement fait chier. Et je ne suis d'ailleurs pas le seul, j'ai même cru à un moment donné que, assommé par l'ennui, mon perroquet somnolent allait chuter de son perchoir.

Que faut-il en retenir ?

  • Un film atypique
  • Bouse ou démarche artistique, à vous de décider

Que faut-il oublier ?

  • Rythme assommant
  • Absence de scénario
  • Photographie floue désagréable
  • Sans queue ni tête
  • Personnages ridicules

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