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Critique du film : Massacre au camp d'Eté [1983], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 25 août 2009 à 17h19

Y'a pas l'feu au lac, mais y'a encore un tueur.

Au début des années 80, le slasher est LE genre cinématographique populaire le plus en vogue. Celui qui fait recette dans les salles, bien entendu, mais aussi un malheur dans les linéaires des vidéoclubs. Forcément, à cette époque, l'on ne compte déjà donc plus le nombre de films exploitant à fond (et souvent sans grande substance apportée) les codes posés par Halloween, la nuit des masques bien sûr, mais surtout Le tueur du vendredi, qui met en avant le concept du psychopathe masqué massacrant (pour diverses raisons qui n'intéressent personne) de jeunes ados crétins et leurs copines à la cuisse légère.

La plupart des slashers de la période se glissent donc parfaitement, fiers de leur étiquette de véritable film d'exploitation, dans le moule Vendredi 13, alors que d'autres, plus rares, un peu plus créatifs, essaient de renouveler un peu le genre en tentant de glisser quelques éléments inattendus au sein d'une intrigue un peu plus sophistiquée que la moyenne. Massacre au camp d'été, film réalisé en 1983 par le peu prolixe Robert Hiltzik, appartient sans nul doute à la seconde catégorie. Reste à savoir s'il se trouve être une oeuvre plus intéressante que les autres.

En exploitant un scénario faisant intervenir un tueur mystérieux - invisible durant la totalité du métrage -, en supprimant la notion de plan en vue subjective, en donnant plus d'importance au mystère entourant les meurtres, Robert Hiltzik renoue avec le krimi et le giallo - et il nous rappelle ainsi que le premier volet des Vendredi 13 exploitait les mêmes éléments classiques. Bien entendu, le cinéaste, qui vit avec son temps, n'abandonne pas totalement (loin de là) la recette qui marche et place donc son intrigue au sein d'un camp de vacance pour ados qui n'est pas sans rappeler le célèbre camp de Crystal Lake. Le jeune spectateur, cible privilégiée de ce type de cinéma, évolue donc en terrain reconnu.

Dans Massacre au camp d’été, un mystérieux tueur assassine des jeunes (et des moins jeunes) gens dans l'enceinte du Camp Arawak pendant que le cinéaste porte son intérêt sur les malheurs d'Angela, une adolescente réservée qui subit les brimades de ses camarades de jeu et de chambrée, et sur les émois amoureux de son cousin Ricky, au tempérament protecteur. Cet ensemble nous est présenté noyé dans de nombreuses séquences peu trépidantes destinées à nous familiariser avec les occupations de ces adolescents en vacance, mais le lien entre la série de meurtres et le duo Angela/Ricky est une évidence. D’ailleurs, Robert Hiltzik ose à peine esquisser quelques fausses pistes, sachant pertinemment que, de toutes manières, le spectateur ne sera pas dupe. Autre indice, en développant une amourette entre Angela et un jeune garçon, qui contribue à sociabiliser un peu la jeune fille, et en mettant un terme à cette liaison romantique par ce qui pourrait être assimiler par Angela comme une trahison, Massacre au camp d'été lorgne aussi un peu vers Carrie au bal du diable, ce qui nous aide donc à appréhender le final.



Graphiquement, le film est très sage. Aucun meurtre n'est réellement cadré en plan moyen, aucun effet gore ne vient appuyer les meurtres. On est donc très loin des exactions sanguinaires de Jason ou de Michael et l'amateur de scènes démonstratives devra se contenter de quelques plans fixes sur les conséquences des agressions, avec la vision des cadavres des victimes. En fait, la réputation de Massacre au camp d'été vient essentiellement de son "terrifiant" twist final à la Psychose qui, à l'époque, avait surpris (et choqué!) plus d'un spectateur. Aujourd'hui, force est d'admettre que l'effet ne fonctionne plus trop. On pourrait même dire que cet arrêt sur image sur une Felissa Rose dénudée, menaçante comme un macaque en rogne, est à la limite du ridicule.

La conclusion de à propos du Film : Massacre au camp d'Eté [1983]

Nicolas L.
50

Aujourd'hui film culte, Massacre au camp d'été est à mon avis une oeuvre surestimée. Cependant, qualitativement, elle reste nettement supérieure à bon nombre de slashers sortis durant la même période. En effet, Robert Hiltzik a fait l'effort d'y exploiter une intrigue privilégiant le mystère sur les seaux d'hémoglobine et d'y employer de vrais adolescents pour incarner les pensionnaires du camp Arawak (ce qui rend l'ensemble, bien entendu, plus crédible). Un classique à voir et à posséder, bien calé dans sa dvdthèque, à coté des vieux Vendredi 13.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario qui tient la route
  • Une réalisation qui prefere l'ambiance au spectaculaire gratuit
  • Un casting en accord avec le film

Que faut-il oublier ?

  • Pas si original que ça
  • Peu gore
  • Des chutes de rythme

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