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Critique du Film : Viking Women and the Sea Serpent
Viking Women and the Sea Serpent >

Critique du Film : Viking Women and the Sea Serpent

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 12 août 2009 à 0051

Cheesecake Odyssey

Vous l’ignoriez peut-être mais les femmes vikings utilisaient comme moyen de vote un procédé qui, à défaut d'être rapide et efficace, était bien spectaculaire. En effet, au lieu de s’exprimer à main levée ou à bulletin secret, elles balançaient des javelots dans les arbres. Les javelots qui se fichaient dans l'arbre de gauche comptaient comme un vote "pour". Ceux qui se plantaient dans l'arbre de droite étaient considérés comme des voix "contre". On ne nous dit pas ce qu'il advenait quand un javelot manquait sa cible, volontairement ou pas. On dira que c’était l’expression des abstentionnistes.

Et c’est ce brave Roger Corman qui nous rappelle cette « authentique » tradition dans Viking Women and the Sea Serpent. Ce matin là, sous le soleil californien, non loin de la plage de Malibu, des jolies pin-up vikings (les plus cinéphiles d’entre vous reconnaîtront la belle Susan Cabot parmi elles) expriment leurs avis. Sous le regard goguenard de Ottar (Ottar rit appuyé à un arbre),  un nain équipé d’une épée en plastique, seul mâle (probablement gay si l’on se fie à son  indifférence vis-à-vis de la gente féminine) restant sur les lieux, la démocratie doit décider si les jeunes femmes doivent participer à une expédition ayant pour but de retrouver leurs maris disparus en mer. Et c'est d'une courte majorité (marqué par le vote de la prêtresse Ingolf, une brune que l'on devine chipie et adepte du crêpage de chignon) que les partisans du "pour", et de la belle Disir, vont l'emporter.

Ainsi, dans la joie et la bonne humeur, cette charmante petite armée soigneusement maquillée et permanentée construit, aidée par Ottar (mieux vaut Ottar que jamais), le navire qui va leur permettre de retrouver leurs époux en cavale, à piller et courir la gueuse, en des terres lointaines. Une fois ceci fait, ces intrépides femmes du Nooooorrrd (comme dirait m'sieur Galabru) mettent à flot le résultat de leurs efforts: une barcasse de pécheur maquillée en redoutable navire de guerre par les simples adjonctions d'une proue à tête de dragon et de boucliers en cartons.

Une fois en mer, les rivalités féminines, aiguisées par la promiscuité (le navire doit faire maximum 6 mètres de long) vont mettre un peu de piment. L'une d'entre elles va même finir à la mer et va se voir attaquée par un requin en stock-shot. Le suspense est à ce moment à son comble! Mais cet incident n'est pas la seule péripétie qui va secouer l'entreprise… et le rafiot par la même occasion. A peine dissimulée sous une peau de bête en nylon, Ottar joue les passagers clandestins.  On est d’ailleurs très étonné qu'il ne soit pas repéré par les aventurières, dont certaines sont installées à moins d'un mètre, d'autant plus qu'il s'obstine à discuter avec l'une d'entre elles, qui se trouve être dans la connivence.

Une ellipse et un faux raccord plus tard, voilà notre ami Ottar debout sur le pont, en train d'aider les jeunes femmes à lutter contre les remous créés par un siphon d'évier et les attaques d'un serpent de mer en caoutchouc. La fureur du monstre marin, probablement entretenue par l'étrange rigidité de sa mâchoire et son regard louche, et les terribles vagues de un mètre de creux causées par le siphon (le Vortex), vont avoir raison de la frêle embarcation. Tout le monde, sans exception, finit à la baille et trouve refuge sur la plage (oui, par chance, la côte se situe non loin du lieu du naufrage).

Alors que l'on est déçu de constater que les courtes toilettes des filles ne peuvent mouler leurs jolies formes, étant donné qu'elles ne sont pas mouillées, des cavaliers malhabiles, habillés de costumes piqués sur le tournage d'Aladin surgissent de derrière les collines, frappent mollement de leurs fouets les jeunes femmes terrifiées, et les guident vers le château du shérif de Nottingham, qui se nomme pour l'occasion Stark et qui porte un chapeau pointu.

C’est à ce moment que les femmes vikings (et Ottar, qui ne rie plus) apprennent que leurs hommes sont réduits en esclavage par ce peuple non identifiable et qu'ils cassent des cailloux en polystyrène dans une mine voisine. Cependant, malgré leurs craintes, les visiteuses sont tout d’abord considérées comme des invités et même conviées à une chasse au sanglier où le fils du chef, un nabot pleurnichard au regard idiot, revêtu d’une couche culotte, voit sa vie sauvée par Disir. Mais durant la fête…. Euh… l’orgie, qui suit, la situation se dégrade quand Disir bat le couard au bras de fer alors qu'Ottar se met à jouer les chimpanzés dans la grande salle.

C’est alors qu’Ingolf la brune se met à faire des siennes. Elle tente de séduire le shérif turc pour obtenir la libération de Védric, le fiancé de Disir (cela tombe plutôt bien, car Stark a envie de se faire Ingolf). Ce dernier ne voulant pas renier son amour pour Disir, elle intrigue pour les amener, par pure jalousie, lui et sa chère et tendre, sur le bûcher. Mais comme le disait si bien François 1er : « souvent femme varie - bien fol qui s’y fie ». Au moment où, sur la plage de Malibu, l’on s’apprête à immoler par le feu les deux tourtereaux, Ingolf change d’avis, invoque les accessoiristes (de chez Thor and Co.) qui font tomber la pluie avec des arrosoirs de jardinage, ce qui met une panique pas possible dans le camp des turcs - qui craignent apparemment l’eau encore plus que des chats - et éteint les bûchers sur lesquels (grâce à un extraordinaire effet de perspective) se trouvaient Védric et Disir.

Les vikings profitent alors de la confusion pour fuir et regagner la côte. La prêtresse, voulant racheter son moment de faiblesse, se sacrifie pour retarder les barbares lancés à leur poursuite (comme ces barbares sont des crétins, ils tombent dans le panneau). Arrivés sur la plage, les fugitifs s’entassent dans une pirogue tahitienne et prennent le large, quitte à braver le Vortex et son serpent Fisher Price. Mais le serpent, découragé par l’âpre résistance de Védric, qui effectue un magnifique lancer d’épée moisie dans le front de la bête, change de cible et détruit l’embarcation des barbares qui, à leur tour, avaient embarqué dans un canoë iroquois pour les poursuivre.

La conclusion de

Réalisé par Roger Corman avec trois bouts de ficelles et doté d’un scénario écrit par un staff recruté à la maternelle, Viking Women and the Sea Serpent est un naïf et adorable nanar vintage plein de jolies starlettes aux yeux de biche et à la coiffure parfaite. Les apparitions du monstre marin, absolument ridicule, amènent les séquences les plus désopilantes du film, même si la vision des costumes et des décors, anachroniques et bigarrés, procurent également leurs moments de joie. Si nul que cela en devient génial…

Que faut-il en retenir ?

  • Un véritable nanar
  • Si naïf qu’il en devient sympathique
  • De jolies pin-up

Que faut-il oublier ?

  • Scénario stupide et dialogues crétins
  • Manque évident de moyens
  • Bourré d’anachronismes
  • Séquences d’action mollassonnes

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