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Critique du Film : Carnosaur 3
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Critique du Film : Carnosaur 3

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 25 juillet 2009 à 0149

Nanarnosaure troisième du nom

Tout d’abord, avant de débuter la critique de ce film, il convient de présenter les espèces qui y sont mises en vedette (tout comme dans les volets précédents) : les Carnosaurs. Un Carnosaur est en fait un dinosaure ayant subis quelques manipulations génétiques – œuvres de savants fous, financés par les patrons mégalos d’agences mystérieuses au service de gouvernements irresponsables. Transformés et réanimés, ils sont donc plus forts, plus dangereux, plus rapides, plus intelligents que leurs ancêtres préhistoriques (et que la bande de dingues qui les a créés). Ils sont aussi, il est nécessaire de le signaler, un peu… euh... Bizarres.

Ainsi, dans ce Carnosaur 3, les bestioles sont au nombre de… trois, bien évidemment. Il y a deux velociraptors vicieux et un tyrannosaure qui pond des œufs à la douzaine. Mais la manipulation d’ADN a eu des conséquences étranges sur leur organisme et leur comportement. Ainsi, si les deux velociraptors possèdent des impressionnantes rangées de dents et des griffes acérées aussi longues que les ongles de Fu-Manchu, ils évoquent, lors de leurs déplacements,  ces bons vieux Casimir et Hyppolite (les couleurs en moins) et avancent les premiers symptômes de l’infarctus du myocarde (rigidité maxillaire, œil fixe, avant-bras tétanisés). Quand au T-Rex, les manipulations génétiques l’ont privé de son agilité et de sa souplesse ; le transformant en une sorte de pantin articulé… Ah, comment ? Vous en êtes sûr ?.. Bon, on me dit dans l’oreillette que ce dinosaure EST réellement un pantin articulé.

Bref, pantins ou pas, les trois bestioles vont s’échapper lorsqu’un commando de voyous, pensant y trouver un chargement d’uranium (encore des crétins !), va prendre d’assaut un convoi les transportant. Après avoir réduit en charpie les gangsters – et une patrouille de police -, les carnosaurs vont se planquer dans les hangars situés sur le port de commerce du coin, étrangement désert. C’est alors qu’interviennent les troupes spéciales du colonel Rance Higgins.

En fait, ces forces spéciales se composent de six – puis rapidement trois – abrutis congénitaux qui – entre deux rafales de M16 – débitent les dialogues de bidasses les plus débiles qui soient (avec les inévitables blagues triviales). Ils vont rapidement recevoir l’assistance d’une unité de marines (quatre pauvres acteurs de troisième zone) et d’une scientifique sexy qui a ranimé en moi le chaud et humide souvenir d’une certaine Barbara Crampton dans Aux portes de l'au-delà (vous voyez le genre : tailleur strict, cheveux blond coiffés en chignon, grosses lunettes, rhaaa…).

La scientifique blonde, qui se fait appeler le docteur Hodges, reçoit ses ordres « d’en haut » et oblige ses militaires du dimanche (faut les voir quand ils se retrouvent submergés par la chute de gros cartons… vides !) à capturer les bestioles vivantes.
- Il faut les capturer vivants. Vous ne devez pas porter des armes », dit la blonde.
- Ouais, et pourquoi pas me lâcher au milieu des requins, le calcif plein de barbaque ?, répond le très viril colonel, qui a le sens de l’image. Mais ses contestations n’y changent rien, la raison d’état passe avant la vie de pauvres militaires et c’est avec des consignes de retenue que les hommes de Higgins vont explorer les hangars (toujours aussi déserts). Heureusement, ils vont s’en foutre, de ses fameuses consignes de retenue…

Ils vont d’abord essayer de capturer un velociraptor avec un filet géant. Cela va foirer, mais durant la période de planque, l’on a l’occasion d’assister à un très intéressant dialogue entre le colonel et l’un de ses hommes (tous deux ont flashé sur le docteur Hodges).
- Vous avez déjà fait équipe avec une femme, chef ? demande le soldat Polchek.
- C’était au Guatemala. On devait prendre d’assaut une planque dans laquelle se trouvait un gros bonnet, sa femme et ses gardes. Elle s’est déguisée et elle s’est fait passer pour la maîtresse du caïd. Cela a tellement bien marché que la femme est sortie et qu’elles en sont venues aux mains. Mais il y a eu un problème…
- Ah ?
- Oui, cela a créé une diversion et l’on a pu investir le bâtiment mais le caïd a fini par remarquer un détail ; le tatouage des forces spéciales qu’elle avait sur le bras.(ndj : ha ha ha !)
- Et que s’est-il passé ?
- Je vais te dire un truc, Polchek, la vie tient parfois à des détails. »
Magnifique, n’est-ce pas ?

Bon, les velociraptors passent, à un moment donné, vous vous en doutez, à l’attaque. Lors des plans subjectifs, l’on se rend compte qu’ils ont une très mauvaise vue. Ils voient en fait en négatif. Mais, en revanche, ils sont très rapides car on les aperçoit à peine… à moins que le cadreur employé pour faire ce travail ne soit un incapable, ce qui est une possibilité. Les bidasses crèvent les uns après les autres, mais plutôt dans la bonne humeur. « J’aurais dû lire mon horoscope aujourd’hui, il devait y avoir écrit « ne fréquentez pas les dinosaures », déclare avec ironie l’un des soldats des Forces Spéciales avant de se faire croquer par des carnosaurs si gloutons qu’ils ne laissent presque aucune trace de leurs débordements culinaires.

Le temps d’aller chercher une bière dans le frigo, et les carnosaurs, pour une raison que j'ignore, se sont réfugiés sur un cargo numérique calculé sur un Amiga 500. C’est l’un des marines qui le pilote. Un expert si l’on se fie à ses arguments :
- Je peux piloter le navire », dit le marine. « Depuis tout gosse, je suis sur les bateaux. »
- Ah oui, lesquels ? Optimist, laser, 470 ?, ironise le colonel.
- Toute ma famille est dans la marine, mon père, mes frères, faites-moi confiance, j’arriverai à la piloter.

Continue alors dans les coursives du bateau une chasse aux monstres mal copiée, de manière encore plus évidente qu’auparavant, sur l’Aliens de James Cameron. Malgré de lourdes pertes (enfin, façon de parler, ils sont tellement cons que ces incapables, personne ne va les regretter), les militaires vont finir par avoir raison des deux velociraptors… mais ils vont faire une boulette… une maousse boulette : arrivés dans la cale, ils vont découvrir, et détruire, la nichée du T-Rex, à grandes rafales d’armes automatiques, en ricanant comme des malades.
Ce qui ne va pas manquer de mettre la maman en rogne.

Puis, alors que l’on se demande encore comment ce gigantesque dinosaure peut être parvenu à descendre dans la cale par les escaliers (ou l’ascenceur), il y coince les deux survivants du commando (le colonel et la scientifique). Acculés dans un container, le navire ayant été miné, vient le moment, pour nos amis, d’un cruel dilemme, qui entretient un insoutenable climax.
- Vous préférez finir dans les mâchoires de ce monstre où cramer avec lui ?, demande à la belle blonde le colonel.
- Va pour le barbecue !, réplique, volontaire et enjouée, la scientifique.
Débute alors la partie pyrotechnique du film. La tête du pantin... pardon, du T-Rex, explose dans des gerbes de latex (très habile, le colonel parvient à lancer le dernier exemplaire d’explosif dans la gueule figée du monstre), et les deux héros ont alors trente secondes pour évacuer le navire. Et devinez quoi, ils vont y arriver !...

Boum !

Mention spéciale au responsable des effets spéciaux qui parvient à carrément désintégrer un cargo de taille respectable avec quelques charges de C4 bien placées. Il ne coule même pas, il se volatilise…
A dix centimètres du cataclysme, sans une égratignure, faisant semblant de flotter alors qu’ils ont - selon toutes évidences - pieds, le colonel et la scientifique s’embrassent.
The End

La conclusion de

Fichtre, que ce film est mauvais ! Il est encore pire que les deux premiers volets, c’est dire la catastrophe. Sur le coup, le réalisateur Jonathan Winfrey fait très fort dans le domaine du travail de merde et nous offre un spectacle calamiteux. Il faut dire qu’il est bien aidé par une belle brochette de comédiens lamentables (Scott Valentine, dans son rôle de colonel droit, autoritaire et viril, présente une caricature absolument ridicule), par un script aux dialogues stupéfiants de bêtise et par des effets spéciaux de série Z. Bref, ce Carnosaur 3 est une bouse, très drôle si pris au millième degré.

Que faut-il en retenir ?

  • Désopilant au millième degré

Que faut-il oublier ?

  • Désopilant au millième degré

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