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Critique du Film : Trailer Park of Terror
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Critique du Film : Trailer Park of Terror

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 21 juillet 2009 à 0120

Les zombies du camping

Nous sommes en 1984, en pleine Amérique profonde. La belle Nichole Hiltz croit avoir enfin trouvé son prince charmant et espère pouvoir enfin quitter le caravaning miteux où elle réside depuis son enfance. Mais ses voisins dégénérés en ont décidé autrement. Ils tuent accidentellement son amoureux, anéantissant ses projets d’avenir.
Ivre de chagrin, elle prend la route. C’est alors qu’elle rencontre un étrange personnage qui lui propose de se venger… et lui tend un fusil à pompe !

Trailer Park of Terror – oeuvre largement inspirée d’une série de comics - devait à l’origine être conçu comme un film à sketches. A la vue du résultat, j’en suis venu à penser qu’il aurait peut-être mieux valu que les producteurs soient restés sur cette première idée, tant le script de Timothy Dolan s’étend indéfiniment et arrive très rapidement à bout d’arguments.

L’entame, pourtant, était prometteuse, avec la présentation d’une bande de rednecks violents et débiles qui s’en prend à un pauvre type et moleste la jeune fille. La séquence de vengeance, sorte de nettoyage à la Clint Eastwood est également assez sympathique.

Mais que dire de la suite…

Une fois le massacre du caravaning terminé, le réalisateur Steven Goldmann introduit dans le métrage six adolescents à problèmes voyageant sous la tutelle d’un pasteur. Coincés par l’orage, les jeunes gens et leur tuteur vont échouer dans ce caravaning qui est désormais le terrain de chasse de zombies rednecks agissant sous la direction d’une Nichole morte-vivante. Ainsi, si le début du métrage évoquait quelque peu The Devil's rejects de Rob Zombie, on bascule (même le style de réalisation change) ici dans le pur splatter fantastique avec un fil narratif lorgnant à la fois vers 2000 maniacs, Redneck Zombies et Massacre à la tronçonneuse.

Malheureusement,  Trailer Park of Terror n’atteint pas le quart, en terme de qualité, des films précités (à part le nanar Redneck Zombies). Et les raisons en sont multiples.
Tout d’abord, il est regrettable que le scénario, en plus d’être très pauvre en innovations et en rebondissements, présente des personnages aussi peu intéressants et si pauvrement dessinés. Les adolescents ne sont en effet qu’une énième incarnation de ces médiocres archétypes propres aux teen-movies horrifiques du style Vendredi 13 et autres slashers décérébrés. On a ainsi droit à la gothique un peu sauvage, le jeune obsédé, l’intello, la jeune grassouillette mal dans sa peau, etc. Ensuite, on constate également que les zombies, par la faute d’un traitement finalement trop retenu, ne sont guère plus passionnants que leurs victimes. En effet, bien qu’ils soient quand même un peu plus amusant de suivre leurs agissements que de mater les timides parties de jambes en l'air des ados, ils sont traités bien trop légèrement pour devenir vraiment impressionnants.

En fait, le ton employé par Steven Goldmann est beaucoup trop indécis, ce qui fait que son film, graphiquement parlant, se retrouve posé le cul entre deux chaises. Le gore est bien présent, mais la caméra, devant les séquences les plus trash, souvent en plein climax, se fait soudainement timide. On a donc la désagréable sensation que le réalisateur n’a pas été au bout de ses idées, qu’il s’est dégonflé (quelques gags sont même présent, désamorçant le peu de tension existant jusqu’alors). Le pire, c’est que ces « monstres » subissent de plein fouet cette sensation de manque de cran, on pourrait presque les accuser de faire preuve de pudeur.

Heureusement, tout n’est pas jeter dans Trailer Park of Terror. J’aime beaucoup les maquillages spéciaux de Drac Studios et certaines séquences gore sont techniquement bien foutues. La musique rock colle également assez bien à la trame narrative, notamment par le biais du très caricatural mais assez marrant zombie rocker. Cet aspect réussi du métrage vient peut-être du fait que Steven Goldmann est, avant tout, un réalisateur de clip vidéo (il a travaillé notamment avec Metallica et Bruce Springsteen) et qu’il maîtrise parfaitement ce secteur. Quel dommage que son domaine de compétences ne soit pas plus vaste !

La conclusion de

Trailer Park of Terror n’est pas un mauvais film. Il est cependant décevant, surtout si l’on en vient à le comparer aux autres productions actuelles qui vont plus loin dans le gore (les Hostel, 10,000 Maniacs) ou le trash (Devil Reject). Bien trop sage dans son traitement (malgré quelques intéressants maquillages spéciaux), avec son scénario peu surprenant et ses personnages caricaturaux, l’œuvre de Steven Goldmann est au final une petite série B horrifique peu captivante, rapidement oubliée.

Que faut-il en retenir ?

  • Le début du film
  • Les maquillages spéciaux
  • Quelques passages gore
  • La B.O.

Que faut-il oublier ?

  • Le scénario, trop pauvre
  • Réalisation, trop timide
  • Personnages inintéressants

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