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Critique du Film : Battlefield Baseball
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Critique du Film : Battlefield Baseball

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 14 juin 2009 à 1825

Tu l'as vue, ma batte?

Le directeur de l’école de Seido, qui est également l’entraîneur de son équipe de baseball, est mort de trouille. En effet, ses joueurs ont été désignés pour affronter les redoutables morts-vivants du lycée Gedo. Une équipe qui, bien loin de faire montre d’un essentiel esprit sportif, préfère massacrer ses adversaires, les éventrer, les démembrer… et même les dévorer.

Aussi, quand le directeur, de plus en plus désemparé et hystérique, rencontre Jubeh Yakyu, un extraordinaire joueur errant, il pense avoir trouvé la solution à ses problèmes. Mais Jubeh, qui a accidentellement tué son père avec une balle trop rapide, a perdu le goût du jeu… et il en a même oublié la méthode ! C’est « Le Bigleux », son nouvel ami, qui va réveiller son amour du baseball. Revigoré, volontaire, Jubeh Yakyu se rend alors au stade, alors que le match… euh, le massacre, est commencé. Mais n’est-il donc pas déjà trop tard ?..

Yudai Yamaguchi, à qui l’on doit aussi l’excellent Meatball Machine, nous offre ici une comédie burlesque au scénario totalement stupide et absurde, avec un récit entrecoupé de petites chansons débiles interprétés par des comédiens peu doués pour l’art du chant. Bourré de gags – pas toujours drôle, il faut bien l’avouer -, Battlefield Baseball cultive en fait à la fois l’absurde à la Monty Python et cette naïveté propre aux comédies burlesques asiatiques. Le résultat est étrange, parfois déconcertant, mais souvent très amusant et très potache.

Il ne faut certainement pas chercher une quelconque réflexion – ou une quelconque leçon de morale – dans Battlefield Baseball. Le film tire d’ailleurs sa relative efficacité de son intense rythmique comique, avec une succession de séquences gags traversant l’écran - et les genres - sans logique établie. Ainsi, Battlefield Baseball mélange le slapstick, avec ces pauvres joueurs massacrés par les zombies, le comique de répétition (les ridicules cheerleaders et le spectateur ivrogne), le comique de caractère avec des personnages totalement allumés (le directeur, son assistant, la mère possessive), timides (Le Bigleux) ou inattendus (le cyborg, le robot), et le comique de situation dans le pur style cartoon avec sa violence dédramatisée (les personnages sont propulsés dans les airs, écrasés contre des murs, mais finissent toujours par ressusciter).

La plupart du temps, la méthode fonctionne. Mais pas toujours. En fait, si la sauce humoristique ne prend pas à tous les coups, c’est principalement en raison de trop grosses chutes de rythme par la faute de séquences dialoguées qui traînent trop en longueur. En effet, Yudai Yamaguchi a pris le parti d’appuyer certains aspects excentriques de ses personnages par de longues discussions vides de sens. Si, appliquée sur quelques répliques, la technique peut éventuellement se montrer assez efficace,  c’est nettement moins évident quand la discussion s’éternise, surtout que le cinéaste va jusqu’au bout de sa démarche avec une orgie de gros plans sur des visages grimaçants.

Au niveau des effets spéciaux, force est d’avouer que le résultat n’est pas très convaincant. Tout d’abord, le film est assez pauvre en effets gores. La plupart des scènes sanglantes sont des « natures mortes »  - elles se contentent de nous afficher les résultats des affrontements et non pas leurs déroulements. En place de matchs sanglants, l’on a donc droit à la très gentille vision de quelques mannequins démembrés, quelques os, et quelques têtes empalées, dispersées sur un terrain de baseball. Les maquillages des zombies de Gedo High ne sont guère plus convaincants, grossièrement conçus à base de fond de teint et de quelques prothèses en latex. Un aspect cheap (fréquemment rencontré dans le V-Cinema) qui entraîne le film dans le domaine du Z, mais sans que celui-ci possède les éléments outranciers et irrévérencieux qui font souvent le charme de ce type de cinéma indépendant.

La conclusion de

Battlefield Baseball est une comédie burlesque dans l’ensemble assez drôle mais qui paie cash son aspect trop sage et son manque d’effets gore. Ce film a cependant un point positif : il peut être considéré comme le terrain d’entraînement d’un réalisateur enthousiaste qui allait, un an plus tard, nous faire don du génial Meatball Machine.

Que faut-il en retenir ?

  • Une pluie de gags
  • Quelques séquences très drôles
  • Une atmosphère fun communicative

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario minimaliste
  • Des chutes de rythme
  • Des effets gore rares et peu convaincants.

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