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Critique du téléfilm : Mammouth [2009], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 18 avril 2009 à 19h43

Mammouth écrase les geeks

Dés le générique d’ouverture, sorte de relecture cheap de celle du génial Mars Attacks ! de sieur Burton,Tim Cox donne le ton : son Mammouth sera une belle blague !
Cette intention, il la met en pratique rapidement, avec la mise en scène de cette espèce d’OVNI en image de synthèse très rudimentaire qui traverse le ciel de Louisiane pour s’écraser dans un museum d’histoire naturelle. En sort alors une gélatine luminescente qui va pénétrer dans l’organisme d’un mammouth laineux en exposition pour en prendre le contrôle. Et c’est alors, à partir de ce moment, que commence un festival de références geek et de n’importe quoi scénaristique !

Dans Mammouth, il y a un scientifique distrait, un team de flics crados, une équipe de men in black, un chirurgien manchot allumé, une main coupée zombie, un Tom Skerritt ufologue et surtout, surtout, un mammouth-zombie-alien-vampire qui piétine les participants d’une Rave Party ! Tout ça disséminé au sein d’un script qui invite le spectateur à vivre une véritable expérience cinéphilique bourrée de clins d’œil bis baignant dans un humour potache.

Le cinéphage va donc retrouver avec plaisir de nombreux éléments empruntés aux films de genre et aux blockbusters de SF (Re-animator, La Guerre des Mondes, Godzilla, Dawn of the Dead, Terminator 2 et j’en passe…) dans un récit au déroulé assez linéaire, il faut bien le dire, mais plutôt divertissant. Ce plaisir est la conséquence directe de la mise en place d’une ambiance bon enfant et de la présence de quelques petites outrecuidances narratives qui apportent leur quota de surprises (comme quand, comme toutes attentes, le sympathique petit ami se fait embrocher par une défense du mammouth) et qui empêche le film de sombrer dans le simple déballage de références.

La réalisation est très classique et respire les années 80, ce qui n’est finalement pas plus mal. Le spectateur parvient ainsi à mieux digérer la masse d’informations cinéphiliques et les gags. Tim Cox, qui m’avait déjà plutôt convaincu avec Morphman, montre ainsi que même un téléfilm Sci Fi peut être un bon produit, à la condition de l’appréhender de la meilleure des façons.

Il est aussi bien aidé dans sa tâche par la distribution. Vincent Ventresca (qui était déjà à l’affiche de Morphman) est particulièrement juste dans le rôle du docteur Frank Abernathy, où il s’amuse à imiter le jeu de Bruce Campbell. Loin de faire du mimétisme benêt, il apporte un très intéressant aspect « bis » au film et démontre par les actes qu’il est loin d’être un comédien de seconde zone et qu’il est doué d’un évident talent comique. A coté de lui, dans le rôle de sa fille, on a le plaisir de découvrir une Summer Glau en pleine forme (et en pleines formes). L’actrice, très tonique, évite d’afficher cette attitude de potiche qui est si commune dans ce type de séries B, et cela fait du bien. Mais le personnage le plus réussi du film est sans nul doute le père de Frank. De part la construction de son profil – un vieil ufologue farfelu et sympathique – mais aussi de son interprète : Tom Skerritt. Quand on connaît un tant soit peu la carrière du comédien, qui affiche une prestigieuse et sérieuse filmographie, on est vraiment surpris, et ravi, de le voir faire ainsi le pitre, à presque 80 ans ! La séquence finale où, tel Han Solo dans la carbonite, il est conservé dans un état de congélation avancé, est absolument désopilante.

A noter aussi des seconds rôles très amusants, comme l’intervention de ces men in black de pacotille et des ces agents de police crétins et habillés comme des souillons.

Mais bon, tout n’est pas réussi dans Mammouth. L’histoire, composée en partie de pièces rapportées, est assez prévisible et, par manque de moyens, les passages spectaculaires ne le sont pas tant que ça. De plus, les effets numériques sont vraiment très perfectibles, avec des inserts CGI parfois à la limite de l’acceptable. Heureusement, le look accrocheur du mammouth, au poil pelé et au regard maléfique, parvient à combler un peu ces carences techniques.

La conclusion de à propos du Téléfilm : Mammouth [2009]

Nicolas L.
68

Tim Cox m’avait assez agréablement surpris avec Morphman, petite série B sympathique. Il m’a ravi avec Mammouth, une véritable comédie de SF dont le ton navigue entre Evolution et Shaun of the Dead, avec plus ou moins de réussite. Le film présente de nouveaux défauts (notamment les FX, très médiocres), certes, mais il reste divertissant durant 90 minutes grâce à un scénario référentiel et une interprétation délirante.

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario bourré de références
  • Ambiance très fun
  • Bonne interprétation
  • Tom Skerritt, très drôle

Que faut-il oublier ?

  • Récit prévisible
  • FX pourris

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