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Critique du Film : Dragon Ball Evolution
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Critique du Film : Dragon Ball Evolution

Avis critique rédigé par Lionel B. le mardi 7 avril 2009 à 2322

Dragon Ball, plus ou moins. Evolution, encore moins !

Issu de la génération Club Dorothée, je n'ai pu échapper au virus Dragon Ball. Même si je ne me considère pas comme un fan inconditionnel de la série animée, c'est avec plaisir que je me revois des épisodes lors des nombreuses rediffusions télévisées. Alors, quand l'annonce de l'adaptation du manga éponyme de Akira Toriyama est tombée, j'ai ressenti une certaine curiosité mais également de l'anxiété en apprenant que le projet était confié à une grande maison de production Hollywoodienne, j'ai nommé la Fox.

Quand les américains revisitent du manga, ça ne donne pas forcément du très bon. Il n'y a qu'à voir ce que Harmony Gold a fait de la série Macross en la transformant en Robotech... Comment les producteurs américains pourraient adapter un shônen dans lequel un petit garçon se promène nu dans la forêt et n'hésite pas à exhiber son sexe ? Et surtout comment pourrait-il faire le récit du roi singe alors qu'ils n'ont pas réussi à le faire correctement avec les deux grandes figures de Hong Kong que sont Jet Li et Jackie Chan dans Le royaume interdit ?

D'ailleurs, peut-on encore parler d'une influence de la légende du roi singe dans cette version épurée de Dragon Ball ? Toute la substance du manga a été enlevée au profit d'une histoire qui n'a quasiment plus rien à voir avec l'oeuvre originale.

Certes, nous retrouvons les personnages principaux de la série que sont Son Goku, Roshi (plus connu en France sous le nom de Tortue Géniale), Bulma, Chi Chi, Yamcha ou bien encore Piccolo (Satan Petit-coeur) dans le rôle du méchant (par contre pas de Krilin !). Mais tous ces personnages n'ont en commun avec le manga que le nom car leurs apparences physiques et leurs comportements sont diffèrent à bien des égards. Cela se constate notamment avec Yamcha qui, ici, a perdu sa phobie des filles et surtout devient blond. Quant à Son Goku, déjà un jeune adulte dans le film, a perdu sa queue de singe, son bâton, ainsi que son nuage magique.

Pour revenir à l'histoire en elle-même, seul le fait que Piccolo cherche les Dragon Balls reste fidèle à l'oeuvre originale. Mais ici, ne cherchez pas à comprendre le but de Piccolo. Il n'y en a pas vraiment si ce n'est celui de détruire la Terre (sans savoir pourquoi...). Nous pouvions nous douter que des libertés seraient prises pour cette version cinéma, mais nous ne pouvions penser que les principaux éléments de ce passage du manga soient totalement absents.

Et si vous espériez voir des combats aussi bon que ceux du manga, c'est raté. Ici les scènes d'actions ne durent pas plus de dix minutes (et encore...) et l'affrontement ultime entre Son Goku et Piccolo est très succinct comparé à celui de l'animé qui s'étale sur plusieurs épisodes. Même le Kamehameha déçoit...

Si Dragon Ball Evolution a fait l'impasse sur le scénario, qu'en est-il de la technique ? Tout d'abord, parlons acteurs. Après son apparition oubliable dans La Guerre des mondes, Justin Chatwin s'enlise dans la médiocrité en incarnant un Son Goku particulièrement fade et incapable de dégager une expression faciale mais parvient tout de même à nous faire bien rire tant il est ridicule dans son rôle. James Marsters, quant à lui, ne convainc pas non plus dans son rôle de Piccolo et montre ses limites au niveau de son jeu d'acteur caché derrière son maquillage. Même Chow Yun-Fat déçoit dans son interprétation de Tortue Géniale qui conserve tout de même un léger côté pervers mais qui a tendance à trop en faire, tel un Jackie Chan à la sauce américaine.

​La réalisation de James Wong est de qualité égale à The One, c'est à dire loin d'être ce qui se fait de mieux. Ce dernier use et abuse de l'imagerie numérique tant au niveau de l'image en elle-même en intégrant des filtres de couleurs qu'au niveau de détails ridicules tels que des gouttes de sueurs qui perlent sur le front du héros. Expliquez moi où est l'intérêt de numériser ça... Je cherche encore !
Les effets spéciaux restent tout de même assez réussit avec une assez bonne intégration de l'imagerie numérique et des effets visuels sympathiques à l'oeil.
En revanche, le travail de Robert McLaclan, directeur de la photographie sur le film, reste tout à fait honorable avec certaines prises de vues assez réussites. Mais cela ne suffit à en faire un bon film pour autant.

La conclusion de

Dragon Ball Evolution fait partie de ces films qui viennent pourrir une licence, un digne concurrent au Street Fighter avec Jean-Claude Van Damme. Un film dans lequel le scénario est en option, les acteurs tout ce qu'il y a de plus ridicules et les combats plus nuls les uns que les autres. Cela montre bien à quel point le film est mauvais !

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques prises de vues assez réussites
  • Les effets visuels sympas

Que faut-il oublier ?

  • Le jeu d'acteur pitoyable de Justin Chatwin (et même des autres)
  • Pas de scénario
  • Des bastons ratées
  • Des personnages qui n'ont plus grand chose en commun avec ceux de la série

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