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Critique du Roman : Mastication
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Critique du Roman : Mastication

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 16 mars 2009 à 1439

"Saloperie de lycanthrope de merde."

Brother Sam sentit ses sphincters se relâcher. Il urina et déféqua, ruinant son pantalon de cuir. Le grondement avait augmenté. Brother Sam lança un regard éperdu en direction du garçon à l'attaché-case, mais il avait disparu pour laisser la place à une chose. ça grognait, ça claquait des mâchoires, ça bavait. Et les griffes, au bout de ses mains, crissaient sur le sol...

 j'ai commencé ma lecture des ouvrages du Club Van Helsing avec Question de mort, de Johan Heliot. Un ouvrage décontracté et efficace qui m'a immédiatement donné l'envie, une fois sa dernière page tournée, de continuer à explorer cette collection initiée par Xavier Mauméjean (directeur de cette série de romans éditée par Baleine). Malheureusement, des amis se sont rapidement acharnés à modérer mes ardeurs. Leur principal argument était: "Ne te fait aucune illusion sur la qualité de cette collection, car tu as lu son meilleur représentant". Ils ont été si persuasifs (et insistants) que les représentants du Club Van Helsing se sont retrouvés relégués dans un coin paumé de ma bibliothèque. Et oubliés.

Jusqu'à il y a peu.

En fait, je cherchais un ouvrage rapidement lu, m'éloignant un peu des univers fantasy que je visite actuellement. Et je me suis soudainement rappelé de cette défunte (le dernier roman est paru en 2008) collection du Club Van Helsing.
Et j'ai choisi Mastication, de Jean-Luc Bizien. Un rôliste, comme moi... ça crée forcément des liens. Non?

Mastication raconte l'histoire d'un sale type, Vuk, un ancien militaire serbe reconverti dans l'éradication de monstres pour le compte de l'organisation Van Helsing (cette appartenance, comme dans Question de Mort - mais à un niveau moindre - me semble artificiellement collée, juste pour que le récit puisse entrer dans la collection). Et quand Vuk élimine, le sang pisse, les crânes explosent et les bouts de cervelle giclent contre les murs, je vous le dit. La discrétion, ce n'est certainement pas son fort. L'inspecteur Harry, à coté, c'est la délicatesse personnifiée. Un véritable exterminateur sans aucune morale. Une ordure qui n'a qu'une seule qualité: ses goûts musicaux.

Pourtant, dans Mastication, Vuk va trouver encore plus bourrin que lui. Et il va même être contraint de collaborer avec. Maximus, tel est son nom. Une bête, dans tous les sens du terme  - "non, on ne sent pas le cul des gens, sauf si elle le demande", disait Jean-Pierre. Mais lui, Max, il s'en fout. Il va même plus loin, sans la permission du propriétaire.

Endossant en quelques sortes un rôle d'agent double, Vuk - qui se retrouve alors catapulté dans la peau de l'intello de service (un comble!) - va alors partir à la recherche d'une bande de lycanthropes qui ont fait l'erreur de quitter la meute de Takakura, un loup(-garou) de la finance. Et il va se rendre compte que, comparé à la traque de ces hommes-bêtes d'une force phénoménale, la chasse aux vampires, c'est presque des vacances.

En quelques 200 pages, Jean-Luc Bizien nous offre avec Mastication de la littérature populaire qui va chercher à la fois dans l'ancienne collection Horreur de Fleuve Noir, le roman policier à la Frédéric Dard et le gothique moderne très cinématographique. Les rôlistes, eux, vont y voir aussi une ambiance très proche de la série bourrine du Monde des Ténèbres, de White Wolf (Vampire: la Mascarade; Loup-Garou: l'apocalypse). Au programme donc: de l'action, de la violence, du gore et beaucoup, beaucoup d'humour gras. Le tout sur un style narratif  direct, à la première personne.

Personnellement, j'ai bien aimé. Et j'ai aussi beaucoup ri.

Bien entendu, ce n'est pas de la grande littérature (ce n'est pas, selon toutes évidences, le but recherché ici par l'auteur) mais c'est sacrément efficace et ça "défouraille sévère". C'est du "B movie couché sur papier" tout ce qu'il a de plus divertissant, de craspec et d'outrancier. On lit Mastication comme on regarde un film de Quentin Tarentino ou un vieux Peter Jackson. Sans y rechercher autre chose que le pur divertissement, en faisant fi de ses personnages caricaturaux et du manque de fond...

"Le lycanthrope ne perd rien pour attendre: j'ai une dent contre lui..." Sacré Vuk.

 

La conclusion de

Sympa ce Mastication. C'est sûr, au niveau de la qualité littéraire, on évolue pas dans la fine cuisine, mais plutôt dans le fast-food bien gras. Heureusement je fais partie de ceux qui, de temps en temps (et même souvent), ne disent pas non à un hamburger bien juteux, accompagné de frites bien grasses ("un sunday en dessert, merci!). Un roman très divertissant, bien rythmé, idéal pour agrémenter un petit moment de détente.

Que faut-il en retenir ?

  • Très divertissant
  • L'humour et les punch line
  • Bien gore, bien craspec

Que faut-il oublier ?

  • Personnages stéréotypés
  • Absence de fond

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