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Critique du Film : Shrooms
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Critique du Film : Shrooms

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 26 février 2009 à 1441

Bad... bad trip...

Trois couples, composés de six crétins d'une vingtaine d'années, se rendent dans la forêt irlandaise pour se livrer à des parties de jambes en l'air et suivre quelques séances de trips à base de champignons hallucinogènes. Mais cette escapade "nature" tourne vite au cauchemar. Tout d'abord, les participants se rendent compte qu'ils ne s'entendent pas si bien que prévu. Puis, encore plus inquiétant, ils ont la désagréable impression d'être épiés par des inconnus...

Ce qui est pratique quand l'on aborde le thème de la drogue, c'est que l'on peut se permettre un peu tout et n'importe quoi en avançant l'alibi du mauvais trip. Pearse Elliott, le scénariste, et Paddy Breathnach, le réalisateur de Shrooms, en sont bien conscients et, comme beaucoup d'autres avant eux, ils croient que cela les autorise à mettre en forme leur histoire sans tenir aucunement compte des incohérences narratives qui pullulent dans ce script débile.

Dans Shrooms, on assiste donc à des déballages de crêpages de chignon de pétasses frustrées et aux gags stupides de jeunes hommes cons comme des manches, avant que tout ce "beau" monde ne se fasse trucider au cours de séquences bourrés de clichés éculés. On assiste aussi, au cours de l'habituelle veillée autour d'un feu de camp, au récit d'une légende urbaine contée par le local de la bande. Cette histoire - qui évoque les terribles évènements ayant eu lieu dans un établissement situé non loin et aujourd'hui abandonné - met en avant son lot de doutes (sic) et de faux coupables (deux dégénérés coupables d'un délit de sale gueule). Pendant ce temps, dans la tente voisine, l'héroïne essaie de se remettre des conséquences d'un acte irréfléchi: alors qu'elle se promenait dans les bois, elle a mangé tout cru un terrible champignon hallucinogène (ceux avec un téton noir sur leur chapeau, les pires... selon Jack). Comme ça, sans le rincer... J'avoue que je suis resté perplexe devant la stupidité de la scène (ou de cette fille sans aucune hygiène, au choix).

Mais, à sa décharge, Tara (la jolie Lindsay Haun) n'est pas la seule à présenter des graves symptômes de débilité. Prenons par exemple Troy (Max Kasch), qui absorbe en douce, un soir, la totalité (et en une seule fois) de l'infusion de champignons destinée à être partagée et consommée le lendemain par tout le groupe. Inutile, donc, de préciser que l'on est guère étonné quand cet abruti (obsédé sexuel qui plus est) se met à parler aux vaches et offre sa bite à n'importe qui (ou quoi).

Mais le pire dans ce film est que tous les évènements sont archi-prévisibles. La révélation finale n'étonnera personne tant cette mécanique de twist est connue - même par les moins cinéphiles d'entre nous. De plus, ce qui n'arrange rien, le traitement reste en permanence très sobre. A part quelques répliques un peu vulgaires, cette "expédition cul-drogue" se trouve être bien sage. N'espérez pas y voir du sexe, ne serais-ce qu'un brin de nichon. Précisons aussi que le film ne présente même pas un intérêt esthétique car l'on évolue en permanence dans des décors mille fois visités (les bois, la demeure abandonnée) et photographiés de manière très tendance.

Reste l'horreur. Et là encore, ce n'est vraiment pas folichon. La plupart des agressions se déroulent hors cadre, de nuit, ou sont rendues illisibles pour évoquer les effets de la drogue sur nos sens. On ne voit donc pas grand chose. Le spectateur amateur de gore doit alors se contenter, frustré, de la vision de quelques cadavres recouverts de feuilles mortes et de sang. C'est bien maigre pour relever le niveau d'interet de cette oeuvre insipide.

La conclusion de

Shrooms est une bouse. Ca tombe bien, il y a une vache dedans. Et des champipis hallus. Et (surtout) des crétins... C'est à peu près tout. Ah oui, j'oubliais, il y a aussi des meurtres. Mais bon, c'est tellement nul, sobre et peu original que l'on finit par s'en tamponner le coquillard. Et, en plus, il n'y a même pas de leprechaun... Pfff.

Que faut-il en retenir ?

  • L'actrice Lindsay Haun, plutôt mignonne.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans surprise
  • Bourré d'incohérences
  • Meurtres trop sobres
  • Réalisation sans relief

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