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Tous les garçons aiment Mandy Lane >

Critique du Film : Tous les garçons aiment Mandy Lane

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 17 février 2009 à 15:33

Aussi glaciale qu'une bourrasque de blizzard

Mandy Lane est l'archétype même de la pouffiasse élevée à grands renforts de Bella Sara et de Barbie. Incroyablement belle, aussi glaciale qu'une bourrasque de blizzard, aussi inaccessible que les cîmes de l'Himalaya, cette jeune fille de 16 ans, à l'existence entourée de mystère, attire bon nombre de prétendants qui n'aspirent qu'à chose: être le premier à se voir accorder ses faveurs.

Mandy Lane a un seul ami, Emmet. N'osant pas avouer son amour à Mandy, le jeune homme reste auprès d'elle, subissant les moqueries des autres lycéens. Cependant, un soir, leur amitié va être remise en question quand Emmet cause la mort d'un adolescent passablement ivre...

Tous les garçons aiment Mandy Lane est le premier long métrage de Jonathan Levine. Construit sur un scénario brassant plusieurs genres, il nous présente une jeune fille "trop polie pour être honnête" qui, sous une apparente et anodine difficulté de sociabilisation, cache une psychose d'origine traumatique et une grande malignité. On évolue d'ailleurs pas très loin (au niveau profil psychologique) d'un personnage comme celui de Carrie, même si la défaillance affective n'a pas la même origine. Le début du film, d'ailleurs, prend un peu la même tendance, celui du teen drama, avec une modernisation du genre, bien entendu. L'on a donc affaire à un étalage de banalités adolescentes à travers des séquences riches en filles en bikini. Les filles se jalousent, les mecs attendent leur heure en débitant des propos salaces. Ce n'est guère intéressant... et l'on finit par se demander où Jonathan Levine veut en venir.

Puis Mandy Lane, désirant s'éloigner d'Emmet, accepte de passer un week-end à la ferme avec quelques camarades de classe. Les sept jeunes gens se retrouvent donc réunis dans un lieu isolé, avec pour seul voisin un garçon de ferme dont on sait pas grand-chose, sauf que c'est un ancien Marine traumatisé par son séjour en Irak (donc, il est louche... mais il est beau). Ca boit, ça sniffe, ça fume, et ça finit donc par se chamailler et se donner du plaisir (une fellation hors caméra et c'est tout... donc, on se calme, bande de petits pervers). Bref, c'est blindé de clichés. Et le terrain est bien préparé pour introduire dans le récit l'élément slasher... qui, lui aussi, utilise les poncifs les plus éculés pour parvenir à ses fins. Un peu blasé, l'on assiste donc à ces habituelles séquences où un personnage "s'absente cinq minutes", s'isole du reste du groupe sans suivre une réelle logique, et finit bien entendu par se faire massacrer (de façon très graphique et expéditive) par le tueur masqué.

Tous les garçons aiment Mandy Lane laisse cependant apparaître quelques nuances qui le démarque de la masse des slasher movies classiques aux dénouements proches de ceux d'un épisode de Scoobidoo. Ainsi, l'identité du tueur est très rapidement révélée, carrément en milieu de métrage. Surprenant, non? Enfin, presque, car depuis Scream même le grand public sait que cette révélation anticipe un twist se voulant explosif (celui-ci ne le sera donc pas et occasionnera plus un effet pétard mouillé qu'autre chose).  Si cette initiative peut être considérée comme une preuve d'originalité, cela annihile aussi tout suspense pouvant être généré par l'incertitude concernant le rôle du cow-boy, seul adulte du film.  Et ça, c'est plutôt gênant.

A ce moment, les plus pressés qui auront pris connaissance de ma note (55%) se diront sûrement: "ça y est, Nicolas L., à force de mater des nanars plein de zombies girls et de monstres en caoutchouc, à pété un fusible. Voilà qu'il attribue 55% à une merde!" Et bien, pas du tout! Des fusibles, de toute manière, il y a longtemps que, chez moi, ils sont tous grillés. En fait, malgré tout le mal que je viens d'en dire, Tous les garçons aiment Mandy Lane ne m'a pas déplu. Grâce à deux éléments: le style de traitement et l'interprétation.

Ainsi, on ne peut nier que, techniquement, Jonathan Levine a produit un boulot à la fois efficace et original. Efficace dans le fait que l'ensemble prise de vue et montage assure un rythme soutenu, sans sombrer dans l'hystérie (on pardonnera au jeune cinéaste quelques petites coquetteries comme ces superflus effets stroboscopiques); original dans le choix de l'ambiance, avec une photographie à la limite de la dark poesy, très éloignée de ce qui se fait d'habitude dans les slasher movies. Ce qui procure au film une atmosphère romantique atypique renforçant son aspect hybride et décalé ... et, par conséquent,  l'efficacité des passages les plus violents.

Pour finir, un petit mot sur l'interprétation. En général, dans les slasher movies, le profil des protagonistes importent peu. Ils sont de toute manière destinés à mourir sous les coups du tueur. Cependant, dans Tous les garçons aiment Mandy Lane, une interprète tire son épingle du jeu; il s'agit de Amber Heard, qui incarne de manière très juste, sans tomber dans la caricature, ce personnage au comportement étrange et plein d'ambiguïté. Une qualité d'interprétation suffisamment rare (dans ce type de films) pour être signalée.

55

Malgré qu'il présente un aspect slasher mille fois visité, Tous les garçons aiment Mandy Lane mérite le coup d'oeil. En effet, à travers ce film qui brasse plusieurs thèmes (la romance, le teen movie et le slasher), Jonathan Levine nous propose un aperçu de son savoir-faire en matière de réalisation. En faisant preuve de personnalité et d'une bonne maîtrise technique, il parvient à compenser les carences du script et a nous offrir un spectacle convenable.

Critique de publiée le 17 février 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Techniquement bien maîtrisé
  • Un brassage de genre assez original
  • L'interprétation d'Amber Heard

Que faut-il oublier ?

  • L'élément slasher ultra convenu
  • Un twist qui fait long feu
  • Un traitement un peu sage

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