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Critique de la Bande Dessinée : Première Partie
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Critique de la Bande Dessinée : Première Partie

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 1 février 2009 à 2301

La confrérie des cauchemars

Cinq enfants atteints d’un cancer se retrouvent dans un monde imaginaire remplis de monstres issus du folklore fantastique.

Dans ce premier tome, les enfants vont faire la rencontre d’un vampire, de ses fiancées et d’un loup-garou. Ce qui, avouons-le, en 56 pages, n’est déjà pas si mal. Après une introduction ou les enfants délirent sur les buts ultimes de leurs chirurgiens, le récit prend son véritable essor, à la manière d’un conte onirique (dans le style Alice au pays des merveilles ou les Royaumes du Nord). En traversant un portail psychologique (l’anesthésie précédant l’intervention chirurgicale), ils entrent dans un monde bâti par leur propre imagination et leurs propres peurs, fort en éléments symboliques (comme ces ballons qui sont en quelque sorte le souffle de vie qui reste dans leurs corps agonisants) et en fantasmagories.

Le ton choisi est très léger (il s’agit d’un rêve - ou plutôt un cauchemar - d’enfant), et évoque bien entendu celui employé dans la littérature jeunesse (Club des cinq, Compagnons de la Croix Rousse, etc.) et les teen movies comme Les Goonies ou Stand by Me, par exemple. Néanmoins, malgré cette relative naïveté structurelle, les dialogues ne sont jamais niais et bien imprégnés d’un humour efficace. Le langage des enfants est d’ailleurs très châtié, voire ampoulé, ce qui ôte toute sensation de réalisme (si pour autant il y en ait eu un peu).

Au niveau technique, la construction se veut cinématographique et rythmée et cela fonctionne plutôt bien. Les dessins, eux, sont inégaux. Si les décors et la mise en couleur sont d’une qualité quasi irréprochables et amènent une belle ambiance gothique, je ne serai pas aussi catégorique en ce qui concerne les personnages, notamment un loup-garou qui, dans certaines cases, ne m’a pas réellement convaincu. Le maître vampire est inspiré du Nosferatu et affiche aussi les mêmes défauts, contrairement à ses fiancées qui, elles, semblent avoir été particulièrement soignées par Jean-Baptiste Andreae. Les cinq enfants, eux, par contre, sont tout à fait réussis, même si parfois leurs expressions manquent un peu de réalisme. Ainsi, dans l’ensemble, le travail graphique est de bonne facture.

La conclusion de

Un premier tome, c’est souvent l’élément déterminant qui va décider si une série va avoir du succès ou non. Dans le cas présent, je pense que le pari de Mathieu Gallié et Jean-Baptiste Andreae est en grande partie réussi. Techniquement intéressant et mettant en avant un scénario plutôt sympathique, sans être transcendant, la Confrérie du Crabe mérite que l’on jette un œil à sa suite.

Que faut-il en retenir ?

  • Une belle mise en couleur
  • Un esthétisme séduisant
  • Une atmosphère gothique réussie
  • Pour tout type de lectorat
  • Un humour bienvenu

Que faut-il oublier ?

  • Parfois un manque de réalisme
  • Un scénario finalement très classique (hormis son introduction)

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