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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Plaga Zombie: Zona Mutante
Plaga Zombie: Zona Mutante >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Plaga Zombie: Zona Mutante

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 25 janvier 2009 à 2258

ZOMB'E.T.

Les extra-terrestres (les mêmes petits gris que ceux de la série X-Files) sont de mèche avec le gouvernement américain. Les deux groupes collaborent d’ailleurs à la conception d’un nouveau virus, en utilisant comme cobayes quelques habitants d’une petite ville. Mais l’expérience dérape (comme d’habitude) et le virus se répand en ville, transformant les résidents en des hordes de zombies affamés…


Dans Plaga Zombie – Zona Mutante, on trouve trois loosers qui errent - à la recherche d’une échappatoire - dans une cité remplies de zombies mutants. Ainsi, trois ans avant la sortie de Shaun of the Dead, les argentins Pablo Parés et Hernán Sáez nous offraient déjà un pur buddy movie rempli de zombies (précisons aussi qu’il est la suite d’un film réalisé en 1997 par les mêmes personnes). On peut remarquer que, dés l’ouverture, le spectateur est fixé sur le loufoque de l’entreprise ; un officiel du FBI met au courant de la situation un haut fonctionnaire (« le virus s’est répandu en ville, tous les gens sont contaminés ! ») en précisant qu’il y a quatre survivants, actuellement dans les mains des autorités. « Vous croyez que le président n’a que cela à faire », réplique le haut fonctionnaire. « Vous n’avez qu’à les relâcher en ville ! »
Evidemment, l’agent du FBI obtempère et balance les quatre pauvres types, enfermés dans des body-bags, sur la voie publique, en plein centre ville, avant de prendre la poudre d’escampette. On assiste alors à la présentation des membres du groupe, au fur et à mesure qu’ils s’extirpent de leur sac. Il y a : Max Giggs, un nerd complètement taré, qui n’arrive pas une seconde à mesurer la gravité de la situation ; John West, un catcheur bedonnant has been qui se balade toujours dans sa tenue ridicule ; Bill Johnson, un jeune étudiant à l’allure rebelle, et qui a l’air le moins débile des trois. Quand au quatrième, on en sait, au début, rien du tout, puisqu’il ne sort pas de son sac, et est trimbalé de partout sur le dos de John West.

Le film est en fait une succession de courses poursuites et de pugilats très sanglants, entrecoupées de remises en situations souvent prétexte à des rebondissements dramatiques. Ainsi, on se rend compte que le scénario n’est pas si rustre que l’on aurait pu le croire à la vue des premières minutes. Des jalousies vont naître entre les héros, notamment quand le quatrième larron va sortir de son sac pour entrer en scène (il va amener un aspect comique d’ailleurs non négligeable), et chaque personnage va suivre un développement autonome, et amener des enjeux souvent antagonistes. Mais attention, tout cela ne sert que de support à un défouloir burlesque et potache, dans le pur style des productions Troma (le coté sexe en moins).
Les affrontements avec les zombies sont très amusants et plutôt bien filmés (mélange de caméra à l’épaule et de prises de vue statiques). Si les morts-vivants sont très moches, avec des maquillages très sommaires qui se limitent aux visages (il y a en des bleus, des verts, des jaunes…), les effets spéciaux sont suffisamment amusants, Grand Guignol et imaginatifs pour compenser leur flagrante perfectibilité. On assiste ainsi à de violents arrachages de colonne vertébrales, d’énucléations, de décapitations et autres arrachages de membres. Le tout dans une ambiance joviale et décontractée. Les héros passent ici la majeure partie du film recouverts de sang, de viscère et d’excréments. C’est absolument dégueulasse mais très fun (pour ceux qui aiment ce type d’humour, bien évidemment)

Par contre, je trouve que le film est trop long. En fait, une dizaine de minutes en trop. Car même si le scénario présente quelques subtilités, la répétition des mêmes combats finit par lasser un peu. Les réalisateurs, probablement conscients de ce manque de renouvellement, ont pensé à glisser vers la fin un twist narratif assez amusant. Cela permet de développer des séquences de révélation assez intéressantes, mais, personnellement, elles n’ont pas suffit à m’ôter totalement cette petite sensation de lassitude.
Le niveau d’interprétation est inégal. Si les rôles principaux (où l’on retrouve les deux réalisateurs dans la peau de Billy et de John) sont bien assumés par leur interprètes, on ne peut en dire autant des seconds rôles, avec notamment un agent du FBI au jeu calamiteux. Quand aux zombies, c’est de la figuration assurée par des amateurs, ce n’est donc pas très convaincant.

La conclusion de

Réalisé avec moins de cinq mille dollars, fruit de quatre années de labeur, Plaga Zombie est une très sympathique comédie gore qui lorgne du coté des productions Troma et qui m’a fortement rappelé le Bad Taste de Peter Jackson. Bref, le film ne vole pas haut, les moyens sont limités, mais la passion et le talent (car le film est plutôt inventif dans sa réalisation) est là. Et franchement, j’aime bien ça.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario à rebondissements
  • Un humour potache qui fait souvent mouche
  • Une atmosphère fun
  • Réalisation appliquée

Que faut-il oublier ?

  • Effets spéciaux perfectibles
  • Seconds rôles amateurs
  • Trop long

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