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Critique du Jeu Vidéo : Fallout 3
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Critique du Jeu Vidéo : Fallout 3

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 9 novembre 2008 à 1321

Oblivion reloaded...

Putain, dix ans ! Une décennie complète s'est passée entre la sortie du mythique second opus et ce Fallout 3, attendu par certains comme un véritable messie vidéoludique ; parce qu'en effet, niveau rpg, rien n'a pour l'instant réussi à dépasser Fallout 2, modèle inégalé qui offrait aux joueurs une liberté jamais atteinte en sachant proposer de nombreuses alternatives au jeu bourrin, bête et méchant. Oui, dans Fallout 2, il était possible de réussir à gagner sans tirer un seul coup de feu, de se marier pour ensuite prostituer sa douce et tendre épouse, d'entrer dans une secte, de devenir acteur de films pornographiques, champion de boxe, voire, pourquoi pas, esclavagiste. Un jeu mythique, donc, dont la suite était attendue au tournant par celles et ceux à qui les deux premiers opus ont laissé des souvenirs de jeux impérissables et qui souhaitait voir dans Fallout 3 un scénario aussi profond et complet que celui de son prédécesseur, mais sur le moteur graphique d'Oblivion.
Autant, donc, annoncer la couleur de suite : non, Fallout 3 n'est pas le jeu tant attendu. Si l'on devait le comparer aux autres opus de la saga, il serait même clairement en dessous de ses prédécesseurs, et ce malgré un visuel nettement réussi. Ceci étant dit, le résultat final est loin d'être aussi catastrophique et honteux que le clament déjà certain. Le jeu possède ainsi son lot de qualités qui en font un volet acceptable et sympathique mais qui, plombé par une accumulation de petits détails qui fâchent, voit sa qualité générale malheureusement tendre vers le bas.


Ainsi, si l'univers de Fallout gagne en beauté et en envergure grâce aux environnements 3d, il perd proportionnellement en profondeur à cause d'un scénario réduit à peau de chagrin. Non pas que la quête principale soit honteuse - loin de là - mais tous les à côté, des quêtes annexes aux personnages en passant par les possibilités de jeux, ne se contentent que du strict minimum. Loin de la pléthore de missions que pouvait proposer Fallout 2 - et qui entraînaient autant de possibilités de jeu - son successeur joue la carte du minimalisme en ne proposant que des quête relativement limitées ; limitées en nombre, tout d'abord (on ne croule jamais sous leur nombre), limitées au niveau moral (les missions proposées sont "gentilles" ou "méchantes", mais jamais entre deux), limitées en possibilités (la plupart du temps, ce sont des quêtes orientées action et combat). Toute la subtilité qui faisait le sel de Fallout 2 a bel et bien disparu au profit d'un RPG très orienté action.
En effet, inutile de chercher le personnage subtil ou pacifique, tout, ou presque, ce résout dans le combat et la violence. Les premiers niveaux sont nécessairement utilisés pour augmenter les compétences d'armes et de combat et ainsi pouvoir se promener sans se faire exploser par le premier pillard venu. Vous vouliez jouer un médecin pacifiste parcourant le monde pour sauver son prochain ? Désolé, vous serez un immonde boucher comme les autres. Si l'on excepte quelques situations isolées où le dialogue vous permet de vous sortir d'un mauvais pas, ce sera toujours la poudre qui parlera pour vous. Là où Fallout 2 avait placé la barre très haut en offrant toujours plusieurs manières de terminer une quête, Fallout 3 ne s'impose clairement pas avec autant de subtilité ; ici, seule l'action compte.

Et niveau action, le jeu pêche également par son système de jeu. Le VATS, censé judicieusement remplacer le tour par tour des autres Fallout, s'avère au final être plus un gadget qu'autre chose. En réalité, le VATS n'est qu'un mode pause qui permet en toute tranquillité de viser différentes parties du corps de son adversaire. Utile, indispensable (le système temps réel est tout simplement injouable sur console, peut-être un peu plus avec clavier/souris) mais nettement pas aussi stratégique que pouvait l'être le bon vieux tour par tour. Voyons tout de même le bon côté des choses, le jeu y a perdu en tactique ce qu'il a gagné en rythme.
Enfin, il apparaît ici assez évident que moteur graphique tant vanté de Oblivion n'a absolument pas été corrigé, Fallout 3 disposant des mêmes défauts que son prédécesseur. Une absence de correction gênante, d'autant que les mêmes critiques avaient à l'époque été faites au moteur du quatrième opus de Elder Scroll. On y trouve encore des personnages quasi-immobiles, disposant de visages totalement inexpressif (à titre de comparaison, les visages des fenêtres de dialogues de Fallout 2 étaient nettement plus réussis) et la vue troisième personne est une véritable catastrophe (comme le disait Sylvain, on a l'impression que le personnage vole au dessus du sol !).

Mais il n’y a pas que des mauvais côtés à Fallout 3, loin de là ! Pour commencer, le moteur graphique utilisé apporte un réel plus à l’ambiance du jeu. Si on avait pu reprocher à Oblivion ses environnements vides, dans le monde de Fallout, ce minimalisme sied à la perfection à l’univers, le jeu étant censé se dérouler dans un désert post-apocalyptique. Ce côté figé et sans vie apporte ainsi une petite touche supplémentaire au jeu, réussissant parfaitement à retranscrire l’ambiance des deux premiers opus dans une 3d visuellement réussie. Avec visiblement plusieurs kilomètres carrés de paysages encodés, les voyages prennent ainsi une allure de “ballade touristique” jamais lassante en ce qu’il est possible de se téléporter dans un lieu une fois l’avoir découvert. Vaste et semblant sans limites – à moins de les chercher vraiment – le monde ainsi numérisé est une parfaite réussite.
Le jeu gagne également en ambiance grâce à deux idées géniales : le Pipboy et les radios. Le premier est un ordinateur personnel greffé au bras du personnage. Gérant absolument toutes les données relatives au jeu, des points de vie à l’équipement en passant par les quêtes et les cartes, il s’avère être à la fois utile et fonctionnel, d’un maniement presque instinctif. Les radios, en second lieu, sont le petit plus qui donne au jeu une véritable identité. Il est ainsi possible de capter diverses émissions radios, des messages patriotiques du président des Etats-Unis (avec la voix, en VO, de Malcolm McDowell) aux vieux tubes rock des années 50. Cette idée, simple mais brillante, assure presque à elle seule une véritable immersion dans le jeu (d’autant que certaines informations importantes pour la quête principale sont diffusées sur les ondes).

Enfin, les vieux fans seront soulagés de constater que le système S.P.E.CI.A.L. a été presque intégralement conservé. Presque parce qu’il a été revu à la baisse niveau puissance, que ce soit au niveau de la création de personnages (impossible dans celui-ci de commencer avec six points de compétences en plus comme avant) qu’à celui des points d’expérience (les spécialités s’augmentent comme les autres compétences). Heureusement, car Fallout 3 - en tout cas en mode normal - est vraiment très facile. Les premiers pillards venus sont tous très bien équipé et il ne faut pas attendre plus de cinq heures de jeu pour pouvoir s'équiper d'un bazooka, d'un lance-flamme ou d'un minigun.
On notera tout de même une mauvaise gestion du karma qui fait que les répercussions des actes du personnage ne portent pas forcément à conséquence dans le reste du monde. Là où un vrai travail avait été fait dans Fallout 2, on a ici l’impression d’être revenu en arrière avec un système proche de celui utilisé dans le premier Fallout. Sympathique, mais terriblement incomplet, il met le doigt sur les grosses lacunes du scénario et des possibilités limitées laissées aux joueurs. Essayez de jouer un monstres sanguinaire pour voir, cela peut porter à rire…

La conclusion de

Malheureusement pas aussi réussi que prévu, Fallout 3 n’en est pourtant pas un cuisant échec. Toujours aussi divertissant, doté d’idées ingénieuses et d’un scénario tout de même prenant, il souffre principalement d’une comparaison malheureuse avec Fallout 2, graphiquement moins réussi mais scénaristiquement beaucoup plus complet. Gageons, néanmoins, que l’on puisse se trouver devant le brouillon d’un futur Fallout 4, car les bases sont bel et bien présentes. Il ne reste plus qu’à les travailler...

Que faut-il en retenir ?

  • Jamais ennuyeux,
  • Ambiance transcendée par le moteur graphique,
  • Les environnements graphiques,
  • Le Pipboy, utile et fonctionnel,
  • Les radios, une idée aussi simple que brillante.

Que faut-il oublier ?

  • Trop orienté action,
  • Très manichéen,
  • La vue “troisième personne”, ratée,
  • Des personnages inexpressifs et quasi-immobiles.

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