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Critique du Film : Course à la mort
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Critique du Film : Course à la mort

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 9 octobre 2008 à 0043

Vavavoom, la wouature...

La course à la mort de l'an 2000 est un film culte des années 70 aujourd’hui un peu oublié. Très marqué par son temps, le métrage de Paul Bartel (produit par Roger Corman) a pour principaux particularismes de cultiver un cynisme et un humour noir assez jouissif et de mettre en scène deux acteurs icônes de cette période : Silvester Stallone (alors débutant) et, surtout, David Carradine. Au-delà de ça, il présentait aussi une version trash des courses de Canonball et se voyait annonciateur d’un certain Mad Max. Mais, avant toutes choses, il est utile de noter que La course à la mort de l’an 2000 est une comédie, cruelle et foncièrement critique, certes, mais une comédie tout de même…


Avec le gros bourrin de Paul W.S. Anderson aux commandes du remake, il était certains que le script allait être perdre une bonne partie de cet aspect humoristique. Et dés les premières minutes, l’on est conforté dans cette impression. Le film début de manière critique, sous fond de crise sociale (idée intéressante désamorcée par le fait que l’on se positionne dans une futur assez flou) pour se poursuivre en prison, à travers une sorte de narration de série B dénaturée et pervertie par une imagerie video-clip baignant dans une culture R’n’B. C’est foncièrement ridicule, un peu comme si l’on prenait le cinéma de John Carpenter (le décor fait d’ailleurs un peu penser à New York 1997) et qu’on le vidait de tout son second degré. C’est donc très très con, bourré de clichés mettant en scène des plans suant la testotérone (mais assez pauvre en Fuck You, le public visé étant assez jeune, alors que la violence, elle, est exacerbée – sacrée Amérique, tue ton prochain, mais ne blasphème pas), mais pour peu que l’on apprécie le cinéma décérébré et musclé, on peut tenir le coup car Paul W.S. Anderson a bien appris ses leçons (probablement tirées du livre La Série B pour les Nuls), du moins suffisamment pour bien placer ses caméras.
Cependant, malgré de nombreux artifices esthétiques assez poussés, il faut admettre que tant que les pilotes prisonniers ne posent pas leur cul dans leur bagnole, le film se montre assez chiant pour tous ceux qui ont un minimum de passif cinéphilique. Trop de clichés sur le milieu carcéral finissent en effet par rendre Death Race très lourd, et comme l’on n’est nullement dans un épisode de Oz, on reste de plus dans le domaine du très politiquement correct, avec l’habituelle baston dans les cuisines (depuis Brubaker, cela doit la millième bagarre au plateau repas que je me paye), les affrontements entre gangs latino, black et anglo-saxon, arbitrés par des gardiens goguenards, et la sympathique équipe composée du vieux sage, du mec sympa et du simple d’esprit (il fout quoi dans un quartier de haute-sécurité, au fait, celui-là ? Il a assassiné son hamster ?). Quelle originalité !

Du coté des protagonistes, là encore, on fait dans le consensuel. Jensen Aimes, le héros, se situe assez loin du personnage nihiliste de NY1997, Snake Plissken. Non, Jensen est un brave innocent, condamné injustement, pire, victime d’un complot. C’est vrai qu’il est plus facile de s’attirer la sympathie du public avec ce pauvre type victime du système qu’avec un anarchiste borgne. Dommage que Jason Statham soit aussi expressif qu’un toaster débranché, à peine capable de faire jouer ses muscles à travers de séquences dignes du cinéma gay de David DeCoteau (la séquence de barre fixe est hilarante). Du coté féminin, comme le signale la salope de service, Hennessey (Joan Allen ?? Mais qu’est-ce que cette actrice géniale vient faire dans cette galère ?), le public aime les belles filles. Jensen se voit donc confier une co-pilote latino vachement gironde, Case (Natalie Martinez), une « bomba » qui passe tout le film à afficher ses fesses dans un pantalon taille basse et ses nichons dans un tee-shirt moulant. Le seul problème est que, vu que l’intérieur des voitures est opaque, le fameux public ne peut voir qu’une minute la fille, le temps qu’elle soit transférée de son camion cellulaire à la bagnole (heureusement pour les amateurs, ces séquences sont en général filmées au ralenti et cadrées très serrées sur le meilleur profil de la jeune comédienne).
Heureusement, cela s’arrange un peu quand la course commence. Fortement inspirée par Mad Max 2 (et par le Camion de la Mort), la réalisation de Paul W.S. Anderson utilise les toutes dernières technologies en matière de cadrages et d’incrustations (à la manière de Fast and Furious) pour donner au métrage à la fois du punch et de la lisibilité. Et force est d’admettre que du point de vue technique, le travail est plutôt convaincant. Il n’y a pas un seul moment où l’on perd le fil du récit. Le cinéaste, guère embêté par les obligations d’un scénario inexistant, est libre de se concentrer sur un enchainement d’actions décérébrées composées de cascades et d’effets pyrotechniques vraiment réussis. Le spectateur, lui, qui n’en a strictement rien à faire du sort de ces pilotes aux profils psychologiques aussi vides que le cerveau d’Eve Angeli, peut se laisser aller à admirer cette course aux fortes allures de jeu vidéo en laissant ses méninges à l’entrée de la salle, à coté du distributeur de popcorns.

La conclusion de

Dans Death Race, les voitures sont encore plus expressives que les comédiens, c’est déjà un exploit en soi. A coté de ça, on a un scénario très con vidé de tout l’esprit critique et de tout l’humour du film original et une réalisation ultra-chiadée, à la limite du maniérisme propre aux clips R’n’B moisis. Restent les séquences de bagnoles, qui sauvent un peu le métrage du pilori… et le postérieur de Natalie Martinez, qui a apparemment fasciné le cadreur.

Que faut-il en retenir ?

  • Séquences d'action décomplexées et bien rythmées
  • Involontairement drôle

Que faut-il oublier ?

  • Scénario débile et bourré des clichés
  • Acteurs monolithiques
  • Introduction vide donc chiante

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