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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Death Race - Inferno
Death Race - Inferno >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Death Race - Inferno

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 21 mars 2013 à 1326

Tu aimes les beaux chassis ?...

« Ami du bon goût bonjour ! Tu aimes les beaux chassis, les airbags généreux, le tuning sur les parkings des superettes et les bad boys avec un coeur gros comme ça ? Nous avons tout ce qu'il te faut pour combler ta soirée et te donner du plaisir, car la saga Death Race est clairement faite pour toi ! Tu as aimé voir Jason Statham casser de la racaille dans le premier opus ? Tu as adoré admirer Luke Goss briser du taulard dans la suite ? Tu ne pourras qu'apprécier cette nouvelle suite dans laquelle nos malfrats vont une nouvelle fois s'entretuer, mais également s'en prendre à de gentils petits africains qui ont eu la malchance de se trouver sur leur chemin ! La loi de la jungle est impitoyable dans Death Race, car seuls les meilleurs s'en sortiront pour aller se taper des prisonnières consentantes et soumises pendant la troisième mi-temps ! Ami beauf, sors tes chips, tes cahuettes et ta binouze, le spectacle va commencer ! »

Remaké en 2008 par Paul W. S. Anderson (dont c'est probablement, à l'heure actuelle, le meilleur film), Death Race se décline aujourd'hui sous forme de saga directement destinée au marché vidéo. Ainsi, après un deuxième opus somme toute assez plaisant - notamment au regard de son budget nettement plus serré - c'est aujourd'hui un troisième long-métrage qui débarque en France. On y poursuit le format préquelle racontant les évènements antérieurs au premier film, le scénario de ce nouvel opus assurant une partie de la liaison avec celui d'Anderson. Pour l'occasion, le casting a intégralement été conservé (Luke Goss, Ving Rhames, Danny Trejo, Tanit Phoenix, Fred Koehler et Robin Shou reprennent tous leurs rôles respectifs), la réalisation a de nouveau été confiée à Roel Reiné, et les rênes de la production sont restées entre les mains du duo Anderson/Bolt.

Death Race - Inferno se situe donc dans la parfaite continuité de ses prédécesseurs, que ce soit dans ses bons côtés comme dans ses mauvais. Si l'action quitte ici le milieu pénitenciaire pour s'intaller dans le désert africain, la modification du décor ne va finalement que peu impacter l'histoire racontée. On va donc suivre une nouvelle course mettant en scène de nouveaux pilotes dont le destin est de mourir de la manière spectaculaire, si possible à grand coup d'effets pyrotechniques. Le changement de lieu de ce nouvel opus a toutefois une conséquence directe sur l'action. Ainsi, Death Race - Inferno délaisse la vitesse (difficilement retranscriptible avec les jeeps et le désert de sable) pour se concentrer sur les affrontements directs entre les participants. On se trouve donc ici dans un pur film de stock car, avec froissements de taules, collisions, tonneaux et autres explosions spectaculaires.

A l'instar de son travail sur Death Race 2, Roel Reiné livre une réalisation appliquée : rythmée, bourrine, préférant le réalisme des effets spéciaux "à l'ancienne" à l'utilisation de mauvais CGI. Au final, pour les mêmes raisons que dans les deux précédents opus, ce nouveau film mise avant tout sur son efficacité primaire, d'autant plus appréciable que les scènes d'action sont fluides, lisibles et jamais parasitées par un montage trop épileptique. En dehors des nombreuses courses, les quelques séquences de baston bénéficient d'un même savoir-faire (la scènes où les prisonnières doivent s'entretuer, bien régressive, est l'un des meilleurs moments du film). Globalement, si le tout reste particulièrement bas de plafond, force est de contater qu'on ne s'ennuie pas, Death Race - Inferno donnant toujours au spectateur de quoi l'occuper.

Heureusement, d'ailleurs, car en dehors de cet aspect purement formel, le scénario s'avère être toujours aussi creux et mal fichu, impression d'autant plus renforcée par un happy-end du plus mauvais effet. Les personnages manquent ainsi sérieusement de classe et de charisme, et les enjeux dramatiques sont réduits à peau de chagrin. Le suspens est donc totalement inexistant, et l'on se fiche royalement de ce qui peut arriver aux divers protagonistes (dommage, car le casting est globalement sympathique, même dans ses excès de cabotinage). De plus, à l'instar des deux précédents films, le propos reste tout aussi aseptisé, la force subversive du long-métrage original étant toujours écartée pour livrer un spectacle bien propret ne s'aventurant jamais sur le terrain du politiquement incorrect. Certes, au bout de trois films, on s'en doutait fortement, mais on ne s'y fait malheureusement toujours pas.

Mais au final, ce qui nuit réellement à l'efficacité de Death Race - Inferno se trouve cependant ailleurs : dans son absence de vraies nouveautés. Malgré le changement de décor, la formule reste en effet totalement invariante, et l'on a souvent l'impression de revoir encore et toujours le même film. L'impression est d'autant plus forte que le déplacement de l'action sur un autre continent aurait pu amener un minimum d'originalité ; ici, ces quelques éléments inédits (la population locale, qui se mêle à la course par exemple) sont utilisés sans grande conviction, et leur utilité, très discutable, est contrebalancée par l'abandon d'anciennes idées nettement plus funs qui apportaient un peu de piment au tout (l'utilisation des icones à la Mario Kart). De fait, le film se suit agréablement (pour peu, bien sur, que l'on accroche à la simplicité du concept), mais se regarde sans grande passion, d'un oeil très distrait.

La conclusion de

Dans la parfaite lignée des précédents opus, Death Race - Inferno se pose comme un DTV bien troussé, énergique, qui propose un divertissement aussi con dans ses enjeux qu'efficace dans ses scènes d'action. Globalement ni meilleur ni pire que ses deux prédécesseurs, le métrage souffre cependant de son absence de véritables nouveautés, la formule utilisée n'ayant jamais véritablement varié depuis le premier film. Au final, si les amateurs de beaux chassis devraient aisément y trouver leur compte, les autres auront quant à eux l'impression de regarder encore et toujours le même film.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation énergique,
  • Des scènes d'action correctes,
  • Des comédiens sympathiques.

Que faut-il oublier ?

  • Une formule invariante,
  • Un scénario sans enjeu réel,
  • Le happy-end débile,
  • Propos aseptisé (oui, on ne s'y fera pas !)

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