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Critique du Film : La mort en prime
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Critique du Film : La mort en prime

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 8 octobre 2008 à 1615

Cultissime!!

Si vous êtes européen, il y a peu de chances que vous sachiez ce qu'est un Repo Man, tant le concept nous est aussi étranger que les chasseurs de prime courant après les libérés sous caution fugueurs. En fait, sous cette désignation mystérieuse se cache l'une des professions les plus honnies des Etats-Unis, en compagnie des avocats et des agitateurs communistes. Un Repo Man, donc, est un employé travaillant pour le compte d'une société de REPO, qui propose des instruments de financements non bancaires bâtis sur le principe du gage. S'il advient qu'en cours de contrat l'emprunteur omet de verser les liquidités promises pour la conservation de son bien, le Repo Man est chargé de récupérer ce bien gagé, la plupart du temps une voiture. Et pour arriver à ses fins, le Repo Man peut aller jusqu'à utiliser des moyens proches du banditisme...
Dans le cas qui nous intéresse plus particulièrement, c'est à dire le film d'Alex Cox, Otto est un jeune Repo Man qui fait ses armes en compagnie de deux équipiers aux méthodes diamétralement opposées. L'un prône le respect d'un certains code de conduite, alors que l'autre effectue son job de manière nettement plus musclée. Le réalisateur peut ainsi nous offrir, par le biais de ces trois personnages, différentes visions de l'Amérique des années 80, tout en adoptant un jouissif style narratif plein de "punk attitude". Car Otto est un punk, un dur, un anticonformiste acharné... mais qui plie bien ses pantalons. Le regard porté sur le monde est à la fois cynique, sentimental et détaché, et il fait mouche grâce à ses croustillantes lignes de dialogue et ses discours philosophiques complètement allumés. Il faut dire que la culture punk, Alex Cox, il connaît ça. Britannique, élevé dans ce milieu cultivant la politique du raz le bol et du no future (tant et si bien qu'il réalisa à la fin des années 80 un film sur la vie brève mais mouvementée de Sid Vicious, le leader des Sex Pistols), le cinéaste donne à son film un véritable cachet d'authenticité, appuyé par la géniale performance par l'aîné des fils de Martin Sheen, Emilio Estevez.


Et la SF, là dedans? Rassurez-vous, vous n'êtes pas en train de lire un article de Première ou de Télérama et Repo Man n'est pas qu'une simple critique sociale et politique, c'est aussi une comédie de SF déjantée. Car sachez qu'Otto et ses comparses vont se retrouver à courir après une voiture de 20,000$, une prime énorme engagée par un employeur inconnu et qui ne va pas manquer d'attirer l'attention d'autres groupes de personnes, tout aussi mal intentionnés qu'eux. Aveuglés par la cupidité, tous ces voyous ne se demandent pas pourquoi offrir une telle somme pour la récupération d'une humble Chevy Malibu. Ils ont tort. Car cette bagnole, qui va changer de multiples fois de mains au fil du récit, ne doit pas son prix à une haute considération intrinsèque, mais au contenu de son coffre! Une étrange marchandise aux propriétés irradiantes qui va petit à petit contaminer la voiture pour la transformer en un engin volant luminescent. Arme secrète, artefact extra-terrestre, corps de petit gris, disque de Carla Bruni, photo d'Arielle Dombasle ... le mystère demeure. Tout ce que l'on sait est qu'ouvrir le coffre pour contempler la chose est puni... d'une mort atroce par désintégration!
L'interprétation est de premier ordre. Comme je vous le disais plus haut, Emilio Estevez (passé aujourd'hui de l'autre coté de la caméra) est parfait dans le rôle d'Otto, un jeune fumiste que l'on ne peut s'empêcher de trouver sympathique. Mais à coté de lui, les seconds rôles ne sont pas en reste avec une galerie de personnages forts et délirants (la chef de la CIA avec une main en métal, le Diogène des temps modernes, et bien d'autres...) interprétés par des comédiens talentueux (Harry Dean Stanton, Sy Richardson, Susan Barnes...). Par contre - car il faut bien que je trouve quelque chose à critiquer - je regrette un peu une réalisation un peu trop classique, manquant de personnalité, j'aurais aimé qu'Alex Cox démontre autant de culot dans ses prises de vue que dans le ton adopté par le traitement.

La conclusion de

Bref, vous l'avez pigé, j'adore Repo Man. Ce film est une série B présentant un scénario échevelé, typique des années 80, présentant plusieurs niveaux de lecture. On mélange les genres, on joue sur les clichés comics et rock n'roll, on n'hésite pas à fustiger les valeurs consensuelles cultivées par les politiques de Reagan et de Tatcher, on flirte sans pudeur avec l'anarchisme, on prône l'individualisme et l'anticonformisme. Pour tout cela, Repo Man est une géniale fable urbaine (et peut-être le seul vrai film punk) à disposer dans sa vidéothèque aux cotés de Remo, Buckaroo Banzai ou Mort sur le Grill, en sa qualité d'icône des eighties.

Que faut-il en retenir ?

  • Un vrai film punk
  • Un scénario déjanté
  • Un humour acide

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation un peu trop conventionnelle

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