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Critique du Film : The Mist
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Critique du Film : The Mist

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 29 septembre 2008 à 1319

Un téléfilm de luxe…

Quelques années après le bide – peut être pas nécessairement mérité – de The Majestic, Franck Darabont était retombé dans un certain anonymat, totalement oublié du grand public. Néanmoins, certains fans n’avaient pas encore oublié que le réalisateur avait tout de même mis en scène deux des meilleures adaptations de Stephen King : le très bon La Ligne Verte et le généralissime Les évadés. C’est donc avec une relative impatience que ce nouveau film, troisième adaptation d’une œuvre de King, était attendue. Petit budget, distribution très confidentielle – surtout en France – campagne promotionnelle inexistante, ou presque, tout les ingrédients étaient réunis pour faire de The mist un nouvel échec commercial.
Malgré cela, épaulé par des critiques positives et un bouche à oreille plutôt flatteur, le film a su trouver son public et redonner à son réalisateur ses lettres de noblesse. Pourtant, The mist, sans être désagréable, n'arrive jamais à la cheville des autres longs métrages de Darabont, ne se contentant juste de n'être qu'une œuvre à ranger aux côtés de La tempête du siècle dans la catégorie “téléfilm acceptable”.


Au delà d'une absence visible de budget qui fait tendre la qualité générale vers le bas, notamment à cause de certains effets spéciaux vaiment ratés, c’est principalement une carence en acteurs qui rend The mist particulièrement faible. Thomas Jane, dans le rôle principal, est une véritable catastrophe. Plus qu’insipide, l’acteur s’avère mauvais dans une grande majorité de scènes et réduit la fin du long-métrage à peau de chagrin tant sa prestation est frustrante et énervante là où elle devrait logiquement insuffler au spectateur une certaine émotion. Autour de lui, le casting s’avère également relativement peu inspiré. Exception faite de la délicieuse Frances Sternhagen et du surprenant Toby Jones, les acteurs présents sont globalement fades, y compris ceux qui d’habitude campent sans problèmes de très bons second rôle (William Sadler et Marcia Gay Harden entre autres). Étonnant au regard de la filmographie de Franck Darabont, qui a toujours su diriger au mieux ses acteurs.
Amputé de toute la puissance émotionnelle que sont normalement censés transmettre les acteurs, le film en devient nécessairement moins intéressant. D’autant que le scénario comporte son lot de tares (personnages archi-caricaturaux, comportements incompréhensibles, péripéties courues d’avance) et que, derrière la caméra, Darabont peine à rendre son huis-clôt angoissant, se tirant souvent une balle de le pied en désamorçant tout début de puissance dramatique dans les scènes par des fondus au noir servant à la fois de transition et d'ellipse temporelle.

Malgré l’unité de lieu, le film ne décolle ainsi qu’à l’occasion des séquences se déroulant à l’extérieur du supermarché. C’est lors de ces quelques scènes que le film prend réellement de l’ampleur, de la scène de la pharmacie à l’incroyable séquence finale, époustouflante de beauté et de poésie (notamment grâce à la photographie réussie de Ronn Schmidt et au superbe Host of the seraphim de Dead Can Dance), ce sont ces morceaux éparses qui font que The mist ne sombre pas dans une navrante médiocrité.
Reste à mettre au crédit de The mist une histoire forte et prenante, à mi-chemin entre du Stephen King classique et un hommage plus ou moins avoué à Lovecraft, transcendée par une écriture assez juste des rapports humains – mais mis au service de personnages sans intérêt, dommage !

La conclusion de

Véritable déception pour les fans du réalisateur, The mist ne s’élève jamais plus haut qu’un simple téléfilm de luxe. Plombé par un casting catastrophique et une mise en scène à demi ratée, le film ne décolle qu’à l’occasion de quelques scènes très réussies. Cette adaptation de Brume s’avère donc être un long-métrage aisément oubliable mais dont certaines parties restent nettement supérieures au résultat global.

Que faut-il en retenir ?

  • Histoire forte,
  • Quelques séquences particulièrement réussies,
  • Photographie de toute beauté,
  • Description des rapports humains réussi.

Que faut-il oublier ?

  • Thomas Jane, catastrophique,
  • Casting très fade,
  • Personnages caricaturaux,
  • Mise en scène pas toujours au top,
  • Quelques facilités dans le scénario,
  • Les effets spéciaux,
  • La fin, tout simplement débile.

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