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Critique du Film d'animation : Wall-E
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Critique du Film d'animation : Wall-E

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 20 septembre 2008 à 0036

Belle et le Clochard version Hi-Tech

Il y a fort longtemps, menacée d’être noyée sous ses propres détritus, l’humanité a déserté la Terre pour s’abriter dans de gigantesques vaisseaux spatiaux tout confort. Sur la planète agonisante, une vaine opération de nettoyage robotique est engagée puis oubliée. Sept cent ans plus tard, de ces hordes de petits robots ne restent plus que Wall-E, un mignon petit terrassier qui empile depuis des siècles des tas d’immondice.
Mais avec le temps, Wall-E a changé. Il a, petit à petit, acquis une sentimentalité. Avec son ami, un sympathique cafard aux longues antennes, il collectionne toute sortes de petits objets, visionnent des vieilles cassettes vidéo romantiques et rêve du grand amour. Alors, quand descendue des cieux, apparaît une immaculée créature baptisée EVE, Wall-E pense avoir enfin trouvé une amie…


Bien initié par une extraordinaire séquence d’ouverture, le premier tiers de Wall-E, quasiment muet, est d’une qualité exceptionnelle. En effet, malgré le fait que le script de ce film d’animation respecte à la lettre tous les codes de la comédie romantique familiale et n’apporte strictement rien de neuf du point de vue dramatique, sa première partie est en tout point une réussite exemplaire. Ce résultat vient bien entendu principalement de la conception et de l’animation de Wall-E, un petit droïde, mignon comme tout, qui construit son design à partir de ceux de Johnny 5 et de R2D2, alors que son comportement est plus proche de celui de Charlie Chaplin, de E.T. (phase d’humanisation) et d’un chiot, naïf, curieux, maladroit et par là-même attendrissant.
La recette qui permet de rendre Wall-E attachant - un anthropomorphisme mille fois usité dans le domaine du dessin animé - fonctionne ainsi à merveille. Pourtant, cela reste très primaire ; une maladresse rigolote, un air de chien battu, et hop, les enfants sont sous le charme – et pas mal d’adultes aussi. Je dois admettre que durant plus d’une demi-heure, j’ai également adhéré – et bien volontiers ! - à la démarche, le couple Belle et le Clochard version mécanique étant traité d’une manière délicate et vraiment romantique, sans sombrer dans le ridicule (ce qui n’était pas gagné d’avance). EVE joue le rôle de la belle, intelligente et forte de caractère, alors que Wall-E incarne l’amoureux transi, un peu simplet et près à mourir pour sa dulcinée.
Par contre, dés que le « couple » arrive sur l’Axiome, le gigantesque vaisseau, les choses se gâtent un peu et le film laisse transparaitre son aspect simpliste. Tout d’abord, il est aisé de se rendre compte que Pixar enrichit son film en récupérant des éléments scénaristiques déjà existants pour nous les resservir, complètement relookés. La preuve la plus évidente se trouve dans le personnage du petit robot nettoyeur, un petit droide obsessionnel qui nous rappelle bien entendu le Scrat de l’Age de Glace. Ensuite, le rythme s’accélère car Pixar veut nous en mettre plein la vue, peut-être afin de mieux nous glisser dans la peau (euh… la ferraille) de cet éboueur crotté balancé sans préavis dans une mégalopole hyperactive et immaculée. Mais cela n’a pour effet que de noyer la narration sous un déluge de pistes faiblement ou pas exploitées.
Puis, comme le récit se décentre quelque peu de la romance entre Wall-E et EVE, on assiste à l’introduction d’une poignée de personnages secondaires porteurs de « messages » destinés aux plus jeunes, sans aucune seconde lecture, ni second degré. Une petite leçon d’écologie par ci, une petite leçon d’anti consumérisme par là (les humains du futur sont des obèses qui sirotent du coca à longueur de journée), l’on est en plein dans un discours imagé simpliste construit de toutes pièces pour les enfants de moins de 10 ans. Hormis quelques références cinéphiliques qui raviront les amateurs et la beauté des images, il n’y a plus grand-chose à voir pour les spectateurs adultes. Même les gags, à partir de ce moment, ne feront plus rire tous ceux qui auront perdu leurs dents de lait (la mère de famille assise à coté de moi s’est même assoupie). Le métrage cède ainsi au sentimentalisme excessif, certes bien réalisé (comme le balai dans l’espace) mais il sacrifie le fond sur l’autel de la forme et de la superficialité. L’humanité voyant sa dignité éveillée par les agissements incontrôlables d’un petit robot ? Voilà qui aurait mérité mieux que ce traitement Disneyen et expéditif.

La conclusion de

Wall-E bénéficie d’une animation exceptionnelle et sa première demi-heure est une grande leçon de cinéma. Le petit robot est une grande réussite, tant du point de vue graphique que comportemental. Par contre, la suite m’a nettement moins emballé. Desservi par un scénario trop simpliste et convenu, le métrage n’est plus qu’un défilé de belles images apte à ne satisfaire que l’audience la plus jeune, marqué par un discours moral vraiment basique.

Que faut-il en retenir ?

  • Une animation exceptionnelle, une réalisation sans faille
  • Une première demi-heure de toute beauté
  • Le personnage de Wall-E

Que faut-il oublier ?

  • Une romance bâtie sur des stéréotypes
  • Un scénario manquant de profondeur dans sa deuxième partie

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