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Critique du film d'animation : Wall-E [2008], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 4 août 2008 à 11h10

Un petit bijou de poésie et d’inventivité…

Ratatouille s’était d’emblée imposé comme un pur produit Disney, par son traitement d’une part, mais surtout à cause de la morale typiquement disneyienne qu’il véhiculait. Les artistes de Pixar, autrefois géniaux et inventifs, avaient-ils finalement été broyés et digérés par l’usine à rêve au point de ne finalement devenir que des techniciens très talentueux ? Non, mille fois non ! Wall-E, sur le fond comme sur la forme est le type même de produit que l’on ne penserait pas sorti de ce studio, prenant à défaut la politique capitaliste de Disney pour développer un pamphlet virulent contre cette société de surconsommation longtemps valorisée par ses producteurs. Wall-E ou comment un petit studio de créatifs dicte aujourd’hui sa loi à l’un des piliers majeurs de l’industrie hollywoodienne.

Wall-E est ainsi un film intelligent et ambitieux, qui ne prend jamais le spectateur pour un crétin et se pose comme un véritable petit bijou d’inventivité. Wall-E, petit robot anthropomorphique, nettoie la terre sans relâche depuis sept cent ans. Désespérément seul, il empile des cubes de détritus, collectionne les vieilleries humaines et s’émerveille devant les chansons et les chorégraphie de Hello Dolly. Résolument pathétique, mais incontestablement mignon et émouvant, Wall-E, dès les premières minutes, s’impose comme l’un des personnages majeurs crée par l’écurie Pixar, et peut-être même comme robot le plus mignon de toute l’histoire du cinéma…

La première partie du film – la plus réussie ! - met en scène la rencontre entre Wall-E, robot solitaire et EVE, robot explorateur à la recherche de vie végétale. Parce qu’amputé de la possibilité de se servir de dialogues pour faire communiquer ses deux héros, Andrew Stanton et Pete Docter sont obligés de développer des trésors d’inventivités pour faire passer l’histoire, les sentiments, les émotions. Pari risqué certes, mais la mayonnaise prend ! Sans pathos ni sentimentalisme à deux balles, le film fonctionne et emporte l'adhésion du spectateur, dors et déjà conquis.

La suite du film met en scène le sauvetage de EVE par Wall-E. Un petit peu moins originale, cette seconde partie reste pourtant une réussite totale, le côté poétique, amoindri, étant compensé par une bonne dose de critique virulente. Les hommes, moins humains que les robots qu’ils ont crée, en prennent ainsi pour le grade de début à la fin : gros porcs écervelés avachis sur leurs fauteuils, polluant sans remords l’espace de leurs détritus, ils sont les représentants d’une humanité décadente pour laquelle se batte des robots beaucoup plus attachants. Extrêmement rythmée, cette seconde partie a de plus l’avantage de proposer au spectateur des gags à plusieurs nivaux de lecture, qui feront rire – mais pas pour les même raisons – enfants comme adultes, ainsi qu'un certain nombre de clins d'œil qui réjouiront les cinéphiles !

On pourra malgré tout regretter que l’histoire ne soit pas aussi originale que son traitement, un final désespérément optimiste et un choix artistique bizarre de la part de Pixar : les humains, dans les vidéos du passé, sont interprétés par de vrais acteurs en chairs et en os là où les hommes du futur sont réalisés en images de synthèse. Un choix qui détonne notamment lorsque que les humains du futur regardent les vidéos du passé.

Enfin, notons que le film est superbe a plus d’un niveau. Une marque de fabrique de Pixar, certes, mais qui laisse encore une nouvelle fois très loin ses concurrents. Du récent Kung Fu Panda au futur Madagascar 2, aucun n’arrive à la cheville de ce géant de l’animation. Chaque scène, chaque plan - générique de fin y compris ! - est ainsi un vrai bonheur pour les yeux. Quand en plus ce talent est mis au service d’un scénario en or, que peut-on demander de plus…

La conclusion de à propos du Film d'animation : Wall-E [2008]

Vincent L.
85

Retour du Pixar de la très grande époque, quand en plus d’être beaux, leurs films savaient également se faire originaux et poétiques. Beau, inventif, poétique, critique, drôle, attachant, émouvant… Arrêtez, c’est trop de bonheur !

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario inventif,
  • Poétique et critique,
  • Personnages principaux attachants,
  • Réalisation rythmée et inventive,
  • Visuellement bluffant,
  • Bande-son de qualité,
  • Double niveau de lecture des gags.

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire pas plus originale que ça,
  • Un final trop optimiste.

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