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Critique du Film : Caltiki, le monstre immortel
Caltiki, le monstre immortel >

Critique du Film : Caltiki, le monstre immortel

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 1 septembre 2008 à 1829

Blob sauce tex-mex

Un groupe d’archéologues explore les ruines d’une ancienne cité précolombiennes. Ils vont alors découvrir une grotte dans laquelle se trouve une statue, qu’ils identifient comme étant celle de la déesse Caltiki. Mais en plus de cette idole, les lieux abritent une horrible créature difforme qui a pour particularité d’absorber les organismes vivants. Réveillée, elle va semer la terreur dans la région…


Caltiki, le monstre immortel, démarre sous la forme d’un récit d’aventure exotique, avec son lot de porteurs autochtones un peu niais, de danseuses indigènes sensuelles et de gentlemen explorateurs accompagnés de charmantes dames. Puis le scénario prend la tangente en une direction peu habituelle : le film de science-fiction horrifique, en s’inspirant grandement de deux films sortis sur les écrans quelques temps plus tôt : Le Monstre et Danger Planétaire.
Ainsi, dans Caltiki, l’un des explorateurs se voit « contaminé » exactement de la même manière que l’astronaute de premier volet de la série Quatermass ; il se retrouve en effet le bras emprisonné par la créature et s’il ne se transforme pas en monstre gluant, ce contact va cependant grandement modifier son comportement. Par contre, de Danger Planètaire, Caltiki tire l’aspect de son monstre ; une créature monocellulaire, parente de l’amibe, qui grossit au fur et à mesure qu’elle absorbe des organismes et qui se déplace à la manière d’une grosse boule de gelée.

On pourrait donc se hâter de conclure que le film de Riccardo Freda est totalement inintéressant. Hors, il n’en est rien, et cela pour plusieurs raisons. La première est la qualité affichée par la photographie et les effets visuels de Mario Bava qui donnent à ces décors de studio représentant des ruines mayas une apparence très réaliste et olympienne. De ses vestiges colossaux envahis par les lianes et les herbes folles émane une atmosphère étrange et inquiétante, à la manière d’un récit de Lovecraft. C’est vraiment très réussi et la séquence de la grotte n’en est que plus inquiétante. La deuxième raison est que la réalisation de Riccardo Freda - cet artisan consciencieux et touche-à-tout que l’on ne présente plus - est de très bonne facture, sans temps mort et riche en séquences horrifiques. C’est ainsi que, malgré un scénario très prévisible et qui ne se gène pas pour accumuler les coïncidences (le coup de la comète est quand même dur à avaler), le réalisateur parvient à retenir notre attention.
S’il fallait chercher une grosse faiblesse dans ce film, on la trouverait dans la qualité de l’interprétation, ampoulée et lymphatique. Même John Merivale et Giacomo Rossi-Stuart se montrent particulièrement atones dans leur jeu, ce qui plombe quand même un peu le rythme du récit - d’autant plus que les dialogues sont parfois bien naïfs. Quand aux rôles féminins, le spectateur contemporain sourira forcément devant le sexisme du récit, avec deux femmes – une brune et une blonde - aussi cruche l’une que l’autre.

Les effets spéciaux se résument aux trucages optiques de la partie « exotique », à la conception et à l’animation du monstre, à quelques maquillages et à l’incrustation de miniatures. Si l’on ne peut reprocher grand-chose (loin de là) aux trois premiers éléments, on ne peut en dire autant à la vision hilarante des ces tanks en plastique censés mettre en déroute la créature. Même les vieux films de Godzilla présentent des miniatures de manière plus convaincante, c’est dire la médiocrité de ces plans.

La conclusion de

Série B très sympathique, Caltiki bénéficie du savoir-faire de deux grands artisans du cinéma transalpin : Ricardo Freda et Mario Bava. Il en résulte une très belle photographie (notamment durant la première partie) et une réalisation consciencieuse. Malheureusement, un scénario trop peu surprenant et peu avare en coïncidences osées, ainsi qu'une interprétation très fade, assombrissent le tableau.

Que faut-il en retenir ?

  • Superbe photographie
  • Bonne réalisation
  • Récit divertissant et rythmé

Que faut-il oublier ?

  • Scénario trop léger
  • Interprétation manquant de relief
  • Certaines incrustations de miniatures

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