75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Téléfilm : Peur noire
Peur noire >

Critique du Téléfilm : Peur noire

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 31 août 2008 à 1908

Pauvre Alex, personne ne la croa

« C’est normal que vous soyez nerveuse et angoissée, avec les femmes enceintes, c’est toujours la même chose ! Reposez-vous, cela va vous passer. » Cette phrase, la jolie Alexandra va l’entendre un bon nombre de fois (et nous aussi par la même occasion) quand elle va reporter à son entourage son inquiétude sur le comportement des corneilles, qu’elle juge très bizarre. Bref, personne n’écoute cette brave femme (interprétée par Susanna Simon, une star de la TV allemande), pas même son gentil mari, plus préoccupé par ses affaires juridiques et ses problèmes de douche que par les questionnements de son épouse.
Pourtant, Alexandra n’est pas une incompétente, puisqu’elle est vétérinaire et que, de plus, par le plus grand des hasards (sic), elle a suivi une partie de ses études sous la direction d’un éminent ornithologue. Elle décide donc de s’adresser à lui et de lui faire part des ses observations : les corneilles se regroupent en masse ; elles sont agressives ; elles nidifient en dehors des périodes de ponte ; elles ne mangent que de la viande. Seulement voilà, elle a la mauvaise surprise d’apprendre que le docteur Nowak est mort – ou plutôt disparu en mer – et de constater que son remplaçant ne la prend pas du tout au sérieux…


Réalisé pour la télévision allemande par Edzard Onneken, Peur Noire est un téléfilm traitant de corneilles mutantes. On constate donc qu’après les animaux des lacs (Le monstre du lac) et les rats (Rats 1 et Rats 2 ), nos voisins germaniques continuent d’œuvrer dans le cinéma d’exploitation d’inspiration américaine (on aimerait tant qu’il en soit aussi ainsi dans notre hexagone…). Le scénario est donc des plus classiques : une scientifique découvre une anomalie dans le comportement d’une espèce, fait un rapport non considéré comme fiable (un peu de sexisme s’ajoute au scepticisme), décide d’agir seule (ou presque) et finit par sauver le monde. Par contre, pour ce qui est du style de traitement, Onneken adopte les méthodes d’outre-Rhin, avec un rythme qui tire plus vers un épisode de Derrick que vers une série B américaine. Pour parler clairement, c’est d’une mollesse soporifique.
Les allemands adorent les drames intimistes, on le sait et l’on s’en accorde tant que cela ne figure pas hors contexte. Le problème est que tout leur cinéma s’en ressent, même les thrillers comme Peur Noire. Ici, entre deux attaques de corneilles, on assiste par exemple à des séquences domestiques complètement inutiles (qui nous laissent d’ailleurs perplexes) au cours desquelles les protagonistes exposent leurs soucis de plomberie et de carrelage, et tout cela sans se soucier qu’à part bousiller un rythme déjà bien faiblard ces passages n’apportent strictement rien au récit. Dans n’importe quel pays, ces séquences auraient été coupées au montage. Pas en Allemagne…

Autre fait majeur, la frilosité de la télévision allemande, la plus censurée du monde. Évidemment, dans le domaine du cinéma horrifique, ce particularisme fait de sacrés dégâts et, comme tous les autres, Peur Noire paye la note cash. Dans ce film, en effet, vous ne verrez pas une seule goutte de sang et, encore pire, pas le moindre mort (les décès sont noyés par des éclipses ou des hors-cadres). Quand on compare ce téléfilm à ceux de Sci Fi Channel, par exemple, qui se complaisent dans les effets gores, l’on se rend compte qu’un univers sépare deux cinémas qui traitent pourtant du même sujet.
La principale conséquence des ses retenues graphiques et narratives est que Peur Noire est tout sauf un film fun. C’est, bien au contraire, horriblement sérieux et carré, complètement en antithèse par rapport à la trame du récit qui contient quand même de nombreux éléments pulps. C’est dommage car l’on sent que le réalisateur Edzard Onneken en a sous le pied, qu’il a de l’humour (les références aux Oiseaux d’Hitchcock sont très nombreuses) et qu’il aurait aimé aller plus loin dans le style B-movie. Il nous le prouve avec une excellente dernière partie, très travaillée dans sa photographie et ses prises de vue. Un final d’ailleurs tellement différent du reste du traitement que l’on dirait qu’il appartient à un autre film. Un peu comme si Onneken, désireux de se faire remarquer, avait choisi de nous faire une brève démonstration de son savoir-faire.

La conclusion de

Petit téléfilm sans grande ambition, Peur Noire pêche par un manque de rythme et un ton trop sérieux, qui ne colle pas vraiment au sujet. La réalisation est convenable, tout comme le niveau d’interprétation et les effets spéciaux, mais l’ensemble manque vraiment de folie, ce qui fait que l’on s’ennuie un peu. A noter une dernière partie très réussie graphiquement

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation appliquée
  • Dernière partie graphiquement intéressante
  • Niveau d’interprétation correct

Que faut-il oublier ?

  • Scénario sans surprise
  • Absence totale de rythme
  • Ultra-policé pour la TV allemande

Acheter Peur noire en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Peur noire sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+