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Critique du Film : Hancock
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Critique du Film : Hancock

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 24 juillet 2008 à 0228

Le justicier misanthrope

John Hancock n’a plus envie de vivre. Solitaire, malaimé, mal dans sa peau, sans idéal, il n’a qu’une envie ; c’est de mourir. Le seul problème est que John ne peut pas se suicider car… il est immortel. Dégouté de son existence fade au sein d’un monde de cons, il a alors sombré dans l’alcool et traine ses guêtres de rappeur vintage dans les artères de Los Angeles. Oh, bien sur, malgré son air renfrogné, l’homme a gardé un bon fond et, de temps à autres, il aide les gens…. Enfin, si l’on veut. Disons qu’il attrape bien quelques méchants mais en causant des dégâts collatéraux bien plus dommageables que leurs quelques larcins (si ce bonhomme vous fait penser au suicidaire lieutenant Martin Riggs de l’Arme fatale, c’est normal, l’archétype est identique).
Un jour, lors d’une nouvelle et catastrophique intervention musclée, John va tomber sur Ray Embrey, un gentil spécialiste en communication au profil disneyen. Ce dernier, qui repère du premier coup que, sous ses grands airs prétentieux et fumiste, John cache sa vraie nature, lui propose de retravailler son image pour offrir à la ville un véritable super-héros… Mais bien entendu, le travail à effectuer ne va pas être de tout repos.


Et c’est avec ce postulat de départ que Peter Berg nous offre ici l’un des films de super-héros comptant parmi les plus originaux de ces dernières années. Bien ancré dans ce pitch prometteur, le travail du cinéaste nous propose ainsi une première demi-heure vraiment excellente, à tous les points de vue, avec une mise en scène mettant en avant le cynisme du personnage (interprété par un Will Smith qui, parfois, opère hélas un peu trop dans la caricature), qui nous offre quelques gags assez croustillants (le coup de la baleine sur le voilier, excellent !) et des amusantes séquences d’action et de destruction.
Les premiers moments de la rencontre entre l’idéaliste Ray et le désabusé John sont également assez réussis et donnent lieu à quelques passages plutôt drôles, notamment lorsque Hancock tente maladroitement de se sociabiliser… Puis le film commence à s’enliser. Le problème principal ne vient pas du personnage nouveau venu (Mary), mais le fait que, une fois rentré dans le rang, le super héros Hancock n’est plus guère ni très original, ni très amusant. C’est vrai, le ton adopté jusqu’alors était plus celui de la comédie dramatique que du burlesque, mais là on glisse irrémédiablement vers ce pathos lourdingue et moralisateur si fréquent dans le monde des comics (pourtant, ce personnage est une création originale de Vincent Ngo et Vince Gilligan).

Céder à son devoir ou à sa passion, oublier ses sentiments ou les sacrifier sur l’autel de la nation (ou de l’humanité), blablabla… C’est le message final d’un optimisme béat délivré par le film de Peter Berg, le tout bien caché sous un canevas sentimental mettant en scène un triangle amoureux bien anodin (l’explication des origines de Hancock est de plus complètement tirée par les cheveux). Le film, s’il n’en devient pas mauvais (Charlize Theron est d’ailleurs assez troublante par moment et relève le niveau dramatique du film) devient à ce moment nettement moins intéressant (et même parfois agaçant). L’élément le plus critiquable étant la rapidité de la transformation de Hancock en personnage « respectable », ce qui pourrait laisser croire que, pour Peter Berg et consorts, la chose est facile avec un peu de bonne volonté. Une façon de voir les choses bien trop étroite pour me séduire…

La conclusion de

Hancock, premier gros blockbuster de l’été 2008, est un film assez original et doté d’une excellente première demi-heure. Il est dommage qu’ensuite le récit devienne de plus en plus policé et que ce personnage atypique perdre totalement son paradoxal particularisme de justicier misanthrope. Le film reste cependant une comédie familiale légère, divertissante et plutôt bien interprétée.

Que faut-il en retenir ?

  • Une idée de base très originale
  • Bonne interprétation
  • Séquences d’action divertissantes
  • Un humour noir qui fonctionne assez souvent

Que faut-il oublier ?

  • La deuxième partie, nettement plus policée
  • Un super héros qui, en devenant sage, devient banal
  • Un final convenu sans aucun intérêt

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