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L'Incroyable Hulk >

Critique du Film : L'Incroyable Hulk

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 17 juillet 2008 à 21:00

Aucune surprise en vue, mais la qualité est là…

On était honnêtement en droit de craindre le pire de cet Incroyable Hulk. Mis en scène par un réalisateur n’ayant jamais vraiment fait preuve de subtilité dans ses longs métrages, vendu via une bande annonce mettant l’accent sur le combat entre deux monstres bodybuildés, L’incroyable Hulk s’annonçait comme un film bourrin et très con.
Pourtant, bien qu’à des années lumières de la psychologie de pacotille mise en avant par Ang Lee quelques années plus tôt, cet Incroyable Hulk version 2008 s’avère être plus subtil que prévu et s’impose comme un véritable hommage à la série des années quatre-vingt qui mettait plus en avant le personnage du docteur Banner que celui de son alter-ego verdâtre.
C’est ainsi que le film débute par un générique d’une redoutable efficacité qui place immédiatement le contexte de l’histoire. Très axé autour du personnage de Bruce Banner, de sa fuite et de ses expériences contrariées, il annonce la couleur – au sens propre comme au sens figuré – en ne plaçant Hulk qu’en arrière-champ, invisible mais constamment sous-entendu, à l’instar du traitement mis en place dans la première partie du long-métrage.


Le film nous propose ainsi de suivre le docteur Banner, héros plus proche du SDF que du scientifique, misérable vagabond traqué en permanence par l’armée américaine. Cette première partie – de loin la plus réussie du film – traite de la solitude, de la peur et de la quête du docteur Banner. Interprété toute en finesse par le toujours génial Edward Norton, le film s’avère alors passionnant, parfois touchant, bref, à des années-lumières de ce que la bande-annonce laissait sous-entendre.
Que du bon, donc, sauf que le scénario à encore une fois un arrière-goût de déjà-vu. À l’instar d’Iron Man, le film est prévisible du début à la fin. Désespérément sans surprise, il est l’archétype même du scénario que l’on pouvait être en droit d’attendre pour cette adaptation. Aucune fantaisie, aucune transgression, on passe ainsi par toutes les figures imposées du film de super-héros. C’est ainsi que tout spectateur avec un peu de bouteille pourra prévoir trop rapidement à la fois le déroulement du film et l’enchaînement des scènes.
Niveau personnages, rien de transcendant non plus. En effet, si l’on excepte Bruce Banner, les personnages secondaires sont désespérément manichéens. Dommage car le film s’appuie sur un casting très solide. Norton, évidemment, autour duquel gravite le toujours très bon William Hurt ou le solide Tim Roth, qui, dans un rôle inintéressant et caricatural à souhait, arrive pourtant à faire des miracles. Dans le lot, seule la collagénée Liv Tyler n’arrive pas à transcender un personnage sacrifié et passablement mal écrit.

Derrière la caméra, Louis Letterier réalise son film de manière efficace. Insufflant à son film un rythme imposant, il enchaîne les scènes sans jamais perdre en route le spectateur. Une gageure, d’autant que les scènes d’actions ne sont finalement pas si nombreuses que ça : seulement trois scènes majeures mettent ainsi en scène le colosse vert ! Si la première, dans l’usine, est clairement la plus réussie - grâce à une mise en scène bluffante utilisant les parties d’ombres et de lumière du décor - la dernière réunissant Hulk et l’Abomination pour un combat de catch risque pourtant de ne pas faire l’unanimité tant elle a tendance à frôler les limites du grotesque.
Niveau effets spéciaux, la réussite n’est pas non plus de mise. Loin du Shrek-like ridicule de Ang Lee, ce nouveau Hulk, bien que plus réussi, reste tout de même un nouvel échec du numérique : trop faux, pas assez expressif. Heureusement qu’il n’est présent que lors des trois grosses scènes d’actions du film…

60

Cet Incroyable Hulk version 2008 s’avère être un spectacle des plus agréables. Si les adorateurs du comic n’y verront pas forcément l’adaptation ultime, les fans de la vieille série des années quatre vingt y retrouveront toutes les thématique ayant fait son succès. Épaulé par un casting des plus solides, le film pèche pourtant par son scénario prévisible et déjà-vu qui s’affaiblit énormément dans son dernier tiers, notamment lors d’une scène de catch ridicule entre deux monstres numériques mal-fichus.

Critique de publiée le 17 juillet 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Très bonne interprétation,
  • Réalisation rythmée,
  • Thématique intéressante,
  • Le personnage de Bruce Banner,
  • La dernière scène, jouissive…

Que faut-il oublier ?

  • Scénario prévisible,
  • Personnages secondaires fades,
  • Effets spéciaux très moyens,
  • Le combat Hulk/Abomination, grotesque…

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