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Moon 44 >

Critique du Film : Moon 44

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 11 juillet 2008 à 12:15

Les bourrins de l'espace

Dans le futur – comme aujourd’hui d’ailleurs – celui qui détiendra les sources d’énergie sera le maître du monde, ou plutôt de l’univers connu. Ce précepte déclencheur de conflit, la Galactic Mining Corporation l’a si bien appliqué que ce gigantesque consortium interplanétaire possède désormais le contrôle de toutes les planètes minières du système solaire. Cependant, les choses commencent sérieusement à changer. Armé de redoutables vaisseaux de guerre et de drones de combat, un trust mystérieux, le Pirite, s’empare des propriétés de la GMC les unes après les autres, après y avoir massacré le personnel…
La dernière lune minière encore sous contrôle est Moon 44. Et là encore, les choses ne se passent pas si bien. En effet, régulièrement, des containers d’extractions aux programmes de vol automatisés se « perdent » lors de leur trajet vers la Terre. Ainsi, alors que la menace Pirite sur Moon 44 s’intensifie, le conseil d’administration de la GMC envoie son meilleur agent de sécurité, l’indomptable mais poète Felix Stone, vérifier que le ver ne se trouve pas dans le fruit…


Il est amusant de constater comme il est aisé de discerner la future carrière d’un réalisateur à travers ses premières œuvres. En effet, à l’occasion de ces premiers pas dans l’univers cinématographique, le jeune cinéaste enthousiaste se penche en général à mettre en avant tous les éléments caractéristiques de sa technique et sa façon d’appréhender le septième art. Avec Moon 44 (qui n'est pas le premier métrage du cinéaste mais son premier "gros" film), Roland Emmerich démontre ce qui va faire de lui l’un des plus consciencieux réalisateurs de sa génération et, dans le même temps, anticipe réellement la crétinerie de sa filmographie.
Car pour un petit budget, il faut avouer que Moon 44 a sacrément de la gueule. Que cela soit du coté des éclairages, qui nous renvoie gentiment vers Alien ou Outland, avec ces ambiances minières glauques et froides, que du coté de la réalisation, excellemment bien rythmée et dotée de scènes d’actions très « hollywoodiennes ». De plus, le cinéaste nous démontre déjà qu’il est très à l’aise dans la gestion des séquences à effets spéciaux. Grâce à ces atouts, Roland Emmerich parvient à instaurer une ambiance propice au suspense, voire à l’angoisse. On se met donc à croire au miracle. Oui, mais voilà…

Roland Emmerich se vautre lamentablement dans tous les autres secteurs. Avec Moon 44, il est déjà victime de son habitude puérile et naïve d’appréhender les rapports humains, et il fait ressortir de façon évidente le crétinisme de ce scénario qui pourrait avoir été écrit par un enfant de huit ans. Car Moon 44 c’est pendant une heure des combats de cour de récréation entre les costauds et les intellos, deux bandes composées de stéréotypes aussi subtils que des vieilles souches. De plus, à l’occasion de la mise en scène de leur « échanges sociaux », on n’échappe pas aux poncifs du film de taule ou de bidasse – comme le jeune violé dans les douches, les balaises cons comme des manches, le petit dégourdi, les insultes sexuelles et racistes, le bordel à la cambuse, etc. – ni au cliché du héros solitaire qui passe son temps libre à lire des poèmes ou de la philo. Les méchants sont super méchants et se repèrent dés les premières minutes, alors que d’autres, même s’ils font les gros durs, on sait pertinemment qu’au fond, c’est des braves mecs. Bref, tout est cruellement prévisible, niais et linéaire.
Du coté de l’interprétation, les comédiens se plient au consignes de Roland Emmerich avec un total dévouement. Normal, tant ces rôles psychorigides leur collent à la peau. Michael Paré en « poor lonesome cowboy » désabusé, Brian Thompson en grosse brute qui ne se dégonfle jamais et Malcolm McDowell en vicelard. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne font pas dans la composition. Un aspect qui rend encore plus prévisible le déroulement des évènements et qui finit par ennuyer fortement

40

Bien maitrisé techniquement et doté d’une esthétique assez travaillé, Moon 44 pèche par la puérilité de son scénario et le manque de subtilité dans la construction des rapports humains - un fait devenu coutumier chez Roland Emmerich. Le film est donc très fortement niais, bourré de clichés et extrêmement prévisible, tout en étant agréable à regarder. Moon 44 : prémices d’un cinéma pétaradant et lobotomisé, pain quotidien du 21ème siècle? En quelque sorte, oui…

Critique de publiée le 11 juillet 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Bonne réalisation
  • Effets spéciaux soignés
  • Photographie de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Scénario puéril
  • Personnages stéréotypés
  • Festival de clichés
  • Déroulement prévisible

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