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Critique du film : Cannibal Girls [1989], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 30 juin 2008 à 16h22

Mangez-moi, mangez-moi!!

Cannibal Girls, voilà un titre de version française (sortie en VHS à la fin des années 80) bien trompeur. A le lire, on pourrait croire avoir affaire à un nouveau survival très premier degré, dans le style Cannibal Holocaust ; des femmes aux seins flasques et aux dents acérées dévorant de leurs doigts souillés d’excréments de pauvres explorateurs tombés là par hasard (ou à la recherche d’un quelconque scoop)…. Et bien, pas du tout !


D’ailleurs le titre original, Cannibal Women in the Avocado Jungle of Death, est nettement plus explicite sur la véritable nature de ce nanar aux couleurs heighties. Car le film est une comédie mêlant (et dénaturant) des éléments de films d’aventures exotiques et de films de militantisme féministe (comme il en fleurissait par dizaine en cette période). Le scénario est d’ailleurs d’une exceptionnelle… euh… débilité. Je vais donc me faire un plaisir de vous en parler.
Au sud de la Californie se trouve une forêt inexplorée, une terra incognita, désignée sous le nom de Avocado Jungle, tout simplement parce que sa principale richesse réside dans un fruit très précieux et à la haute valeur symbolique, l’avocat. Hors, depuis quelques temps, les expéditions menées dans la région font l’objet de violentes attaques de la part des membres de la tribu des Piranha Girls. Il semblerait en effet que ces autochtones soient tombées sous l’influence d’une militante féministe, le docteur Kurtz, et que cette dernière a transformé les Piranhas Girls en une horde de sauvageonnes sexistes et… cannibales.
Le gouvernement, le dos au mur, somme alors l’une des principales scientifiques de la communauté féministe, l’anthropologue Margo Hunt, de se rendre au cœur d’Avocado Jungle et de rencontrer le docteur Kurtz. Ainsi, en compagnie d’une élève un peu naïve et d’un guide gaffeur, le docteur Margo Hunt s’enfonce sous la canopée des avocatiers.

Héhé, je vous l’avais dit que c’était crétin ! Ce film complètement fauché est donc un bimbo movie très sage qui tente de nous secouer les zygomatiques par le biais de gags et de situations incongrus. Et cela ne marche, il faut bien l’avouer, que très moyennement. Du coté des gags, les principaux éléments générateurs sont Jim, le guide empoté et porté sur la boisson, et la jeune élève, Bunny (comme par hasard…). Avec le premier, cela fonctionne plutôt bien, et les passages les plus réussis du film sont ceux de son fait, comme quand il réveille la dignité des membres de la tribu des mâles soumis à coup de canettes de bière et de discours machistes (le clin d’œil à 2001, à ce moment, est aussi très drôle). Il entre même parfois dans le domaine du burlesque d’avant-guerre, notamment cette séquence où il se baigne innocemment dans un chaudron en compagnie de carottes et de navets. Pour le second, c’est un peu plus mitigé, son rôle est amusant de par son attitude « girly » (même son sac à dos est rose, et elle y a accroché un sèche-cheveux électrique) mais il devient très vite bavard, et donc poussif.
Bavard… voilà le principal problème de ce film. Surtout à partir du moment où nos héros arrivent chez les Piranha Girls (un temple précolombien en carton pâte). Il est vrai que le but est de mettre en avant les véritables stars du film, la playmate Shannon Tweed et la cultissime Adrienne Barbeau. Mais les longs débats débiles sur le féminisme et l’égalité des sexes finissent par lasser, même s’ils sont cités sans aucun but militant et placés sous le signe de l’humour. Bref, cela ne fait pas rire, c’est juste saoulant. Et le combat final, volontairement grotesque, n’entraine pas le rire escompté. La conclusion est dure mais évidente : ces deux actrices n’ont aucun talent comique.

Les amateurs de films coquins en seront aussi pour leurs frais car Cannibal Women… est très sage dans ce domaine. Juste quelques poitrines dénudées lors de la séquence d’ouverture et quelques plans serrés sur des jolies filles en bikini « Jane-like » viennent nous distraire agréablement l’œil. Les dames, quand à elles, ne seront pas en reste et se verront offrir la vision de quelques « Tarzans » totalement soumis aux volontés de leurs dominatrices et portant tous des noms français (??, c’est quoi cette réputation de carpette ?). Bref, pas de quoi fouetter un chat….

La conclusion de à propos du Film : Cannibal Girls [1989]

Nicolas L.
55

Cannibal Girls est aujourd’hui un film culte. Et comme souvent, le (re)découvrir 20 ans après sa sortie fait naitre un sentiment de déception. Oh, le film reste une comédie légère assez divertissante, un nanar présentant son lot de gags nuls mais amusants, mais cela s’arrête là. Bon, pour le fan de bis que je suis, le film de J.F. Lawton (le scénariste de Pretty Woman !) reste le lieu de rencontre de deux stars sexy de la période, dans deux registres différents, la sculpturale Shannon Tweed et la tonique Adrienne Barbeau. Donc, du collector à mes yeux…

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario crétin et assumé comme tel
  • Quelques bons gags
  • L'aspect culte de la rencontre Shannon Tweed et Adrienne Barbeau

Que faut-il oublier ?

  • Pas toujours drôle
  • Très bavard
  • Thématique sociale datée

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