75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°6 : Vador nous consulte sans Adblock alors pourquoi pas vous ?
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Bimbo Movie Bash
Bimbo Movie Bash >

Critique du Film : Bimbo Movie Bash

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 16 juin 2008 à 0017

It’s raining bimbos ! Alleluia ! (air connu)

Mâles de la planète Terre, prenez garde à votre virilité ! Les bimbos venues de la lointaine galaxie de Bimbus 36D ont débarqué de leur vaisseau interplanétaire ! Leur but ? Venger la gente féminine des sévices et des humiliations que vous, êtres machistes et misogynes, leur infligez depuis des siècles…


C’est sur ce pitch simpliste et complètement loufoque et une trame narrative copiée sur celle d’Independence Day (sorti un an plus tôt) que les réalisateurs Mike Mendez et Dave Parker ont construit Bimbo Movie Bash, un spoof movie bien particulier. Oui, bien particulier, car sachez que ce métrage n’est en fait composé que d’images d’archives récupérées sur une bonne dizaine de « bimbos movies » datant, pour la plupart, des années 80. Le travail des deux olibrius s’est donc « résumé » à fouiller dans les archives de la Full Moon pour récupérer les plans nécessaires à la continuité de leur film, d’insérer des incrustations explicatives et, très souvent, de doubler les séquences en remplaçant les dialogues originaux par d’autres, nettement plus loufoques. A cela, il ne faut pas manquer de signaler la présence d’une voix off datée très « bande annonce années 50 » qui donne à l’ensemble un cachet kitch tout « Cormanien ».
Ce film est donc un véritable quizz dédié aux fans du genre. L’amateur n’aura aucun mal à y reconnaître des extraits de célèbres b-movies comme Cannibal Women in Avocado Jungle of Death, Dr Alien et Beach Babes from Beyond, qui sont les films les plus utilisés, mais de nombreux plans sont piqués ailleurs (la plupart sur des films produits par Charles Band). Quand on visionne le résultat, il nous semble évident que la tâche la plus délicate fut surement d’effectuer le montage le plus coulé possible. Et ce ne fut certainement pas une mince affaire, notamment en ce qui concerne l’étalonnage photographique de cette masse de séquences de qualités variables issues de différents supports (pellicule ou vidéo). Le résultat, d’ailleurs, soyons honnêtes, n’est guère convaincant. Mais cela n’est pas bien grave, car avant tout le but recherché par Mendez et Parker est de fournir à une audience potache le spectacle le plus crétin et le plus « sexy » possible.

De l’humour gras et des bimbos, voilà les ingrédients qui composent la recette de Bimbo Movie Bash. Un plat qui risque de ne pas flatter l’esprit délicat des gourmets adeptes du bon mot et de la blague subtile, mais qui se révèle suffisamment copieux pour satisfaire l’appétit des moins exigeants, ceux qui mangent le poulet et les gambas avec les doigts et qui parlent la bouche pleine en buvant du Coca. Car des jolies filles topless, des blondes à fortes poitrines et aux chutes de reins avantageuses, ce n’est pas ce qui manque dans ce film. La « distribution » est donc de premier choix, et même s’il s’agit d’images probablement déjà vues (dévorées ?) par les fans, ils retrouveront avec plaisir, j’en suis sûr, des célèbres bimbos au top de leur(s) forme(s) comme Brinke Stevens, Michelle Bauer, Linnea Quigley, Julie Strain, Shannon Tweed, Adrienne Barbeau ou Elizabeth Kaitan. Bref, que des stars de la série B américaine.
Du coté de l’humour, il résulte essentiellement de la pertinence du montage. Des séquences ôtées de leurs contextes originels et détournées dans le domaine du loufoque par des doublages, des incrustations de plan de coupe débiles (un monstre préhistorique piqué à Planet of the Dinosaurs qui fait un commentaire sur la situation, par exemple) ou des textes explicatifs stupides sont les solutions relevées par les réalisateurs dans leur recherche d’efficacité comique. Cerise sur le gâteau, les spectateurs sont même invités à participer au délire. En effet, à certains moments du film, juste après une réplique débile, vient un panneau d’intertitre portant la mention : « Déclarez votre propre réplique maintenant ! ». Bref, c’est un peu n’importe quoi et présente un aspect sans queue ni tête qui n’est pas sans rappeler l’univers déjanté des Monty Python.

Pourtant, cela fonctionne moins bien que dans les films des célèbres pitres anglais. On peut logiquement se demander pourquoi. Personnellement, je pense que le problème vient essentiellement de la nature même de ces archives, qui sont trop fortement identifiables. Ainsi, les extraits de Cannibal Women in Avocado Jungle of Death sont assez drôles, mais de par leur structure trop marquée, ils cassent le rythme et apparaissent presque comme un film dans le film. L’autre aspect un peu dérangeant, c’est que les réalisateurs n’ont pas toujours su (ou pu) trouver des plans suffisamment raccord avec la trame du récit. Donc, souvent, le film part dans tous les sens, avec des séquences qui n’ont pas grand-chose à voir avec le cœur du récit ; à savoir l’attaque des bimbos intergalactiques. Et enfin, il manque à cette compilation, certes délirante et sexy, cet humour noir et ce cynisme qui donne aux films des Monty Python ce délectable second niveau de lecture. Cela fait beaucoup pour que ce film soit autre chose qu’un amusant passe-temps…

La conclusion de

Voilà un film que Charles Band a dû prendre plaisir à produire. Il n’a en effet pas couté un seul dollar, ou presque. Bimbo Movie Bash est en effet une compilation d’images d’archives travaillées pour aboutir à une comédie de SF sexy. Le résultat n’est pas mauvais, les deux jeunes réalisateurs, Mike Mendez et Dave Parker, ont réussi à insuffler suffisamment de rythme et d’humour à leur montage pour faire de leur film un spectacle plutôt amusant. Et n’oublions pas l’aspect quizz, suffisamment marqué pour encourager le fan à rester devant son téléviseur.

Que faut-il en retenir ?

  • Un énorme travail de recherche et de montage
  • L’aspect quizz, qui m’a beaucoup plu
  • Des bimbos comme s’il en pleuvait
  • De l’humour potache, pour les amateurs

Que faut-il oublier ?

  • Totalement crétin
  • Ce ne sont finalement que des plans piqués à droite et à gauche

Acheter Bimbo Movie Bash en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Bimbo Movie Bash sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+