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Critique du Film : Eternelle
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Critique du Film : Eternelle

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 6 juin 2008 à 1642

La comtesse sanglante au pays des caribous

Alors qu'il mène une enquête officieuse sur la disparition de sa femme volage, l'inspecteur Pope va rencontrer Elisabeth Kane, une femme fascinante et mystérieuse...
Eternal reprend la structure de Basic Instinct. Il se pose donc comme un thriller coquin, avec son quota de décors sophistiqués, de femmes fatales, de flics corrompus aux méthodes peu orthodoxes. A cela, les réalisateurs Wilhelm Liebenberg et Frederico Shanchez ont rajouté l'élément horrifique. En effet, dans Eternal, le torride duo Catherine Roxy de Basic Instinct est remplacé par deux personnages emprunts de mystère et de superstition; Si Irina peut sans grand risque être considérée comme une démente et une meurtrière, cerner la véritable nature de miss Kane est plus difficile. Si elle vise à nous faire croire qu'elle est en réalité Erszebet Bathory (et donc un être immortel), elle n'en fournit jamais la preuve.


Pour assouvir ses besoins en sang frais, Elisabeth Kane attire donc des jeunes femmes via les forums Internet, les séduit et les assassine au cours de leurs ébats. Elle les vide ensuite de leur sang pour s'y baigner dedans. Hors, si Bathory réclamait du sang de jeunes vierges, plongée au 21ème siècle, Elizabeth Kane semble avoir la partie plus difficile pour dénicher de telles jeunes femmes. Elle a donc trouvé un substitut. Il suffit que la future victime soit en état d'excitation sexuelle au moment de sa mort. Plus pratique, n'est-ce pas?.. Et tant pis si cela n'est guère crédible.
L'inspecteur Pope, quand à lui, est un homme aux pratiques sexuelles particulières. Ainsi, il pratique le sado-masochisme avec la femme de son coéquipier et dit rarement non aux expériences extra-conjugales. La relation qui s'établie entre les deux êtres est donc axée sur le désir, l'humiliation et la frustration. Une relation contrariée par la présence d'Irina, qui sert de rabateuse et qui ambitionne le même statut d'immortalité que sa maitresse. C'est elle qui est également chargée d'éliminer les corps des victimes et de supprimer les témoins gênants.
Le film est donc une succession de séquences de séduction, de scènes de meurtres et d'interrogatoires policiers emplis de sous-entendus (mais l'on ne saura pas ici si Caroline Néron est une vraie blonde). Le problème est que dans chacun de ces domaines, le film s'avère étrangement tiède tant au niveau du traitement que dans celui du démonstratif. On en parfois vient à trouver le temps long. Cela cause beaucoup de bagatelle mais on en voit peu. Seule une séquence, ou Elizabeth Kane sort nue de sa baignoire le corps couvert de sang émane un certains érotisme gothique. Et comme la violence pure n'est pas non plus au rendez-vous...

La réalisation ne nous aide pas à apprécier plus le film. Si le travail des deux cinéastes n'a rien de honteux, il ne brille pas non plus par son originalité. La photographie est soignée mais elle se sort guère de l'habituelle imagerie chiadée et luxueuse, et le résultat apparaît comme mille fois vues, à mi-chemin entre le porno bourge de chez Dorcel et le film gothique. On peut cependant un peu se consoler avec de jolies prises de vue sur les quartiers de Montreal et une séquence orgiaque et baroque dans un palais vénitien qui est très bien mise en image (même si elle est fortement inspirée de Eyes Wide Shut). Au niveau de l'interprétation, c'est Conrad Pla qui interprète l'inspecteur pervers. Il s'en sort plutôt bien, d'autant plus que son physique peu banal donne au personnage un cachet particulier. Du coté de la gente féminine, Victoria Sanchez incarne Irina et Caroline Néron est Elizabeth Kane. Elle sont très jolies toutes les deux mais le charisme de l'espagnole met un peu trop à mal la beauté froide et le jeu approximatif de sa compagne. Un peu gênant dans le fait que le personnage d'Elizabeth Kane est censé être plus important que celui d'Irina.

La conclusion de

Même si Eternal n'est pas une oeuvre remarquable, ce petit film est une bonne surprise. Sur un scénario de thriller érotique matiné d'horreur et de fantastique, les réalisateurs Wilhelm Liebenberg et Frederico Sanchez nous propose un spectacle luxueux et assez bien réalisé. Le principal problème - et qui fait que l'on n'est jamais embarqué par l'histoire - est que le traitement reste très sage dans chacun des domaines qu'il explore, aseptisant vraiment de trop le résultat final.

Que faut-il en retenir ?

  • Un thriller qui tient la route
  • Une photographie très soignée
  • De belles comédiennes
  • Conrad Pla, un acteur atypique

Que faut-il oublier ?

  • Une réalisation sans personnalité
  • Manque de rythme
  • Un film finalement assez sage

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