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Le bouffon de l'horreur >

Critique du Film : Le bouffon de l'horreur

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 26 mai 2008 à 15:07

Mortelle bouffonnerie

Max Taylor, un producteur de disque gagne au poker un manoir. Il décide de s'y installer en compagnie de sa femme et de sa fille, son frère devant le rejoindre un peu plus tard avec les meubles et le plus gros de leurs affaires. Tout ce beau monde va alors être entraîné dans un univers psychédélique et mortel, un monde de carton-pâte aux règles étranges, arbitré par le Bouffon.
Vous aimez les Clowns Tueurs Venus d'ailleurs? Les univers complètement barges et irréalistes? Les gags potaches et les répliques à deux balles? Les situations abracadabrantes? L'humour noir de Freddy Krueger? Alors, Funny Man, alias Le Bouffon de l'Horreur, une comédie horrifique de Simon Sprackling est fait pour vous!
Dans ce film, vous trouverez tous les ingrédients ci-dessus, réunis dans une mixture qui fleure bon le nanar déjanté et assumé. Il faut dire que le personnage du Bouffon est propice au délire. S'inspirant à la fois des bouffons du roi, des caricatures de Carnaval et des archétypes de théâtre de Guignol, ce monstre d'humour noir et de sadisme évolue tout à son aise au sein d'une réalisation psychédélique aux couleurs criardes et dans des décors en toc.


Le scénario, bien entendu, ne vole pas bien haut; juste une bande de victimes aux profils psychologiques guère subtils (certains sont cependant assez drôles, comme ce sosie de la Velma de Scoubidou)qui se font massacrer par les blagues mortelles de ce bogeyman à l'accoutrement et aux agissements ridicules. Le film ne vaut donc que par les effets comiques naissant des meurtres et de leur mise en place, ainsi que par les répliques salaces (le Bouffon est très porté sur la bagatelle!) délivrées sous forme de sentences.
L'onirisme est bien présent, se déclinant parfois sous la forme d'un trip de junky ou d'autres fois apparaissant sans aucune autre justification que la matérialisation des souhaits du tueur farceur. En effet, lorsque l'on pénètre dans le domaine du Bouffon, la réalité perd de sa consistance et tout devient possible; des escaliers menant dans un monde inférieur ou les nains de jardin sont doués de parole au Sexy Club (ce soir c'est spéciale perruque psychédélique!!) établi dans les jardins du manoir. Cette atmosphère étrange est d'ailleurs bien mise en valeur par des décors kitchs très travaillés,et dont la conception a dû absorber un bonne partie du budget.
L'efficacité comique des meurtres est assez variable, mais certains sont très drôles (mention spéciale pour le coup de gourdin!). De plus, le Bouffon enchérit dans le registre outrancier par une attitude joviale (mais très acide) issue de sa nature originelle d'amuseur public. Un mélange assez bizarre et malsain, amplifié par le fait que le personnage est également très laid et obscène, à la manière d'une séance de Commedia dell'arte pervertie par le vice, le surréalisme et le macabre. Il en arrive presque à nous mettre mal à l'aise.
On peut cependant être gêné par le coté absurde de ce scénario qui ne mène nul part. Un non-sens qui rend toute la trame inintéressante (et de toute façon incompréhensible) et qui entraîne que le seul moyen d'appréhender sans risque de migraine le métrage est de le concevoir comme une série de sketches sans aucun lien logique. De toutes façons, il est difficile de prendre pour autre chose qu'une vaste fumisterie un film dans lequel le tueur s'adresse toutes les deux minutes à la caméra pour commenter ses actions ou demander le silence. Sans compter cette omniprésente musique de cirque...
Ah oui, pour finir - j'allais oublier. Ne vous fiez pas aux jaquettes de DVD - comme celle de Neo Publishing pour l'édition française. Malgré qu'il soit cité en tête de distribution, la présence de Christopher Lee dans Funny Man tient plus de l'apparition "guest star" que d'autre chose, avec une petite dizaine de minutes à l'écran. Au grand maximum...

55

Mariage étrange de la comédie britannique et du slasher américain, The Funny Man est un film qui joue à la fois sur son aspect bizarre, la vulgarité potache de son tueur et son style de traitement surréaliste assez original. A coté de cela, le film est très crétin, les personnages stupides, les vannes puériles et pipi-caca et le scénario n'a aucune logique. Complètement déjanté, à la fois proche de l'univers de Freddy Krueger et des Clowns Tueurs, The Funny Man peut plaire aussi bien qu'agacer, mais à cultiver le Z d'une manière aussi passionnée, ce film mérite d'être visité au moins une fois par les amateurs de films de genre. Histoire de se construire sa propre opinion...

Critique de publiée le 26 mai 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Un univers bizarre et surréaliste
  • Des meurtres très drôles
  • Réalisation correcte

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario sans queue ni tête
  • Un humour vulgaire qui peut lasser

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