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Critique du Roman : L'archer vert
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Critique du Roman : L'archer vert

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 17 mai 2008 à 1417

Véritable spectre ou simple justicier?

Une minute s’écoula n’apportant aucun bruit ni aucun signe d’une présence étrangère. Rejetant vivement ses couvertures, il sauta du lit et tenant fermement son revolver il courut à la porte. La clarté de la Lune entrait à flot par les fenêtres du couloir, inondant le hall de lumière.
D’abord il ne vit rien, puis il sembla que quelque chose passait de l’ombre à la lumière. C’était une longue et mince silhouette verte, avec un visage blanc de cire qui soudain lui fit face, immobile, tenant un arc. Maitrisant son émotion, le vieil homme tira deux coups de revolver..

Richard Horacio Edgar Wallace est le sujet d’un véritable paradoxe. En effet, s'il est peut-être l’auteur moderne ayant vu le plus ses œuvres adaptées au cinéma (il fut surnommé en son temps the king of the thriller) il reste pourtant assez peu connu du grand public français. Il est vrai que la plupart de ces adaptations n’ont pas souvent traversé la frontière anglaise ou germanique, et c’est encore là une étrangeté tant ces films possèdent une personnalité affirmée. Un style qui a permis d’ailleurs à cet écrivain britannique de déménager pour Hollywood (il y finira ses jours) pour officier en qualité de scénariste et même de réalisateur au service de la RKO. Ainsi, malgré ses 173 romans et sa vingtaine de pièces de théâtre, dans les mémoires de cinéphiles, Edgar Wallace - hélas disparu prématurément - reste « l’inventeur » de l’un des monstres les plus célèbres du 20ème siècle : King Kong.
Adapté trois fois à l’écran (1925, 1940 et en 1961 avec Karin Dor dans le rôle de Valérie Howet), L’archer Vert est l’un des romans comptant parmi les plus connus de l’écrivain de Greenwich (en dehors du cycle du fameux docteur Mabuse). Sortie très tôt en France – en 1936, chez Hachette, dans la collection « Les meilleurs romans étrangers » -, ce livre est un pur roman gothique policier avec son lot de fantômes, de personnages inquiétants et d’énigmes. Avec une écriture très classique et élégante, qui n’est pas sans nous rappeler le style de sir Arthur Conan Doyle, Gilbert Keith Chesterton (en moins déconcertant) ou de Dorothy Sayers, Edgar Wallace nous entraine dans une minutieuse et passionnante enquête sur fond de fantastique avec une panoplie de personnages attachants ou haïssables.
Il est intéressant de noter aussi l’évolution dans la narration. Par exemple, le personnage de Spike Holland, le journaliste, qui ne sert finalement qu’à lancer l’intrigue, s’estompe progressivement au cours de l’histoire, laissant la place libre à Jim Featherstone, Valerie Howet et Abel Bellamy. On est également séduit par la construction de certains personnages, loin des archétypes manichéens populaires, comme le couple d’escrocs composé de Julius et Fay Savini, au début détestables et finalement sympathiques. Un traitement assez politiquement incorrect qui rend le récit original et cela même si les « valeurs sures » sont là, comme la jeune femme en péril ou l’homme de main lâche et cupide. L’efficacité du roman repose aussi sur les épaules d’Abel Bellamy, allégorie romanesque de cette classe américaine médiocre qui a réussi. Cruel, aigri, jaloux et surtout extrêmement machiavélique, le personnage n’apparaît pas pour autant caricatural, tant son traitement laisse apparaître en sa personnalité des failles et des faiblesses.
Le final, nettement plus aventureux, verse dans l’expression d’un héroïsme tout britannique. Très spectaculaire, il dénote du reste du récit, nettement plus « atmosphérique ». Si les personnages perdent un peu en subtilité, le choix est judicieux car il permet à Edgar Wallace de glisser dans le fil de l’histoire ses coups de théâtre de manière plus fluide, une homogénéité se créant entre les révélations et les péripéties.

La conclusion de

Grand écrivain de la littérature populaire du début du vingtième siècle, Edgar Wallace est un écrivain à redécouvrir. Pour ce faire, L’archer vert se trouve être le roman idéal. Mélangeant avec habileté des éléments gothiques et policiers, l’auteur nous y offre une intrigue bien ficelée où évolue une galerie de personnages qui ne peuvent laisser le lecteur indifférent. Dévoilant petit à petit leurs secrets, le château de Garre et ses résidents nous entrainent dans une passionnante aventure.

Que faut-il en retenir ?

  • Une intrigue passionnante et bien ficelée
  • Des personnages riches
  • Une plume classique vraiment agréable

Que faut-il oublier ?

  • Trame très classique, donc un peu prévisible

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