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Doomsday >

Critique du Film : Doomsday

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 13 avril 2008 à 16:26

Fait par un geek pour les geeks...

Quel intérêt peut bien avoir un film comme celui-ci ? Si vous êtes né avant 1965 et après 1985, probablement aucun je pense. Si en revanche vous êtes de la génération comprise dans ces décennies et que des films comme Mad Max ou New York 1997 vont ont fait rêver étant jeune, il est très probable que Doomsday ait sur vous un irrésistible pouvoir attractif...
Neil Marshall, réalisateur britannique du très réussit Dog Soldier, a visiblement été influencé par tout ce cinéma bis des années 80. A l'instar de Tarantino qui, dans son Grindhouse, rendait hommage au cinéma des années 70, Marshall réalise ici un vrai film de geek, celui d'un cinéaste très certainement marqué par la cultissime scène du boomerang de Mad Max 2. Mais contrairement à ce que Tarantino arrive à faire avec ses longs-métrages, Doomsday n'est définitivement pas un film grand public : si vous n'en possédez pas les codes et les références, il est plus que certain que vous le rangerez dans la catégorie nanar.


Il faut en effet être particulièrement indulgent devant le script de Doomsday : l'histoire en plus d'être particulièrement crétine, est basée sur un certain nombre d'incohérences et le scénario aligne les péripéties dans le seul but de mettre en scène telle ou telle séquence apparemment chère au réalisateur. C'est ainsi que pour endiguer une épidémie mortelle (un petit coup de 28 jours plus tard), un mur est construit autour de l'Ecosse visiblement en une nuit (une pincée de New york 1997) ; piégés à l'intérieur, les survivants se divisent en deux groupes : d'une part ceux qui reviennent aux bonnes vieilles valeurs punk (une grosse dose de Mad Max 2) et d'autre part ceux qui préfèrent vivre comme au moyen-âge (une louche de Barbarians). Puis, quelques décennies plus tard, le virus réapparait à Londres et l'on envoie un groupe de militaires (petit parfum de Aliens), mené par un clone féminin de Snake Plissken, récupérer un potentiel remède dans cette Ecosse dévastée.
Bref, vous l'aurez compris, il ne se passe pas une minute sans que les références n’envahissent l’écran, souvent de la manière la plus gratuite et la plus inutile ! Du scénario à la réalisation, tout le long-métrage est entièrement orienté vers la création d'un film ultra-référencé à destination de ceux qui possèdent ces références. Le grand public, quant à lui, restera hermétique à tout cela, ne voyant finalement le film que pour ce qu'il est très certainement : histoire sans queue ni tête, péripéties incohérentes, personnages manichéens, gratuité et inutilité de nombreuses scènes. Tout juste pourra t-on accorder tout le monde sur la réalisation dynamique et survoltée d'un Neil Marshall qui, visiblement, c'est fait plaisir.

Devant la caméra, les acteurs donnent le meilleur d'eux même, et ce malgré des personnages aussi épais que des feuilles de papiers : Rhona Mitra, sans être exceptionnelle, reste sobre et arrive à interpréter son personnage sans tomber dans les habituels excès des Michelle Rodriguez et autres Milla Jovovich ; à ses côtés, Bob Hoskins et Malcolm McDowell mettent toute leur expérience pour donner vie à des personnage sacrifiés sur l'autel du spectaculaire. Et puis, pour ajouter un peu aux dizaines de clins d'œil fait par le film, vous pourrez vous amuser à retrouver nombre d'acteurs ayant déjà tourné avec Neil Marshall, dans Dog Soldier (Sean Pertwee, Emma Cleasby, Darren Morfitt, Chris Robson) ou dans The descent (Nora-Jane Noone, Leslie Simpson).

65

Je suis assez d'accord avec l'avis de Sylvain, Doomsday n'est pas un bon film. Mais je rejoins également les avis de Richard et de Nicolas : Doomsday est paradoxalement un film jouissif pour tous ceux qui en possèdent les codes et qui ont grandi avec Mad Max et Snake Plissken. Bref, nous sommes ici devant un bon gros film fait par un geek à destination des autres geeks...

Critique de publiée le 13 avril 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario et une réalisation ultra référencés,
  • Une mise en scène dynamique,
  • Un casting solide,
  • Très divertissant.

Que faut-il oublier ?

  • Scénario stupide et incohérent,
  • Aucun intérêt pour les non-initiés,
  • Aucun intérêt pour les allergiques aux années 80.

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