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Critique du Film : Bienvenue au cottage
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Critique du Film : Bienvenue au cottage

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 3 avril 2008 à 1618

Un kidnapping pas comme les autres

Dans une petite résidence campagnarde, trois olibrius gardent en otage une blonde à forte poitrine. Leur objectif? Demander une rançon à son gros truand de papa. Oui, gros truand, vous avez bien lu, genre mafieux colérique, proxénète et libidineux. Donc, "grosse erreur les gars", pourrait-on en déduire, surtout lorsque l'on apprend que ce parrain de bas-quartier n'a aucune intention de payer la somme réclamée et qu'il a lâché dans la campagne ses tueurs japonais à la lame facile. Pour le trio de ravisseurs, chamailleurs et gaffeurs, l'affaire alors semble très mal engagée, et devient même carrément dramatique quand ils prennent conscience qu'ils ont au la mauvaise idée d'installer leur planque près de l'antre d'un monstrueux tueur.


Trois crétins, une blonde irascible, deux yakuza hystériques, un tueur dégénéré, des villageois zarbis, voilà les différents ingrédients de cette comédie noire complètement déjantée réalisée par Paul Andrew Williams, un jeune cinéaste complètement imprégné de fantasmes geeks et de culture bis. Sans réelle tenue dramatique, le scénario de ce film n'est en réalité qu'un prétexte à un délire gore et potache, avec un humour jouant à la fois sur les démonstrations gores et un comique slapstick mâtiné de buddy movie à la Abbot & Costello ou Laurel & Hardy. Comme dans ces classiques, les évènements prennent forme quasiment exclusivement autour du seul personnage tangible de cette histoire, David (interprété par un Andy Serkis génial), l'individu qui essaye en quelque sorte de recoller les morceaux. Et David se trouve être au final une sorte de centre de gravité autour duquel tournent de manière erratique et désordonnée - ils s'entrechoquent même souvent - tous les autres éléments narratifs.
Et quand je dis désordonnée, je suis même bien en deçà de la vérité...
Car ce métrage, dés les premières secondes, accumule de manière forcée mais extrêmement jouissive des séquences bourrées de caricatures et de références - qui ne sont pas sans rappeler le cinéma de Simon Pegg - suivant un fil narratif qui se veut direct et crétin. On peut cependant le découper en deux parties distinctes. La première traite essentiellement des rapports agités au sein du trio de ravisseurs; David, son frère Peter (un binoclard faible, maladroit et prisonnier d'un mariage étouffant) et Andrew, un gros boulet, embarqué dans cette histoire par pure jalousie (c'est le neveu du mafieux), et qui provoque une catastrophe à la minute. A cela, il ne faut pas manquer d'ajouter Jennifer, la prisonnière, une véritable teigne qui passe son temps à écrabouiller les bijoux de famille de ces crétins ou à leur exploser le pif, et qui, mise en position de force malgré son état de détention, ajoute à l'aspect décalé de l'affaire. Le décor, lui, reste foncièrement minimaliste, une petite cabane dans les bois, dans le style Evil Dead, avec un voisinage inquiétant, comme ce village habité par une horde de vieillards (dont Doug Bradley!) aux attitudes étranges.


Puis, à mi-métrage, ce thriller à l'humour noir bascule dans le slasher. Avec l'arrivée des yakuzas coïncide l'apparition d'un lointain parent de Jason Vorhees. Et c'est le commencement de l'équarrissage grand-guignol maquillé en survival. Le film devient vraiment gory, à base d'effets spéciaux artisanaux (Stuart Conran à la baguette) mais de très bonne facture, et l'on rit beaucoup des attitudes ridicules des protagonistes et des malheurs qui souvent résultent de leur bêtise. Pieds coupés, empalements, décapitation, écartèlements, égorgements; c'est un véritable festival d'amputations et de mutilations qui sont offerts sous nos yeux, souvent par l'intermédiaire d'un gag visuel ou de situation, comme à la grande époque de Braindead. Et dans sa logique de geek, Paul Andrew Williams n'épargne personne, pas même la blonde de service (utilisée à contre-emploi, car elle est la plus courageuse de tous ces personnages) ni le héros, qui va vraiment en chier (et comme c'est un héros, il va mettre un temps fou à crever, ça lui apprendra).
On pourrait bien sûr reprocher au réalisateur d'avoir cédé à une certaine facilité. En effet, ne cherchez pas dans The Cottage une quelconque montée en tension ou un climax au déclenchement ultra-calculé. Non, vous trouverez juste quelques twists permettant au récit de rebondir un peu, suffisamment pour nous offrir à nouveau un feu d'artifice potache. On voit en effet très bien ou le cinéaste, auteur également du scénario, veut en venir; la mise en forme d'une linéarité artificielle afin de pouvoir matérialiser en une seule œuvre tous ses fantasmes cinématographiques qui prennent leur origine dans le cinéma de genre des années 80. Et pour cela, peu importe que l'environnement dramaturgique soit d'une pauvreté absolu, l'essentiel réside pour lui dans la trame principale. Et le plus incroyable est que non seulement ça marche, mais en plus c'est fichtrement marrant.

La conclusion de

The Cottage est une sacrée bonne surprise. Après un thriller qui a enthousiasmé la critique en 2006 (London to Brighton), Paul Andrew Williams nous offre avec ce film un véritable festival décomplexé de culture bis bourrée d'humour noir. Le scénario, vraiment basique, n'est qu'un alibi à un déchainement de gags sanglants et de situations comico-horrifiques, mais peu importe tant le résultat s'avère jouissif pour le spectateur doté d'un esprit potache.

Que faut-il en retenir ?

  • Un humour décapant
  • Gore et imprégné d'esprit bis
  • Andy Sirkis
  • Aucune chute de rythme
  • Bourré de références

Que faut-il oublier ?

  • Scénario alibi
  • Aspect geek très marqué

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