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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Rossa Venezia
Rossa Venezia >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Rossa Venezia

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 4 mars 2008 à 1608

Venise… ville romantique ?

A Venise, une épouse rentre chez elle à l’improviste. Elle surprend alors son mari en charmante compagnie. Cédant à une rage froide et incontrôlée, elle saisit alors une fourche qui se trouvait là ( ?) et empale le couple adultère. Résultat : dix ans de prison ! Dix longues années de sévices lesbiens qui mettent bien à mal son équilibre psychologique déjà bien éprouvé. C’est donc à moitié démente que la jeune femme quitte sa geôle, bien décidée à débarrasser Venise de ses femmes de petite vertu… Non sans avoir auparavant profiter de leurs charmes.


Andreas Bethmann est le dernier rejeton de cette génération de cinéastes indépendants allemands oeuvrant dans le milieu trash et underground. Aussi, comme celui de ses petits camarades de jeu, le cinéma d’Andreas est complètement fauché, souvent mal interprété par des comédiens semi-amateurs, et il lorgne sans retenue vers le genre erotico-horrifique. Sauf que… Sauf qu’Andreas Bethmann va souvent beaucoup plus loin dans le domaine érotique que Schnaas ou Buttgereit, et souvent, au final, ses films se révèlent être plus souvent de simples pornos trashs qu’autre chose.
C’est le cas encore ici de ce Rossa Venezia, son œuvre la plus « ambitieuse » à ce jour. Prenant comme support un scénario alibi aussi touffu que l’intimité épilée de ses actrices, le cinéaste se complait à alterner des séquences gores et des séquences pornographiques sans essayer d’établir un lien logique entre elles. Il justifie d’ailleurs encore moins les démonstrations lubriques de ses jeunes femmes en rut. L’essentiel pour lui est donc bien de racoler au maximum les amateurs de films X avant de se préoccuper de la logique de certaines scènes plus qu’explicites.

Andreas Bethmann met alors une grande rigueur toute professionnelle à nous exposer la plastique de ses comédiennes (et de ses comédiens). C’est parfois assez charmant (sic), parfois beaucoup moins, certaines de ses « muses » étant assez éloignées des standards qui font les reines de beauté. Par contre, j’aurai apprécié qu’il applique la même méthodologie consciencieuse sur la cohérence de son récit, qui accumule les idioties les plus ridicules. Entre une jeune femme électrocutée avec un godemiché en plastique et une autre qui se voit dissoute dans l’acide sans que les cordes qui l’entravent ne soient abîmées, l’on nage en plein stupre mais aussi en plein n’importe quoi.
Le film bascule en fait entre l’exposition des actes porno-gore de la criminelle et des séquences mettant en scène l’enquête policière. Au cours de cette enquête, entre les inévitables turlutes et culbutes (si l’on en croit ce film, les commissariats de police sont de véritables lupanars), le spectateur va être à même d’assister à des scènes d’autopsie et des interrogatoires de témoins, ces moments étant des passages hyper chiants et très mal interprétés par des acteurs monolithiques. Par contre, c’est à cette occasion que les fans de cinéma de genre pourront retrouver le sympathique duo Jésus FrancoLina Romay dans le rôle des parents de l’une des victimes. A ce sujet, il paraîtrait que le réalisateur espagnol a assisté le jeune allemand dans la réalisation de ce film. Mmouais, permettez-moi d’en douter, je vois plutôt cela comme un effet de publicité, une façon de cautionner le film en tant qu’œuvre artistique et non pas en tant que simple vidéo porno.

En ce qui concerne le gore, il faut bien admettre que le sang ne manque pas. C’est souvent assez mal fait, certains effets sont même ridicules mais d’autres rattrapent bien le coup par leur coté sadique. Le plus réussi, et le plus drôle, est probablement l’attaque du sexe d’une jeune femme à la perceuse électrique. Malheureusement, de nombreux autres meurtres se révèlent trop classiques, dans la plus pure tradition giallo, à grands coups de poignard (très souvent en dessous de la ceinture). Dans le domaine de l’horrifique sanglant, le bilan est donc mitigé. Un peu plus de délire aurait été le bienvenu.
Malgré tous ces défauts, Rossa Venezia aurait pu être un porno-gore sympathique dotée d’une réalisation techniquement convenable s’il n’avait pas eu une autre casserole accrochée aux fesses : sa durée ! Deux heures et demi pour une œuvre à l’aussi faible potentiel narratif, c’est une heure de trop. Conséquence : le film s’éternise, le rythme est mou du genou, les scènes de transitions en deviennent terriblement barbantes (d’autant plus qu’Andreas Bethmann se prend très au sérieux). Bref, l’on se surprend à activer la touche avance rapide de son lecteur de salon, d’autant plus que les dialogues, insipides, n’apportent strictement rien à une intrigue aussi linéaire que la ligne droite de Longchamp.

La conclusion de

Rossa Venezia, malgré tout un emballage factice de professionnalisme et d’ambition artistique, n’est finalement qu’un porno-gore un peu mieux foutu que les autres. La réalisation est certes consciencieuse et techniquement maîtrisée dans ses prises de vues, mais le scénario est vraiment trop nul, les comédiens trop mauvais, la mise en scène trop primaire - avec un rythme pachydermique qui reflète le manque d’attention d’Andreas Bethmann dans la construction des séquences dialoguées – pour rendre l’œuvre intéressante. Les scènes de supplice peuvent amuser le fan de gore, l’aspect porno contenter un moment une certaine clientèle, mais le mélange des deux, comme d’habitude avec ce type de produit, se révèle finalement lourd et indigeste.

Que faut-il en retenir ?

  • Du pur cinéma indépendant et transgressif
  • Cadrage et prises de vues appliquées
  • Quelques séquences porno-gores assez drôles

Que faut-il oublier ?

  • Scénario très mauvais
  • Film trop long, rythme pachydermique
  • Effets gores inégaux
  • Interprétation assez mauvaise

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