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Critique du Roman : La reine des damnés
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Critique du Roman : La reine des damnés

Avis critique rédigé par Lucie M. le mercredi 13 février 2008 à 1648

Les origines du Don Obscur

Quand Lestat réveille l’une des plus vieilles vampires existantes sur Terre ? Qu’est-ce que cela donne ? À votre avis ? Et bien un énorme remue ménage dans la communauté vampirique d’Anne Rice. Lestat, ce vampire à l’âme rebelle, ressuscite, d’un très long sommeil, la Mère de tous les vampires : la terrible et belle Akasha. Celle-ci endormie depuis des lustres en compagnie de son cher roi Enkil, ne sommeille en réalité que d’un œil puisque sous la garde du très sage Marius elle suit tout ce qui se déroule sur la Terre et particulièrement ce que fait Lestat. Celui-ci devenu une vraie rock star, depuis le tome 2 des Chroniques de Vampires, va grâce à sa musique enchanteresse ranimer Akasha.
Cela faisait une éternité que j’avais lu ce troisième volet des Chroniques de Vampires : La Reine des Damnés. J’étais adolescente, j’étais folle des vampires et je m’habillais tout de noir. Enfin, c’était tout un programme. Je vous raconte tout ça puisqu’actuellement nous sommes en 2008, j’ai bientôt 33 ans et ce roman que je viens de relire est toujours aussi intense. Cette relecture m’a permis également d’avoir une tout autre vision sur celui-ci. On va dire qu’à l’époque de ma première lecture les élucubrations religieuses d’Anne Rice ne m’avaient pas trop marquée puisque j’étais simplement transportée par la découverte des origines du Don Obscur. Bon je ne vais sûrement pas faire une thèse à propos des questionnements religieux d’Anne Rice. Premièrement puisque ce serait à mon avis trop long et je ne suis pas super éclairée à ce sujet et deuxièmement La Reine des Damnés ne se résume pas qu’à cela.
Ce tome 3 fait encore partie de l’époque où la remise en question de la foi d’Anne Rice était de mise. Une remise en question envers le bien-fondé de la religion et de l’existence de Dieu. Un doute survenu au décès de sa petite fille Michèle d’une leucémie en 1972. Cette épreuve que connut Anne Rice n’engendra pas que doute et tristesse, mais également cela lui permit de se plonger dans l’écriture d’un roman au succès internationale : le sublime Entretien avec un Vampire. Cette longue remise en question religieuse dura jusqu’en 2005 avec la parution du dernier tome des Chroniques de Vampires : Cantique Sanglant et fut accompli à travers l’évolution du personnage Lestat De Lioncourt. Anne Rice reprit progressivement confiance en sa foi et dédia par la même occasion une trilogie sur la vie de Jésus toujours en cours d’écriture. Mais dans La Reine des Damnés, sortie en 1988, Anne Rice n’avait toujours pas retrouvé sa foi et elle s’émancipe de cette insatisfaction religieuse par le biais de son personnage d’Akasha qui représente l’incarnation ténébreuse de la Vierge Marie apportant sur la Terre le principe d’une toute nouvelle religion. Une nouvelle religion mise en route dans le sang comme les croisades du Moyen-Âge durant les guerres saintes pendant 3 siècles d’affilés.
Passons outre la religion et concentrons-nous sur le principal : le roman dans son ensemble. Un ensemble harmonieux, mais dont la lecture peut s’avérer dans un premier temps fastidieuse. C’est un des côtés littéraires assez agaçants d’Anne Rice. Elle développe beaucoup trop les pensées de ses personnages faisant face à une quelconque action. En fait, par certain moment cette technique d’introspection cérébrale fonctionne extrêmement bien puisque c’est une manière très efficace pour travailler à fond la psychologie des personnages tandis que d’autres fois cela alourdie le texte et beaucoup trop l’action. La Reine des Damnés sera composé d’un Préambule et ensuite découpée en 5 parties. Le roman commencera par une préface écrite par Lestat puisqu’il est l’auteur de ce récit racontant les origines du virus vampirique. Anne Rice puisera dans les origines de l’ancienne Égypte pour faire naître la légende d’Akasha et d’Enkil ceux qui par convoitise et stupidité feront naître le vampirisme. Ce récit nous sera raconté au fur et à mesure et sera entrecoupé avec une autre légende et la plus réussie je dois dire : celle des jumelles rousses. Là franchement je reste encore bluffée par la construction du roman puisqu’avec toutes ces parties scindées en 5 et racontées par différents personnages cela donne un très bon coup de pouce à l’intrigue principale. Ce roman peut être définit comme une sorte de bible pour tous les vampires, mais là je vous vois venir : oui assez de comparaison religieuse donc je vous conseille de vous laisser porter par le récit des origines du Don Obscure.

La conclusion de

La Reine des Damnés pourrait se comparer à la bible de tous les vampires puisqu’il raconte les origines et les légendes sur la création du Don Obscure. Pourquoi les vampires existent-ils et pourquoi sont-ils aussi assoiffés de sang ? Anne Rice continue son combat contre sa foi vacillante, mais réussit également un très bon roman à la construction progressive et changeante. Même si parfois certains passages s’avèrent alourdis par sa manie de développer un peu trop les pensées de ses personnages, Anne Rice est une excellente conteuse et elle vit à fond ses Chroniques de Vampires. Donc à lire bien évidemment c'est un récit passionnant et comme Entretien avec un Vampire et comme Lestat le vampire ce troisième opus devient un classique de la littérature vampirique.

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