75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Manga : Remina
Remina >

Critique du Manga : Remina

Avis critique rédigé par Mathieu P. le vendredi 1 février 2008 à 1721

La critique du staff

Du nouveau dans l'horreur? Un frisson va vous parcourir le dos? L'élément déclencheur ? Un manga bien sûr !
Voici venir Remina, manga de Junji Ito des éditions tonkam. Fort de sa bien belle couverture, papier en relief, ce manga nous promet par le biais d'une étiquette joliment apposée, de nous donner beaucoup de frisons? Alors qu'en est-il vraiment ?
Etudions l'histoire en premier lieu si vous le voulez bien. Remina, s'articule au niveau d'un scénario simple, peut être même un peu trop crédule. A savoir qu'une énorme planète est découverte, celle-ci fut baptisé Remina du nom de la fille du chercheur qui l'a trouvée.
Or, cette planète va rapidement plonger le monde dans le chaos. En effet, d'autres chercheurs découvrent une planète dotée d'une « vie » et qu'elle a pour passe temps de manger d'autres planètes. Fait étrange et assez inhabituel, Remina (la planète) se met à se sustenter de toutes les planètes du système solaire. Neptune, Uranus, Saturne, sont littéralement gobées par cette dévoreuse de planète.
Ne nous cachons pas et disons le simplement, le scénario est un peu gros. Mais ceci est en fait une fourberie malhabilement déguisée pour nous présenter le réel intérêt de ce manga : L'avilissement, de l'être humain. En effet, la population se sachant condamnée ne va voir sa rédemption que dans un acte barbare et primitif, et profondément idiot : La croyance.
Désespéré de ne pouvoir lutter, les habitants vont se créer un responsable, estimant pouvoir ainsi résoudre leur problème. Et c'est ainsi que Remina et son père vont être condamnés sur le sacro saint autel de la bêtise humaine. La populace va donc chercher à tuer nos deux comparses dans le seul but de pouvoir se sauver. Vain et futile, cet étalage de haine à l'égard de deux personnes innocentes, est le réel but de l'auteur. L'aspect astrophysique et fantastique étant plutôt une excuse un peu grossière et mal enrobée servant à introduire le côté gore et malsain de l'oeuvre. Ce qui choque, ou du moins, qui peut déranger, c'est surtout les références très chrétiennes qui parsèment cette oeuvre ci et là. Remina, et son père subissent tour à tour différents supplices, qui sont très empruntés à ceux endurés par une certaine personne peu connue dans ce monde : Jésus Christ. Traînés, fouettés, martyrisés puis enfin mis sur la croix, nos « héros » vont subir toutes sortes de supplices ce qui sert à mettre en exergue la volonté de l'auteur de nous montrer une facette horrible de la psychologie humaine. Beaucoup de démonstrations imagées vont se joindre à ce chant lexical de la torture. Comme par exemple le chef de cette insurrection : un homme orné d'un chapeau rappelant grandement le Ku Klux Klan . Ou de riches milliardaires, prenant la fuite à bord d'une fusée, laissant les autres mourir sans une once de regret.
Malheureusement, malgré une volonté manifeste de vouloir emprunter des faits marquant très représentatifs de notre passé, Renima reste somme toute particulièrement mal fini. Premièrement, tout semble naïf, et assez peu logique. Le peuple semble idiot et dépourvu de quelconque réflexion. Une parabole assez facile, mais pourtant pas assez démonstrative pour qu'on puisse appuyer cette logique. Tous sont une meute de chiens enragés, aucune opposition, aucun discours, juste de la violence? Pas assez pour justifier les actes prêtés aux détracteurs de cette jeune fille. De plus l'héroïne, Remina, n'arrive pas à provoquer une quelconque empathie, elle est cruche, inconsistante et ne parle quasiment pas. Son sort nous intéresse guère...Ce qui est un doux euphemisme sachant que c'est le personnage principal de l'oeuvre.
Pour rajouter un autre point négatif, le dessin est loin d'être parfait. Profondément marqué par une inspiration "Tezukienne", ne serait ce que par le monde, mi-moderne mi-futuriste, le dessin manque surtout de détail. Tout est très simpliste, et le trait du dessinateur est assez grotesque, manquant cruellement de finesse. Les séquences sont mal découpées, et l'ensemble est très fouilli.

La conclusion de

Difficile de porter un avis définitif sur cette oeuvre tant elle peut être sujette à controverse. L'histoire est un subverfuge servant en réalité à dépeindre la race humaine dans toute sa splendeur. Les différentes thématiques liées à la souffrance, et aux aspect qu'elle peut prendre, restent globalement bien pensées, mais utilisées tellement naïvement que l'on ne peut que se dire que cette oeuvre manque cruellement de profondeur. Alors évidement on peu arguer que ce flot de gore est juste au service de l'épouvante, néanmoins ce n'est pas encore qu'une planète avec une langue peut se targuer d'être le summum de la peur. Un manga qui partagera beaucoup les avis, le mien étant que cette oeuvre part d'une bonne initiative mais que tout est grossièrement présenté.

Que faut-il en retenir ?

  • Remina (la fille) avec une robe en lambeau...
  • Très jolie édition

Que faut-il oublier ?

  • Histoire
  • Dessin
  • Un peu niais dans le traitement de l'histoire

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