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Critique du Film : The Roost
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Critique du Film : The Roost

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 28 janvier 2008 à 1446

Partie de cache-cache avec des chauves-souris

Dans The Roost, on est de suite mis au parfum. En prenant l’option de nous présenter son film comme un nanar télévisuel de fin de nuit – par l’intermédiaire d’une Elvira version masculine (Tom Noonan quand même !) cadrée en noir et blanc dans un décor de crypte résolument cheap -, le cinéaste Ti West assure ses arrières, comme s’ils nous prévenait : « bon, les gars, j’ai 50 000 dollars, j’ai un fait un petit film d’horreur c’est vrai, mais bon, ne vous attendez quand même pas à des miracles ».


En fait, cette façon d’étiqueter avec humour son film va se révéler être la seule bonne idée de ce navet qui pèche cruellement par un manque total d’originalité. Le scénario raconte de manière très conventionnelle les mésaventures d’un quatuor d’amis qui, suite à un accident de voiture, se retrouve aux prises avec une bande de chauve-souris enragées qui transforment leurs victimes en zombies assoiffés de sang. Annoncé comme ça, le pitch peut apparaître comme la base de départ idéale à la conception d’un b movie bien trash ou à la limite fun et potache. Hélas, aurait-il encore fallu que Ti West ait eu la volonté de prendre quelques risques.
Evidemment, mettre une poignée de crétins, interprétés par des comédiens de troisième zone, dans des situations où ils subissent mille maux, est une initiative couramment usitée dans les films d’horreur. Encore faut-il, pour que cela fonctionne à l’écran, que leurs malheurs soient exposés avec sadisme, à grand renfort d’effet gore, de violence et de plans explicites. Dans the Roost, on ne voit hélas quasiment rien. Par manque de budget, et surtout absence de détermination, le très sage Ti West préfère traiter les meurtres par le biais d’éclipses qui finissent par se révéler frustrantes, le tout sur un rythme plombé par un montage mollasson.

Privé de cet aspect malsain et de toute nervosité narrative, The Roost se contente donc de nous montrer quelques pauvres types assiégés par des chauves-souris dans une gigantesque grange aux multiples entrées et niveaux. Les protagonistes enchainent alors un véritable récital de réactions stupides si on les compare à la faible sensation de menace dégagée par la présence des chauves-souris. Complètement débiles, au lieu de courir vers une voiture de police située non loin (à aucun moment, cela ne nous paraît infaisable), ils perdent leur temps à errer à droite et à gauche à l’intérieur d’une grange infestée de ces sales bêtes. Et ils finissent bien entendu par se faire mordre…
Heureusement, il y a quand quelques détails qui sauvent le film du pilori. Tout d’abord, la photographie qui mélange prise en DV et en Super 16. Assez soignée par son aspect volontairement granuleux, elle nous renvoie directement aux films d’horreur des années 70 et assure au film un cachet esthétique intéressant – elle représente d’ailleurs le seul élément glauque du métrage. Ensuite, la musique de Jeff Grace, très efficace, grinçante et parfois horripilante et qui colle parfaitement aux images lorsqu’ apparaissent les très rares plans horrifiques (on pense à ce moment là à Evil Dead). Et enfin, un bon point pour les maquillages. Il n’y en a pas des masses mais ils sont très réussis (surtout le shérif) et bien dégueulasses.

La conclusion de

The Roost est un mélange assez indigeste des Oiseaux d’Hitchcock et de La Nuit des Morts-Vivants de George Romero. En fait, Ti West n’est pas à proprement parlé un mauvais réalisateur, mais il est assurément piètre scénariste et monteur. Le film manque de rythme et de surtout de tripes car l’aspect horrifique est gommé par une myriade d’ellipses qui permettent au cinéaste d’éviter de prendre des risques dans des scènes explicites. Si l’on est indulgent, l’on peut mettre toutes ces carences sur le dos d’un budget riquiqui, mais personnellement, j’ai visionné des films encore plus fauchés et pourtant bien plus efficaces

Que faut-il en retenir ?

  • Une photographie appliquée
  • Une bande son efficace
  • Quelques bons maquillages

Que faut-il oublier ?

  • Scénario convenu et bourré d’incohérences
  • Comédiens assez mauvais
  • Peu d’effets spéciaux, pas assez démonstratif
  • Rythme mou, absence de suspense

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