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Critique du Film : La malédiction des profondeurs
La malédiction des profondeurs >

Critique du Film : La malédiction des profondeurs

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 12 janvier 2008 à 0206

Brian Yuzna sauvé des eaux ? Peut-être…

Le village espagnol de Marienbad est noyé sous les eaux lors de la construction d’un barrage. Quarante ans plus tard, alors que le maire responsable de l’opération vient de décéder, sa petite-fille est sujette à de nombreux cauchemars récurrents qui l’avertissent de l’imminence d’un horrible évènement. Hors, un soir, un jeune homme disparaît dans les eaux du lac sous les yeux de ses amies…
La malédiction des profondeurs est le dernier film de Brian Yuzna pour le compte de la Fantastic Factory, l’ultime film espagnol de sa filmographie. Après la déception de Rottweiler, film sans âme et sans tension, et le soulagement d’un bon Beyond Re-animator, j’attendais beaucoup de ce métrage, qui présentait de part son pitch un objectif nettement plus ambitieux. En fait, avec cette histoire maléfique au parfum de sordide et de pourriture, j’espérais sincèrement retrouver tous ou parties des éléments qui ont fait la gloire du réalisateur, à savoir une outrecuidante exacerbée dans le traitement, un style graphique provocateur et un humour noir décapant. Je n’ai été, hélas, que très partiellement comblé…


Le film présente pourtant de nombreux points positifs, qui le hissent ainsi bien au dessus des décevants Rottweiler et Faust. En effet, au cœur de ce décor naturel sombre et humide (le lac, le barrage suintant, le marécage, les sous-bois humides), Brian Yuzna parvient à nous offrir de belles images à l’esthétique Lovecraftienne. On retrouve en effet un peu l’atmosphère de Dagon, le film de Stuart Gordon, mais en moins bien réussi ; la faute à une narration bien glauque soudainement entrecoupée d’apparitions de minettes en maillots de bain qui mettent toute l’ambiance en l’air. Malgré ce défaut (surement destiné à séduire la jeunesse masculine adolescente), l’ensemble est de bonne facture, d’autant plus que quelques séquences sous-marines filmées dans des ruines englouties rajoutent un indéniable cachet fantasmagorique (même si parfois l’insert de maquettes est un peu trop voyant).
Dans son choix de traitement, Brian Yuzna, sans retrouver totalement son légendaire sens de la provocation, nous offre quelques scènes pas piquées des vers, et ça c’est une autre bonne nouvelle. Par exemple, la séquence finale, gigantesque partouze ou bonnes sœurs et hommes politiques se vautrent dans le stupre et la chantilly est très surprenante car très soudaine et elle ne manque pas de frapper l’imagination - malgré une relative sobriété dans les angles de prive de vue (ahhh, censure, quand tu nous tiens !). Une scène orgiaque qui rappellera aux cinéphiles la grande époque de Society.

Dernier point positif, on a aussi le plaisir de voir dans ce film d’excellents (mais bien trop rares) effets gores réalisés à base de latex et de sang artificiel. Un choix judicieux d’ailleurs, car il faut bien dire que les quelques effets numériques qui parsèment le film sont complètement foireux.
Le problème de La Malédiction des Profondeurs vient essentiellement de son scénario. En effet, on s’aperçoit rapidement que Brian Yuzna ne sait pas où il va. En termes de marine, l’on pourrait dire qu’il navigue à vue, mais dans une épaisse nappe de brouillard. Il part dans tous les sens, entame des intrigues, introduit des personnages et des monstres, puis laisse tomber le tout sans aboutissement ou bâcle un dénouement crétin (comme la blonde au nichons siliconés qui couche avec son copain zombie, rigolo surement, mais avouons-le ; très con). Parallèlement à ça, il fait preuve d’une totale absence d’esprit logique lorsqu’il introduit des situations importantes. La plus flagrante est la contamination par cette espèce de mazout maudit. On ne nous apprend rien ; qu’est-ce qu’il fait là, quel est son lien exact avec le prêtre maléfique Mordecai Salas ? Même situation d’inexpliqué à la fin, lorsque le prêtre décide d’embarquer la petite-fille Borgia sous les eaux. Euhh, mais pourquoi donc, monsieur Yuzna ? Franchement, je n’ai pas lu le roman de Matthew Costello dont le scénario est inspiré, mais je doute que son récit soit aussi fumeux.

Autre soucis ; Brian Yuzna a toujours eu des problèmes avec la direction d’acteur, et c’est encore le cas pour ce film. Si les comédiens ne sont pas mauvais (enfin, la plupart du temps), si on peut même affirmer que Raquel Meroño, déjà très humide dans Dagon, est décidemment à l’aise dans l’univers Lovecraftien, il est aisé de s’apercevoir que la mise en scène manque de personnalité. En fait, comme Lucio Fulci, Brian Yuzna pose ses acteurs et les laisse se débrouiller. Ce qu’ils font la plupart du temps, en se référant à des classiques, comme Patrick Gordon qui interprète Mordicai Salas en calquant son jeu sur le Tall Man des Phantams. Mais il est difficile, dans ces conditions, d’obtenir des résultats remarquables, suf si on a les moyens de se payer Dustin Hoffman ou Marlon Brando

La conclusion de

En parlant de La Malédiction des Profondeurs, je serai tenté de dire : ouf ! Oui, ouf, car Rottweiler m’avait vraiment fait craindre le pire pour la future carrière de son auteur. Finalement, ce film ne restera pas dans les mémoires, est très loin d’être un bon Brian Yuzna, mais il prouve que le cinéaste-producteur est sur la voie de la rédemption. Le film est bourré de défauts, d’incohérences mais il présente aussi d’indéniables qualités, à commencer par des effets gores bien crades et un final hystérique assez jouissif.

Que faut-il en retenir ?

  • Quelques bonnes séquences
  • Une atmosphère Lovecraftienne assez bien rendue
  • De bons effets gore

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario vraiment chaotique
  • Des incohérences, des raccourcis faciles, des dénouements crétins
  • Une direction d’acteur approximative

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