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Critique du Film : Les Guerriers d'Odin
Les Guerriers d'Odin >

Critique du Film : Les Guerriers d'Odin

Avis critique rédigé par Nicolas L. le dimanche 9 septembre 2007 à 1743

Walkyries aux dents longues

Berserker compte l'histoire de deux frangins qui luttent jusqu'à la mort pour s'octroyer les faveurs d'une belle femme... Ok, jusque là, rien de bien étonnant tant cette dramatique est commune au sein de la littérature romanesque. Mais rassurez-vous, l'originalité, le cinéaste .Paul Matthews, il l'a niché ailleurs, en remodelant à sa manière la mythologie nordique.
En effet, si le script ne manque pas de nous rappeler un certain Highlander par de nombreux aspects (avec cette histoire d'immortels qui se mettent sur la gueule durant des siècles et ne peuvent être supprimés que par leur tête tranchée), il se révèle être nettement plus inattendu dans la récupération des icones traditionnels, culturels et religieux.


Ainsi, ce film parle de Berserkers, ces guerriers d'élite, au véridique fondement historique, qui se revêtaient de peau d'ours pour impressionner leurs ennemis. Ceci est pour la version académique. Pour le folklore, on sait que ces guerriers ont été transformés en créatures sanguinaires, dotés d’une force surhumaine, et quasi-immortels. Ils sont alors définis comme l’incarnation de la fureur d'Odin.
C’est, bien entendu, cette seconde interprétation qui est utilisée dans Berserker, film à souche mythologique. Mais ce n'est pas tout, Paul Matthews leur a trouvé une origine assez surprenante, qu’il a puisé dans les légendes vampiriques. Ainsi, dans Berserker, ces impitoyables guerriers sont des morts-vivants créés par la morsure de Walkyries, des furies vampires au service d'Odin.
L'idée, aussi sacrilège soit-elle, a le mérite d'être originale. Le film débute d'ailleurs sous les meilleurs hospices; un knörr viking, approchant d'un port inhospitalier, avec à son bord le karl Thorsson, accompagné de ses guerriers. Puis, baignés par une photographie très travaillée rappelant sans hésitation le Treizième guerrier, les braves normen débarquent à la lueur des torches, passent entre des haies de soudards hirsutes et hostiles, et se présentent devant Boar et sa cour. Et là, ça va commencer à se gâter...

Car Boar, chef de cette tribu de demi-dieux déments, est interprété par Craig Sheffer. Et cet acteur, à l'incontestable potentiel sympathie, est aussi convaincant en grand méchant que Florent Pagny en accompagnateur de feu Pavarotti. Il en fait des tonnes, et son cabotinage continuera durant tout le métrage, mais hélas cette exubérance ne fonctionnera à aucun moment.
La situation va même s'empirer quand les protagonistes font se retrouver au 21ème siècle, au cours d'une narration remplie d'incohérences et de dialogues crétins. Pour appréhender les errances d'un script abracadabrant, il suffit de voir la séquence où le héros se trouve enchainé dans un asile, dans la même tenue de viking que 1000 ans plus tôt, et qu'il revendique être à la fois tous les grands tyrans de l'histoire. Et cela continue durant tout le film, avec cette bande de barbares qui se baladent en pleine rue, en boîte de nuit et dans divers établissement, sans attirer autre chose sur eux qu’un simple regard intrigué.
La réalisation pèche aussi par trop de maniérisme. On croirait parfois assister aux essais photographiques d’un gamin enthousiaste qui vient de se faire offrir la dernière version d’Adobe Photoshop. Ces excès se produisent surtout à l’occasion de multiples flashbacks (narrant les rapports d’enfance entre Broar et Barek) et lorsque la sereine Anya se transforme en une redoutable reine vampire nommée Brunhilda. La créature, mortellement séductrice – interprétée par une Kari Wuhrer manquant un peu de venin – se voit dotée d’éclairages surexposés et d’effets de filtres assez redondants, donc chiants. C’est également le cas dés l’apparition de ses sœurs walkyries.

La deuxième partie se veut spectaculaire. Elle se déroule sous la forme d’un remake d’Highlander déguisé mettant en scène les affrontements de deux frères (répliques du Kurgan et de McLeod) qui se trouvent être, en réalité, tous deux manipulés par une belle sorcière dont le but n’est que de se libérer du joug d’Odin (loin de son image nordique, il s’agit ici plutôt d’une déité se rapprochant de Satan). Le combat final voit Barek aveuglé par son amour pour Brunhilda, décapiter un frère qui se révèle moins sauvage que l’on aurait pu le penser.

La conclusion de

Berserker, film très soigné au niveau technique, pêche par un script qui accumule - après une première demi-heure assez réussie – les incohérences et les approximations. Très prévisible, l’intrigue déroule alors son lot de combat et de flashback explicatifs bourrés d’effets photographiques assez ballots. C’est dommage car, par moment, l’histoire émane une ambiance romanesque assez judicieuse. Mais cette atmosphère propice au défoulement épique se voit régulièrement mise en pièce par les interventions d’un Craig Sheffer peu crédible en « Kurgan-like », des lignes de dialogue ridicules et des situations improbables

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation très aboutie techniquement
  • Un brassage mythologique amusant
  • Une bonne première demi-heure.

Que faut-il oublier ?

  • Script qui part progressivement en quenouille
  • Trop d’effets photographiques inutiles
  • Dialogues ridicules
  • Casting peu inspiré.

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