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Critique du Film : Planète terreur
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Critique du Film : Planète terreur

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 16 août 2007 à 1520

Quand le Z sort le grand jeu…

Planet Terror est le second volet du diptyque bis du duo Tarentino-Rodriguez, intitulé Grindhouse et hommage aux programmes « doubles features » des années 70. Sorti sous la forme d’un seul film aux Etats-Unis, il est distribué en Europe de manière différente, séparé en deux films distincts rallongés de quelques minutes pour l’occasion. Ainsi, quelque mois après Death Proof, un premier opus tièdement accueilli, voici arrivé Planet Terror, le segment de Robert Rodriguez. Expérimentations militaires, contamination industrielle, hordes de zombies, protagonistes caricaturaux, situations improbables, ce film nous invite à vivre une histoire incroyable au cœur d’un univers pulp propre à la science-fiction horrifique.


En effet, après le très bavard et assez moyen Death Proof, Robert Rodriguez décide d’être plus direct et de renouer avec ses premiers amours, ceux de Faculty et d’Une Nuit en Enfer. Un exercice il est vrai plus facile que celui de Quentin Tarentino, car nettement plus ludique, potache et surtout moderne (le cinéma bis des années 80 en place et lieu de celui des seventies). A vérifier maintenant si cette « second feature » est à même de supporter une projection séparée - une épreuve très difficilement passée par Death Proof. Et l’on pouvait raisonnablement être inquiet, au regard de la filmographie un peu bordélique de ce cinéaste manquant souvent de lucidité…
Et comme l’on avait tort ! Car Planet Terror remplit parfaitement son rôle de spectacle jouissif et décomplexé. Sur une histoire mille fois vue, le réalisateur des Spy Kids construit un film mené tambour battant, aux séquences complètement barrées et à la réalisation efficace. Le tout procure une exceptionnelle sensation de fun. Pourtant, à la base, rien de bien nouveau dans cette histoire de zombies contaminés et vindicatifs. C’est plutôt du coté de l’exploitation outrancière des situations et dans ce feu d’artifice de symboliques bis et Z qu’il faut chercher nature à satisfactions.
En fait, comme dans Death Proof, on y trouve donc les mecs barges, les bimbos, les bandes originales colorées et les jeux de caméra tordus. Mais lorsque Tarentino se penche à construire un métrage référentiel ultra-réfléchi et scolaire, presque didactique et finalement souvent ennuyeux, Robert Rodriguez, en véritable garnement du septième art qu’il est toujours resté, s’amuse comme un petit fou en exploitant au maximum tous les icônes du genre et en allant très loin sur les sentiers de la démesure et du mauvais goût. Et comme l’on sent derrière ce délire potache, sexy et gore, la mise en forme d’une véritable explosion affective envers un type de cinéma que le réalisateur apprécie vraiment, l’enthousiasme est communicatif. Auprès des comédiens (tous géniaux, de Michael Biehn à Rose McGowan) comme après des spectateurs tout d’abord médusés, puis emportés par les rouleaux de ce tsunami d’outrecuidance et de bonne humeur.
Oh, bien sur, le film ne manque pas de quelques retombées de pression, de petites longueurs. Normal, me direz-vous, car n’oublions pas que l’on est sensé regarder un film Z des années 70, des œuvres qui n’étaient pas chiches en passages dénués de tout intérêt. Mais la plupart du temps, on s’amuse beaucoup, notamment lors des très nombreuses séquences d’action très riches en effets gore et dégueu. L’effet faux nanar, avec ces redoutables conséquences péjoratives et ironiques, est finalement évité car l’on sent dans la mise en scène de Robert Rodriguez une grande sincérité et une totale absence de moquerie. Même dans les lignes de dialogues, le réalisateur arrive à trouver le juste milieu, à savoir une mise en place caricaturale, pleine de clichés, mais qui n’amène pas le film à s’enliser dans les eaux boueuses du ridicule.

La conclusion de

Planète Terreur est en quelque sorte la matérialisation des rêves de tous ces réalisateurs - imaginatifs mais désargentés - de séries Z des années 70 et 80. Tous ces créateurs de films de zombis foireux, aux budgets cheap et aux effets gore outranciers mais approximatifs, et qui n’avaient qu’un seul souhait ; pouvoir donner vie à leurs délires obsessionnels de manière plus convenable. Ce vœu, Robert Rodiguez l’a réalisé. Pendant plus d’une heure et demi, son film est un véritable festival luxueux de clichés et de délires grand guignols. Le scénario, bien entendu, tiendrait sur une boîte d’allumette, mais le film est si riche est action, en humour et en scène choc que l’amateur de cinéma bis ressortira de la salle conquis, le sourire aux lèvres.

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario riche en péripéties et en scènes d’actions
  • Réalisation efficace
  • Interprétation colorée et enthousiaste
  • Riche en effets spéciaux et en gore

Que faut-il oublier ?

  • Histoire basique
  • Quelques chutes de rythme
  • Faut VRAIMENT aimer le genre pour apprécier

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