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Critique du Film : Terreur extra-terrestre
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Critique du Film : Terreur extra-terrestre

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 14 août 2007 à 1531

Attack of Pizzaïolo From Outer Space

Bienvenue dans la cambrousse, le trou du cul de l’Amérique, celle des rednecks, du bluegrass et de la Root Beer. Bref, bienvenu au pays des ploucs mal lavés et aux dents gâtées. Dans Terreur Extra-terrestre, ceux-ci, contrairement aux malades de Délivrance, de Massacre à la Tronçonneuse ou de La Colline a des Yeux, ne sont guère dangereux, ou si peu – ils ont quand même des fusils, boivent trop et bon nombre sont victimes des affres de la consanguinité. Pour ce film, pris comme d’habitude sous l’angle déformant de la bonne société Hollywoodienne, ils sont juste très cons. Comme quoi, en ce début des années 80, il y a du mieux au pays de l’oncle Sam dans le domaine de la tolérance.
Mais quand les bouseux se calment, les nombreux prétendants au désordre ne manquent pas pour prendre le relais. Après les animaux belliqueux (ours, oiseaux, grenouilles, rats et j’en passe…), voici débarquer les extra-terrestres qui, en place et lieu de la gallinette cendrée, préfèrent chasser le bipède en short ou à chemise à carreau. Celui qui nous intéresse est très grand, possède un crâne à faire rêver d’exploits les frères Montgolfier, les dents pointues d’un type que l’on devine mesquin, un teint maladif (doit avoir des problèmes digestifs, et c’est peut-être cela qui le rend si méchant) et un survêtement Adidas de l’équipe russe des JO d’avant guerre.


Mais, bien au-delà de tout ça, c’est son équipement de parfait chasseur galactique qui m’épate le plus. Une panoplie à faire pâlir de jalousie son cousin le Predator, qui ne manque pourtant pas de s’en inspirer quelques années plus tard, mais sans atteindre ne serais-ce qu’une once de sa classe. En effet, au lieu des très banals lasers, balles explosives et autres vulgarités, le chasseur de Terreur Extra-terrestres utilise des pizza margarita taille moyenne de chez Pizza Top, chorizo en rab et poivrons en sus. Mais contrairement à celles que l’on nous livre, qui sont cuites, donc belles et bien mortes, celles utilisées pour la chasse à l’homme se doivent d’être vivantes et affamées. On s’aperçoit alors que bien manipulées et lancées avec adresse, comme sait si bien le faire notre pizzaïolo alien, elles deviennent de redoutables projectiles bouffeur de chair (eh oui ! Ne faites pas cette tête, d’où est-ce que vous croyez qu’ils viennent, les petits bouts de viande en tranche que l’on y trouve dessus ?..).
Les premiers trophées de cette saison de chasse est un Elmer Fudd, période Castor Junior, et deux chasseurs autochtones ahuris. Guère glorieux. Mais cela va s’améliorer avec le passage migratoire d’un vol de touristes. De jeunes spécimens, rieurs et bien dodus, avec son lot de femelles froufrouteuses et de males en rut. Malheureusement pour lui, deux proies vont lui échapper et trouver refuge dans un bar paumé, principal lieu de rencontre de la faune locale. Là, nous allons faire la connaissance des représentants de la communauté de ce bled perdu. Vieux, tremblotants, gagas et désabusés, mais de sacrés durs à cuire (hé ho, ils ont fait le Vietnam !..). L’un d’eux, comme David Vincent, déclare qu’il les a vu. Les autres, compatissants, lui servent à boire, accoudés au comptoir en zinc ou vautrés sur une vieille chaise branlante.

Un seul parmi eux prend le parti de croire les deux jeunes perdreaux en détresse et il décide de se rebiffer, fusil en main, dynamite en poche. David Vincent des campagnes, lui, décide de ne pas lever le petit doigt (héhé) mais de prendre la poudre d’escampette. Il faut dire que le fameux résistant, c’est Jack Palance. Et on le connaît le Jack, il en a vu d’autres. A son tableau de chasse, de sacrés morceaux comme Curd Jürgens, Jeff Chandler, Franco Silva, Orson Welles ou Pierre Mondy (bon, ok, oubliez Pierre Mondy…). Bref, que du lourd ! Mais cette fois-ci, il va tomber sur plus fort que lui, qui est pourtant un vieil habitué de la cuisine de Cinecittà, et il va succomber sous l’assaut des pizza voraces. C’est la dernière des touristes qui, dans au cours d’un superbe feu d’artifice, va renvoyer illico presto en petites particules le chasseur ET dans sa galaxie.
Adolescent, enfoui dans un des fauteuils de l’un des cinémas de ma petite ville, Terreur Extra-terrestre m’avait scotché. Presque trente ans plus tard, le même ruban adhésif a bien eu du mal à coller encore. Mais le film ne m’a pas pour autant déplu, car il conserve quelques particularités bien sympathiques. La plus évidente est bien entendu le casting, qui est un régal pour l’amateur de films bis. Voir dans un même film des légendes comme Martin Landau, Jack Palance, Cameron Mitchell, Ralph Meeker et bien sûr Kevin Peter Hall dans le rôle de l’Alien, c’est vraiment le pied ! On a même droit à une des premières apparitions cinématographiques de David Caruso – bon là, je suis d’accord, on s’en fout un peu plus.

Pour le reste, c’est très commun, voir quelconque. Le scénario, très linéaire, nous porte du point A au point B sans passion mais avec pléthore de clichés. Les effets spéciaux se résument à une simple exposition de pizza de latex mal foutues au vol plus qu’incertain (le choc a été d’autant plus rude que ma mémoire avait idéalisé ces séquences) et surtout ce n’est absolument pas gore. Par contre, grâce aux 2m20 du regretté Kevin Peter Hall, l’alien est assez impressionnant sous son maquillage (l’un des premiers travaux de Greg Cannom) et bénéficie de l’expérience de Dean Cundey, le chef op fétiche de John Carpenter. Mais bon, il n’apparaît que lors des dernières minutes.

La conclusion de

Terreur Extra-terrestre est une petite série B qui n’a qu’un seul attrait : une excellent distribution. Le reste est moyen, voire médiocre, les effets spéciaux ratés étant aggravés par une absence totale de second degré. Cet ancêtre de Predator se laisse regarder, n’est pas plus mauvais que ceux issus aujourd’hui de la masse des produits direct-to-DVD, mais il ne risque pas de rester gravé dans les mémoires.

Que faut-il en retenir ?

  • Un casting alléchant
  • Kevin Peter Hall, impressionnant
  • Photographie soignée

Que faut-il oublier ?

  • Scénario linéaire et prévisible
  • Effets spéciaux très médiocres
  • Peu d’effets chocs

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