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Critique du Film : Dead Birds
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Critique du Film : Dead Birds

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 7 août 2007 à 1457

Dans l’Ouest, même l’Enfer se monnaye…

Alors que la guerre de sécession, en cette année 1863, commence à désigner son vainqueur, les Etats du sud, comme l’Alabama – la contrée où se déroule cette histoire – découvrent les malheurs des pillages et des exactions causés par les bandes de déserteurs et les vauriens en tout genre.


Les membres du gang de William comptent parmi ces personnes peu fréquentables, et Dead Birds raconte l’histoire de leur damnation. Tout commence par un hold-up sanglant (un peu trop peut-être au regard de la relative sobriété dans laquelle va baigner la suite), au cours duquel de nombreux innocents, dont un enfant, tombent sous les balles de ces moins que rien. Leur butin accroché à la selle de leurs montures, ils filent vers une cavale qui va les conduire à leur purgatoire. Une antichambre de l’Enfer en place et lieu d’un paradis mexicain…
Bien avisé et très consciencieux, le cinéaste Alex Turner va profiter de cette chevauchée et du début de l’installation du gang dans leur « planque » pour poser la psychologie des personnages. Cette lente mise ne place lui permet de mieux pouvoir nous faire respirer l’odeur nauséabonde émanée par cet antagonisme qui règne dans un groupe divisé. Une union peu naturelle qui n’a vu le jour que grâce à l’expression d’une cupidité commune. Messes basses et apartés au parfum de conspiration sont donc à l’honneur dans cette première partie.

Le spectateur plongé dans une telle ambiance, il lui est difficile de percevoir distinctement à partir de quel moment ils passent définitivement « de l’autre coté du miroir ». Est-ce à partir de l’instant où ils rencontrent dans le champ de maïs une créature qu’ils abattent sans arrière-pensée ni analyse ou bien dés la première botte posée dans la maison maudite, ou même, pourquoi pas, dés le moment où ils pénètrent dans la banque ? Difficile à dire, et finalement peu important car le réalisateur tient effectivement plus à nous faire participer à la progressive désagrégation d’un groupe miné par la culpabilité et la suspicion qu’à nous exposer une théorie métaphysique s’étendant sur l’état de conscience des réalités.
Vers le milieu du métrage, la narration va alors basculer dans le film d’horreur fantomatique pour y chercher un climax. Les apparitions, au fur et à mesure que les personnages « épousent » leur environnement, vont augmenter en fréquence et en violence. Comme dans la Tranchée (film surfant sur la même vague thématique), les protagonistes, tout à leurs intrigues, ne réalisent pas qu’ils sont les catalyseurs de ces phénomènes, et ils plongent lentement dans la folie. Le dernier à y succomber sera William, le plus pragmatique de tous, bien cela qu’il soit le principal responsable de leur chute. Tout compte fait, assister à la mise en abîme de tous les autres (dont son jeune frère et sa petite amie) est peut-être l’élément le plus cruel de sa punition…

Il est dommage, à mon avis, qu’ Alex Turner ait cédé à ce moment là au chant des sirènes des films de fantômes japonais. En plus d’être assez mal faits (histoire de budget sûrement), ces spectres au design un peu trop marqué « made in Japan » m’ont un peu fait sortir de l’ambiance en mettant à mal toute l’imagerie « western spaghetti » qui se dégageait jusque là. L’hallucination de Todd, le gangster de couleur, dans la grange, avec une séquence d’accouchement bien graveleux, est par contre bien plus conforme à mes espérances, et nettement plus réaliste. De même que cet épouvantail humain, à l’essence véritablement démoniaque et métaphore de leur impuissance. On alterne donc les bons, avec notamment un jeu d’acteur plus que convaincant, et les mauvais moments, avec son lot de clichés à la Ring.
Mais cet aspect ne m’a pas empêché d’apprécier pleinement ce film. Une œuvre qui est certes très classique, guère innovante dans son développement mais très efficace dans son traitement. On pardonne même volontiers au script la manière précipitée qu’il fait preuve pour nous balancer les circonstances de la création de ce lieu maudit ainsi que la bonne fournée de références dont il est composé. On pense immanquablement, et à de nombreuses occasions, à La Tranchée et à La Forteresse Noire pour l’aspect horreur militaire, mais aussi à des films comme Evil Dead et autres œuvres avec leurs maisons des cauchemars.

La conclusion de

Dead Birds est une série B de qualité. Elle ne brille pas à la manière d’un feu d’artifice d’innovations narratives ou d’effets spéciaux mémorables (bien au contraire) mais elle parvient à marier plutôt bien un scénario bien écrit et une réalisation efficace. Au final, le film d’Alex Turner est divertissant, horrifique, avec même quelques petits bons moments de flippe. Une bonne surprise…

Que faut-il en retenir ?

  • Scénario guère révolutionnaire mais bien conçu
  • Réalisation efficace
  • Un décor dépaysant

Que faut-il oublier ?

  • Des effets spéciaux numériques assez moches
  • Lorgne parfois trop vers le kaidan eiga

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