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Critique du Film : Reincarnation
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Critique du Film : Reincarnation

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 5 août 2007 à 1119

L’art de la renaissance par Shimizu

Depuis 1998, avec The Ring, le Japon aime se faire peur ! Depuis cette date un nombre incalculable de films ont profité du succès du film de Hideo Nakata. Le "Kaidan" n’est pas récent, le genre existe depuis très longtemps, mais la formule, la feuille de style cinématographique tel que The ring l’a présenté est toujours appliqué à la lettre depuis que ce dernier est sorti. Dans le script de réincarnation, le réalisateur / scénariste Takashi Shimizu, apporte une petite touche d’originalité. Il n’est pas question ici d’apparition fantomatique classique, mais de 11 personnes assassinées dans un hôtel et réincarnées. Mais, je vous laisse deviner (ou voir) les conséquences si un film était tourné pour reconstituer les circonstances du massacre de cet hôtel, permettant ainsi un écho avec le passé.

Takashi Shimizu avait conçu une histoire assez adroite. Maintenant, il restait à savoir si celui-ci allait pour le coup essayer de casser la recette "Ring" pour renouveler le genre, et ainsi, réellement apporter du neuf dans ces histoires d’âmes vengeresses. Hélas, une fois encore, les clichés sont présents, même dans les situations où ils n’ont pas raison d’être. On retrouve donc les mythes folkloriques du Japon. Là c’est normal, sinon cela ne serait pas un film japonais ! Mais là où c’est regrettable, et non propres aux légendes japonaises, c’est la facilité de ces réalisateurs (en particulier Takashi Shimizu) à jouer avec lesdites apparitions. Un coup je ne vois rien, et un coup le spectre apparaît avec un fond sonore amplifié. Surtout que dans réincarnation, la plupart de ces séquences sont vraiment gratuites et ne servent pas du tout le film. Takashi Shimizu se contente d’écouler le fond de tiroir de tout ce qu’on a déjà vu et qu’il a déjà pratiqué sur sa série "Ju-on". D’accord c’est bien filmé, d’accord le réalisateur maîtrise son sujet, filme à merveille les poupées (vous comprendrez en voyant le film) mais le film finit par devenir ridicule tellement il est composé de clichés milles fois vues! Yûka, qui interprète Nagisa Sogiuri, connaissait avec ce film sa première expérience cinématographique, tout juste avait-elle participé à une émission de télé-réalité. L’actrice, bien que mignonne, manque d’expérience à l’écran. Loin d’être catastrophique, elle se contente du minimum, et on ne retiendra guère sa prestation. On ne verra en elle qu’une simple actrice qui se contente de pleurer et de hurler. À l’opposé, Kippei Shiina (Ikuo Matsumura), lors de ses scènes, m’a beaucoup amusé (lui par contre ne manque pas d’expérience). Son personnage est un réalisateur qui se prend au sérieux, et comme un grand artiste. En cela, il nous montre une satire – non méchante – du milieu cinématographique, et permet d’apporter par son personnage et son jeu un certain intérêt supplémentaire à la vision de ce film.

La conclusion de

Takashi Shimizu as-t-il était trop longtemps prisonnier de son ancienne franchise pour s’en détacher ? Il faut dire qu’après 2 téléfilms, 2 films japonais et 2 remakes de "Ju-on", le réalisateur ne doit pas être trop habitué à se réinventer (d'ailleurs, il travaille sur un troisième chapitre). Pour Réincarnation c’est vraiment dommage, car l’idée était non dénuée d’intérêt, voire plutôt alléchante ! Le réalisateur passe à côté d’un scénario qu’il a pourtant signé lui-même.

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