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Critique du Film : La Mort au large
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Critique du Film : La Mort au large

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 2 juillet 2007 à 1625

Spaghetti au requin sauce Spielberg

Un grand requin blanc terrorise les vacanciers d’une station balnéaire. Un petit groupe de personnes se mobilise pour éliminer le monstre…


Le film débute par un type en planche à voile. Durant tout le générique, il nous dévoile ses aptitudes de véliplanchiste, à grand coup de virage au vent et de numéros d’équilibriste un peu prétentieux, avant de se faire croquer par un requin que nous, spectateur, l’on ne voit pas encore. Au final, restent juste quelques bouts de planches dérivant dans le courant, percés par une multitude d’empreintes de dents..
Sur la plage, ses copains s’inquiètent et demandent l’aide de Peter Benton, un écrivain, alors que, dans le même temps, le maire organise une réception. Inutile de préciser que la nouvelle de l’incident va lui faire avaler ses canapés de travers et friser sa moustache très hardeur vintage. Tout d’abord très réfractaire à l’idée de mettre sa plage en quarantaine, il accepte néanmoins de la protéger par des filets afin de prévenir toute attaque durant la régate de planche à voile qui va avoir lieu sitôt.
On est donc en présence de l’un des premiers films pompé littéralement sur Les Dents de la Mer. Car La Mort au Large compte parmi l’un des plus prestigieux bis italien des années 80, et comme la plupart de ces « horror spaghetti » désopilants, il prend son inspiration au coeur des succès au box office du moment. Ceci étant, et même si son script est calqué presque intégralement sur celui de Steven Spielberg, au niveau de la réalisation, on ne pas dire que le travail soit mauvais. En effet, Enzo G. Castellari peut se révéler un adroit réalisateur, pour peu qu’on lui en donne les moyens, ce qui est relativement le cas ici.
Le film se laisse donc suivre sans trop grincer des dents, mais sans aucune exaltation non plus au regard de ce scénario manquant totalement d’originalité. Si l’on voit que la seule digression que prend le script de La Mort au Large par rapport à son modèle est l’introduction d’un maire plus humain qui va même participer à la partie de chasse, on se rend compte que tout ce qui émane de ce film respire un air de déjà vu - en moins bien. On se contente alors d’admirer le jeu plutôt pertinent de bons comédiens comme Vic Morrow, qui incarne un vieux loup de mer, et James Franciscus, qui cumule en quelques sortes, avec son personnage de Peter Benton les rôles de Richard Dreyfuss et Roy Scheider dans les Dents de la Mer.

Par contre, dés que l’on aborde le sujet des effets spéciaux, il y a lieu de faire la grimace. Passe encore les quelques rares émersions de la tête du squale - durant les séquences d’attaque - qui nous révèlent une sorte de baudruche à double rangée de dents. C’est pas terrible du tout mais encore admissible. Cela l’est moins lors de deux séquences moisies ou l’on en vient carrément à tutoyer le ridicule. La première est l’attaque de l’hélicoptère. Non, non, ne partez pas !.. Je vous jure que c’est vrai ! A un moment donné un requin en plastique attrape un hélicoptère en modèle réduit par l’un de ses flotteurs et le fait se crasher en mer. C’est tout pourri. On dirait mon fils lorsqu’il s’éclate avec ses jouets ! Et dire que l’on retrouve une scène équivalente dans le nanar Les Dents de la Mer 4, avec un avion cette fois-ci (piloté par Michael Caine) et dans le sympathique Lake Placid. Comme quoi, même la médiocrité peut servir d’inspiration. La deuxième est la séquence finale, durant laquelle le prédateur à arêtes avale sans mâcher (apparemment, les spécialistes des fx n’avaient pas la possibilité d’actionner efficacement la mâchoire) un mannequin sensé représenter Vic Morrow. Malheureusement pour le poisson tueur, la ceinture de plomb de sa proie étant équipée d’explosif, il va se faire une sacrée indigestion, conclue par une explosion vraiment nase filmée en plan d’ensemble - le requin factice, raide comme un piquet, se coupe lamentablement en deux et coule comme un U-Boot grenadé.

La conclusion de

Deux ans après Les Chasseurs de Monstres, Enzo G. Castellari nous ressert un plat de requins. Cette fois-ci, on quitte la friture de petites pièces, on s’attaque au plat de résistance avec un morceau de choix, une variante transalpine du Jaws de Steven Spielberg. Hélas, même si l’on ne peut nier que son arôme est tout à fait en accord avec les senteurs agréables que dégage habituellement la cuisine cinématographique italienne, il s’avère que ce poisson est nettement moins goûteux que le classique pris pour modèle. Il en ressort un plat assez brut de coffrage, apte à agréer vos soirées entre amis, à accompagner d’une Kronenbourg millésimée bien chambrée.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation plutôt correcte
  • Interprétation convaincante
  • Atmosphère fun

Que faut-il oublier ?

  • Scénario plagiat
  • Effets spéciaux pourris

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