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Critique du Film : La Bête
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Critique du Film : La Bête

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 25 juin 2007 à 1511

Promenons-nous dans les bois…

D’un coté on a un garagiste qui a perdu sa femme dans de dramatiques circonstances et qui depuis est obsédé par les Bigfoot (cherchez pas, le lien est très tiré par les cheveux), d’un autre l’on a une bande de gangsters crétins qui foirent un braquage, se plantent en bagnole et sont obligés d’embarquer dans leur cavale une brunette à forte poitrine, et enfin l’on a un pépé shérif, accompagné d’un ancien pote du Vietnam et de deux adjoints trouillards, tous lancés à la poursuite des braqueurs.
Tout ce beau monde va se retrouver dans un bois extrêmement reculé, à cinq minutes à pied d’une route nationale, sous l’oeil de la caméra épileptique de Steven R. Monroe. Ils vont devoir lutter contre une paillasse bipède de deux mètres ; un Sasquatch. Pour cela, le scénario a choisi de faire se rencontrer les différents protagonistes dans un vieux relais, pour y subir un siège de la part de la bête. Apparemment, le seul occupant des lieux, mort d’on ne sait quoi sur ses chiottes, nourrissait l’Abominable homme des bois - pour on se sait quelle raison - et la créature trouve son agressivité dans le fait qu’elle est une jeune maman, ou un jeune papa (enfin, là pour le coup je suppute un peu car rien ne sera confirmé) protégeant ses chiards.


Le canevas est donc des plus classiques ; des individus antagonistes qui alternent au gré du script phases de déchirement et de collaboration forcée, et un monstre qui les harcèle, surgissant régulièrement de nulle part pour envoyer l’un d’eux ad patres. Chacun, victime du stress, déballe donc son sac à travers des séquences d’engueulade et de psychanalyse de comptoir. A croire que la proximité de la Mort délie les langues. Tiens, puisque l’on parle de classique, il faut bien dire que la réalisation l’est beaucoup moins. En effet, le cinéaste a choisi d’opter pour une esthétique « télé réalité ». Après une ouverture filmée au caméscope des familles, qui montre des gros nez flous dans le pur style Blair Witch, il continue son cirque avec une avalanche de plans filmés caméra DV à l épaule par un cadreur ayant de gros soucis d’éthylisme. On a compris. Le cinéaste désire ardemment donner à son film une énergie que le scénario ne possède pas, et il commet les erreurs d’exagérer le manque de tenue de ses prises de vue et d’abandonner la technique du plan séquence pour un montage hyper nerveux. Finalement, en plus de donner un rythme complètement artificiel à son film (le jeu des comédiens ne suit pas du tout le rythme du montage, cela crée parfois un désagréable décalage), Steven R. Monroe le rend complètement gerbant à force de déferlantes d’images qui tangent et qui roulent devant nos yeux.

Du coté de la distribution, on retrouve à nouveau Lance Henriksen dans les griffes du yéti ricain. Très en vogue actuellement dans les séries B, l’acteur, une fois encore, libère son talent et parvient souvent à donner de l’intérêt aux séquences auquel il collabore. L’exploit est de taille vu le degré de débilité de certaines situations et lignes de dialogue. A coté de lui, on peut voir le vieux routard Tim Thomerson dans la peau d’un guide forestier, vétéran du Vietnam et dur à cuire, ainsi que la jolie Cerina Vincent, qui interprète l’otage et qui nous offre de très agréables vues plongeantes sur son vertigineux décolleté. Puis, pour finir dans ce registre, signalons la présence d’une ancienne gloire des années 80, Craig Wasson, qui est depuis retombé dans le quasi anonymat, et qui incarne ici l’improbable rôle d’un chef de gang boursicoteur et victime d’un troma d’enfance. Tous, en fait, malgré qu’ils interprètent des personnages pas crédibles pour un sou, s’en sortent avec les honneurs.

Et le Sasquatch ? Ben, en fait, on ne le voit pas des masses. Juste une énorme et obscure boule de poil qui jaillit dans le champ de temps en temps ou qui apparaît au fond du cadre, bien flou. Sur la fin, on le voit un peu mieux, au cours d’une séquence neuneu comme c’est pas possible, avec l’adjonction d’une scène mélo qui ne dépareillerait pas dans une épisode de la Petite Maison dans la Prairie. Pour ce que j’en ai vu, c’est une sorte de géant aux traits un peu indiens recouvert d’une épaisse fourrure laineuse.

La conclusion de

Les Sasquatchs sont à la mode en cette période… Voici cette fois-ci un Sasquatch faussement méchant, élevé au grain, et qui tue seulement pour protéger sa progéniture (enfin, si j’ai bien tout compris…). Pour traiter cette histoire, Steven R. Monroe a choisi la voie de la caméra qui bloblote, de la photographie flou et du montage nerveux. Il en ressort un film parfois agaçant, souvent ridicule, et assez rarement intéressant (cela arrive quand même de temps en temps grâce à la performance des comédiens). Dans le même style, je lui ai nettement préféré Abominable, plus fun et plus tonique.

Que faut-il en retenir ?

  • L’interprétation en général
  • Idée originale

Que faut-il oublier ?

  • Réalisation approximative
  • Personnages et dialogues ridicules
  • Le monstre, à peine entrevu et moche
  • Pas de gore, peu de suspens

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