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Critique du film : Black Christmas [2007], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 15 mai 2007 à 15h23

Jingle bells, jingle bells, jingle all the… arrrrrrghh !

Encore inédit de part nos contrées à l’heure où j’écris ces quelques lignes (mais une sortie DVD ne saurait tarder…), Black Christmas est le remake modernisé d’un grand classique du cinéma horrifique du même nom, sorti sur les écrans il y a une bonne trentaine d’années. Pourquoi grand classique ? Pour sa qualité de réalisation ? Pour son scénario machiavélique ? Non, non, que nenni ! En fait, ce médiocre film canadien réalisé par Bob Clark en 1974 a pour seul intérêt d’être le premier ‘’Slasher movie’’ de l’histoire, si l’on met de coté bien évidemment les gialli italiens, qui depuis le milieu des années 60 lâchent dans la nature des psychopathes de tous poils, de toutes tailles et de tous sexes (et parfois même les trois à la fois).
Pour être plus dans le vrai, on dira donc que Black Christmas est le premier Slasher américain : the first american slasher movie, yeah man !.. Ainsi, trois ans avant John Carpenter et son boogeyman légendaire, Bob Clark définissait les principes du genre : une caméra subjective, des jeunes victimes (pour la plupart féminine, les fameuses scream-queens) et un assassin machiavélique, obstiné, porté sur l’usage inhabituel d’instruments divers (alors que le couteau est l’outil létal récurrent dans le giallo) comme porteur de mort. Le pitch est désormais bien connu : Black Christmas raconte une histoire aujourd’hui mille fois vue mettant en scène quelques jolis brins de filles tombant sous les coups d’un (ou plusieurs…) tueurs au sein d’une maison isolée dans la tempête, le soir de Noël. Terriblement original, n’est-ce pas ?
On peut donc se demander avec raison ce qui a poussé le cinéaste Glen Morgan à reprendre telle quelle une pareille histoire, en sachant pertinemment que le public allait anticiper chaque évolution de l’intrigue et appréhender chaque rebondissement tout au long de cette autoroute de prévisibilités et de clichés. Difficile d'y répondre. La seule chose dont l’on est certains, c’est qu’il n’a guère cherché à modifier le scénario, sauf par petites touches, en rajoutant un ou deux détails par ci par là. Et même ces petites modifications ne sortent pas des sentiers mille fois battus.
Bref, on a un sadique qui élimine de manière violente et rituelle (y’a bien évidemment un trauma d’enfance derrière tout ça) les mignonnes qui ont l’imprudence de s’isoler derrière un portemanteau ou le sapin de Noël, et qui harcèle les survivantes en utilisant les téléphones cellulaires des victimes. Aucune surprise, aucun suspense, aucun développement psychologique des personnages. Et ce n’est pas la ‘’surprise’’ (ahahaha !) de la fin, ultra attendue, qui arrange les choses.
Reste donc la réalisation, seul élément se voulant novateur. Il est vrai que depuis 1974, des litres d’hémoglobine ont coulé des plaies de latex. Black Christmas ‘’next gen’’ se devait donc d’être plus explicite. C’est le cas. On pourrait presque classer ce film dans le registre du gore. Glen Morgan ose pousser assez loin le démonstratif, ce qui est une bonne chose. Du fou dangereux qui se cuisine des gâteaux de chair humaine à des morsures à pleine dents dans des yeux fraîchement énucléés, en passant par la bimbo fin saoule qui gerbe tripes et boyaux, la tête dans les chiottes et à quatre pattes sur le carrelage de la salle de bain, on peut dire que sa gicle et que ça coule dru. Le cinéaste s’amuse également à souiller ses ‘’héroïnes’’, à massacrer leur sex-appeal à grand coup de mandales dans des tronches déformées par la douleur ou la peur, et il évite de sombrer dans l’érotisme à deux balles (on a juste droit à l’inévitable séquence de douche). Et tout cela est plutôt réjouissant.
Du coté des personnages, comme je l’ai dit plus haut, Black Christmas respecte les codes du genre, donc les filles sont des victimes condamnées par avance, un point c’est tout.Glen Morgan s’attarde plus sur le tueur et il nous montre les raisons qui l’ont poussé à la démence à travers des flash-back très glauques. Véritable engeance de freaks, les Fenz pratiquent de manière dégueulasse les pires vilenies ; exhibitionnisme, meurtre, sadisme, inceste, rien ne les rebute. Une véritable bande de dégénérés. Il est intéressant de noter que dans les années 60-70, les psycho-killers étaient souvent issus de familles strictes et pieuses (sauf Massacre à la Tronçonneuse, mais qui est plut un reflet déformé des valeurs familiales républicaines), alors que de nos jours ils ont plutôt tendance à être les fruits du pêché et de la perversion. Où quand les cinéastes hippies laissent la place aux très conservateurs techniciens de studio… Un reversement des valeurs à méditer.
Comme quoi, chaque chose, même la plus commune, à son utilité…

La conclusion de à propos du Film : Black Christmas [2007]

Nicolas L.
40

Black Christmas est un Slasher movie tout ce qu’il y a de plus classique. Inévitablement, le récit est donc ultra-prévisible, avec son défilé de clichés et son déballage d’effets de manche qui ne fonctionnent plus depuis longtemps. Rien de très réjouissant de ce coté là. Le film évite pourtant de sombrer dans le domaine du navet car il se rattrape par une photographie soignée, tout d’abord, mais surtout par le choix délibéré d’en faire un film sanglant et choquant. L’amateur de gore sera donc assez surpris de trouver dans ce film ‘’teenager’’ de nombreuses séquences digne des séries B les plus glauques. C’est maigre mais c’est déjà ça…

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation et photographie soignée
  • Y’a pas de boudin dans les fac US
  • Bien dégueu

Que faut-il oublier ?

  • Scénario usé jusqu’à la corde
  • Encore un remake inutile
  • J’aime bien le boudin, surtout avec des pommes

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