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Critique du Film : Réanimator 2
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Critique du Film : Réanimator 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 2 mai 2007 à 1627

La Fiancée d’Herbert West

Quelques mois après les terrifiants événements qui ont secoué l’hôpital de Myskatonic, la vie a repris ses droits. Cependant, tout le monde n’a pas oublié cette horrible nuit. Parmi eux, le lieutenant de police Leslie Chapman, qui est bien décidé a tirer cette affaire au clair, notamment depuis que le zombie de sa femme habite une cellule de l’asile voisin, le docteur Graves, l’endocrinologue de l’hôpital qui cherche à découvrir le secret qui se cache dans cet étrange sérum vert, et bien entendu, le duo explosif formé par Herbert West et Daniel Cain. En effet, malgré le danger encouru, les deux scientifiques n’ont jamais cessé leurs expérimentations dans la cave de leur maison après un petit séjour en Amérique du Sud…


Cinq ans après, ils sont de retour ! Les deux scientifiques les plus barges du cinéma reviennent, et ils sont encore plus déjantés ! Continuant leurs expériences sur des corps humains, ou plutôt des bouts de cadavres rassemblés, ils envisagent maintenant de donner vie à une créature montées en kit. Une véritable relecture gore et potache de la Fiancée de Frankenstein, avec des auteurs se laissant aller à la démesure graphique et fantasmagorique. Pour ce faire, le scénario de Dennis Paoli se devait d’être encore plus fou que le premier. On a ainsi droit à un inspecteur lubrique qui finit zombifié et errant dans un cimetière, au retour du docteur Hill (ou plutôt sa tête) ramené à la vie par le docteur Graves et qui ambitionne, ni plus ni moins, de devenir le maître du monde, et un Herbert West égal à lui-même, c'est-à-dire complètement dément et doté d’un sens de l’humour très particulier.
A l’occasion de ce come-back, et malgré la teneur très gore du premier volet, les auteurs ont décidé d’aller encore plus loin de le registre du morbide. Stuart Gordon et Everett Burrell absents, c’est Brian Yuzna et le K.N.B. Fx qui prennent volontiers le relais. Et on connaît le goût de Yuzna pour les créatures bizarres et malsaines (il suffit de se rappeler Society). Aussi, ce Re-animator 2 lorgne encore plus du coté du baroque et du dégueulasse ; têtes chauve-souris, assemblages cthuliens et visqueux, vieillards dégoulinants ou pustuleux, greffes écoeurantes, attouchements contre-nature… Une véritable galerie de monstruosités, dont certaines très impressionnantes, bien au-delà des ‘’simples’’ zombis du premier opus. Avec un humour noir toujours aussi présent, bien entendu, histoire de faire passer la pilule.

Malheureusement, en dehors de cette (excellente) surenchère dans le domaine de l’horreur, on s’aperçoit que le film perd un peu en fluidité au fur et à mesure de son déroulement. Le montage, un peut trop décousu, ajouté (il faut bien l’admettre) à quelques incrustations visuelles un peu ratées et quelques raccords poussifs, mettent à mal la narration. Bien sur, l’atmosphère reste délirante, délicieusement potache, mais l’on sent pertinemment que l’ensemble est moins maîtrisé que dans le premier épisode. La plus grosse carence se situe dans l’équilibre entre la dose de comique et d’horreur, avec un aspect freaks show à la limite du burlesque, et du ridicule parfois.
Malgré tout, on s’amuse beaucoup à la vision de cette fiesta grand-guignol. Et les acteurs aussi, si l’on se fie à leur enthousiasme. Comme d’habitude, Jeffrey Combs est génial. On dirait qu’il est né pour incarner ce personnage imprévisible, hautain, fourbe et finalement très puéril (il s’amuse à créer les créatures les plus loufoques possibles, du chien avec un avant-bras à l’araignée à doigts) qu'est Herbert West. A coté de lui, Bruce Abbott reprend le rôle de Dan Cain, le chirurgien au grand cœur qui ne cède aux arguments de West que dans une optique humaniste ou affective. Quand au mégalomaniaque docteur Hill, on retrouve à niveau David Gale et son rictus démoniaque. Seule Barbara Crampton n’est plus là, la belle est remplacée par une autre dulcinée du docteur Cain, Francesca Danelli, interprété par Fiabana Udenio, une actrice un peu moins pétillante.

La conclusion de

Bien que Re-animator soit nettement moins jubilatoire et réussi que le premier opus, véritable chef d’œuvre du genre, il n’en est pas moins une bonne séquelle et un bon film. beaucoup plus graphique que le film de Stuart Gordon, l’œuvre de Brian Yuzna se perd parfois un peu dans sa démesure et se retrouve victime de ses ambitions, notamment à l’occasion de quelques détails techniques et un manque de tenue dans le rythme. Mais le cinéaste le plus barge d’Hollywood a plus d’un atout dans sa manche, à savoir cet inimitable sens de l’humour noir, ce comédien génial qu’est Jeffrey Combs et ses vieux potes du K.N.B. (sans oublier, bien sûr, l’envoûtante musique de Richard Band).

Que faut-il en retenir ?

  • Encore plus déjanté que le premier
  • Jeffrey Combs en super forme
  • Des maquillages originaux et réussis
  • Beaucoup d’humour
  • Très gore

Que faut-il oublier ?

  • Quelques défauts techniques
  • Parfois trop burlesque

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